10/11/2014

Le P. Henri Boulab s.j. ne sous estime pas la place de la Taqiyya dans l'Islam.(mentir)

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L’Islam tue 2 de nos soldats

Portons tous le coquelicot le 11 novembre.

 

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L'adjudant Patrice Vincent et le caporal Nathan Cirillo. Nos médias ont écrit qu'ils furent les victimes de deux loups solitaires. Ils osent dire que les terroristes étaient des gens troublés que cela n'avait rien à voir avec l'Islam. Faux. Mais de qui se moque-t-on? Ce sont des islamistes.

                                                                                         

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Le Père Henri Boulab s.j.

Nous pouvons tous affirmer que l’Islamisme, c’est l’Islam. Le Père Boulab (jésuite comme le pape François) répond aux 120 érudits musulmans qui ont écrit à Abu Bakr Al-Baghdadi, une lettre de 22 pages l’accusant de salir l’Islam.

 

Charles Éd. Durand

Le Père Henri Boulad a bien voulu étudier cette lettre accusatoire (dont l’effet, nous le voyons chaque jour, est nul), et y apporter une première réponse qu’il nous a proposé de publier sur Dreuz info.»

La voici:

«Il y a quelques années, le grand juriste Égyptien Saïd el-Achmaoui publiait son fameux livre Al Islam al-siyâssi (L’Islam politique) traduit en français sous le titre de L’Islamisme contre l’islamhttp://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=drzzfr-21&l=as2&o=8&a=2707118842*. Dans cet ouvrage, Achmaoui cherche à montrer que l’islamisme est une déviation, une perversion du véritable Islam, dont l’orientation est uniquement spirituelle et religieuse.

L’islamisme, c’est l’islam

Je prendrai ici le contre-pied de la position de Achmaoui en affirmant que L’ISLAMISME, C’EST L’ISLAM. Cette affirmation n’a rien d’arbitraire ou de fantaisiste. Elle ne relève pas d’un parti pris ou d’une provocation, ni d’une prise de position fanatique ou intolérante, ni d’une approche volontairement négative ou réductrice.

Je pense au contraire que cette affirmation est parfaitement cohérente avec l’histoire et la géographie, avec le Coran et la Sunna, avec la vie de Mohammad et l’évolution de l’Islam, avec ce que l’Islam dit de lui-même.

Je refuse la position de ceux – musulmans ou chrétiens – qui se voilent la face, jouent à la politique de l’autruche, tournent autour du pot, refusent de voir la réalité en toute objectivité, ou prennent leurs désirs pour des réalités, au nom du dialogue et de la tolérance.

On dira que le problème de l’Islam est plus complexe, que ma position est simpliste, simplificatrice et tend à l’ « amalgame », comme on dit aujourd’hui.

Je suis tout à fait conscient de la variété des Islams. J’ai même fait des conférences sur « Les six Islams » où je déploie l’éventail des différentes tendances, depuis l’Islam ouvert, libéral, modéré et laïcisant, jusqu’à l’Islam le plus radical, en passant par le soufisme, l’Islam des confréries et l’Islam populaire.

Je suis parfaitement au courant de toute la tendance actuelle de l’Islam laïc et laïcisant, moderne et modernisant. Je pense malgré tout que ce courant n’est guère représentatif de l’Islam officiel, de l’Islam orthodoxe et classique, de l’Islam sunnite tel qu’il s’est toujours manifesté, tel qu’il s’est toujours voulu, tel qu’il se veut encore aujourd’hui.

D’où le rejet par l’Islam officiel de tous les penseurs et intellectuels qui, cherchant à réinterpréter l’Islam à la lumière de la modernité, se font taxer d’hérétiques, d’apostats ou de déviationnistes.

 

L’islamisme n’est ni une caricature, ni une contrefaçon, ni une hérésie, ni un phénomène marginal et aberrant par rapport à l’Islam classique orthodoxe sunnite.

L’islamisme, c’est l’Islam à découvert, sans masque et sans fard.

Je pense au contraire que l’islamisme, c’est l’Islam à découvert, l’Islam sans masque et sans fard, l’Islam parfaitement conséquent et fidèle à lui-même, un Islam qui a le courage et la lucidité d’aller jusqu’au bout de lui-même, jusqu’à ses dernières implications.

L’islamisme, c’est l’islam dans toute sa logique, dans toute sa rigueur.

 

L’islamisme est présent dans l’Islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine.

 

Mais, qu’est-ce que l’islamisme ?

L’islamisme, c’est l’Islam politique, porteur d’un projet et d’un modèle de société visant à l’établissement d’un État théocratique fondé sur la charia, seule loi légitime – parce que divine – telle que révélée et consignée dans le Coran et la Sunna, une loi qui a réponse à tout.

Il s’agit là d’un projet global et globalisant, total, totalisant, totalitaire.

CAR L’ISLAM EST UN TOUT : une foi et un culte, un horizon et une morale, un mode de vie et une vision du monde. Intransigeant, il offre le salut ou la perdition.

L’Islam est La vérité qui ne supporte pas le doute et ses adeptes forment « la meilleure des communautés » :

 

(ND C Éd.D: L’Oummat  أمّة  communauté des musulmans, synonyme de ummat islamiyya = la nation musulmane).

L’Islam se veut à la fois religion, état et société, une religion et un État.

L’Islam se veut À LA FOIS RELIGION, ETAT ET SOCIETE, « dîn wa dawla » (« une religion et un État »). Et c’est ainsi qu’il a été tel depuis ses plus lointaines origines.

 

L’Hégire, qui marque le passage de la Mecque à Médine et le début de l’ère musulmane, signifie que l’Islam cesse d’être une simple religion pour devenir État politique et société. L’Hégire est le moment où Mohammad cesse d’être un simple chef religieux pour devenir chef d’État et leader politique.

Religion et politique seront désormais indissolublement liés.

« L’Islam est politique ou n’est rien» (Khomeiny).

La « soumission » à Allah – qui est le sens même du mot « islam » – est aussi bien exigée du croyant que de l’État. Le pouvoir politique se voue donc entièrement à une mission religieuse. C’est l’annexion de la politique par la religion.

L’idée d’un Islam laïc – et démocratique – est en soi une hérésie.

Ce qui frappe dans l’Islam, c’est son EXTRAORDINAIRE COHÉSION. Car dans l’Islam se mêlent indissolublement, inextricablement le sacré et le profane, le spirituel et le temporel, le religieux et le civil, le public et le privé. L’Islam couvre et embrasse tous les aspects de la vie et de la société. (ND C Ed.D : Une camisole de force) C’est en ce sens que je disais plus haut que l’Islam est global et globalisant, total, totalisant et totalitaire. L’idée d’un Islam laïc – et démocratique – est en soi une hérésie. Il contredit l’essence même de l’Islam.

 

L’ISLAM EST UN CREUSET FUSIONNEL INTENSE qui engendre un tissu social fortement structuré et donne à une société consistance, cohésion et continuité. D’où son extraordinaire capacité d’intégration. L’Islam a toujours été intégrateur, jamais intégré ; toujours assimilateur, jamais assimilé. Une seule exception : l’Espagne… En fait, ce recul n’a été possible que par les moyens que nous connaissons.

Autres atouts de l’Islam : SA GRANDE SIMPLICITE. Simplicité de son dogme, de sa morale, de ses principes. SA SOUPLESSE, son élasticité, sa capacité quasi infinie d’adaptation, à partir d’un noyau dur, solide, irréductible.

C’est cette souplesse de l’Islam qui explique en partie sa foudroyante expansion tant en Afrique (subsaharienne 35 %) qu’en Asie. Ce dernier continent, dans lequel le christianisme a pénétré six siècles avant l’Islam, ne compte que 12 % de chrétiens (mais en expansion avec la Chine aujourd’hui), alors qu’on évalue à près de 33 % le nombre de musulmans (Estimation 2009 du Pew Research Center).

 

Un dernier point : LE JIHAD

Les textes sont clairs : il s’agit bel et bien d’un combat par l’épée.

 

Le jihad n’est pas un aspect marginal, un accessoire de l’Islam. Il constitue une des principales obligations du croyant. On a voulu interpréter ce terme de façon réductrice, comme si le jihad n’était qu’un combat spirituel et intérieur, un combat contre les passions et les instincts. Non, les textes sont clairs : il s’agit bel et bien d’un combat par l’épée et ce n’est pas un hasard si l’Arabie Saoudite et tel ou tel groupe islamiste représente un glaive sur son écusson(voir Coran : 2.216-217 ; 3.157-158 ; 3.169 ; 8.17 ; 8.39 ; 8.41 ; 8.67 ; 8.69 ; 9.5 ; 9.29 ; 9.41 ; 9.111 ; 9.123 ; 47.35 ; 59.8).

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Il y a dans l’Islam l’idée de force, de puissance. L’Islam est la religion de la force. Il s’impose souvent par la force et ne cède en général qu’à la force. C’est un fait : historiquement l’Islam s’est souvent étendu par la contrainte et la violence. Il n’est que de consulter les ouvrages de Bat-Ye’or pour s’en convaincre. D’ailleurs, l’Islam ne divise-t-il pas le monde en deux : « la demeure de l’Islam et celle de la guerre», « Dar al-Islâm wa dâr al-harb » ?

 

L’Islam a pour ambition et pour prétention de convertir l’humanité entière. Il est par essence planétaire, universel, à l’instar du christianisme. C’est la prétention de ces deux religions à l’universalité qui explique leur incompatibilité et leur rejet réciproques. Pour le musulman, il n’y a qu’une seule vraie religion, l’Islam: «Inna-dîn ‘ind-Allah al-Islâm» La religion d’Allah c’est l’Islam»).

Le musulman a en lui la certitude d’avoir raison, de posséder la vérité. Cette conviction a pour conséquence la froide détermination d’aboutir, de réussir un jour à conquérir le monde, envers et contre tout. Rien ne l’arrêtera.

Car l’Islam compte avec le temps. Il a le temps, il a tout le temps, il a toute l’éternité. Il y a dans l’Islam la patience infinie du bédouin suivant sa caravane.

© Henri Boulad, s.j pour Dreuz.info.

Tanail (Liban), 10 avril 1996, mise à jour 6 nov 2014.

Merci à M. Jean-Patrick Grumberg de DREUZ                      

Photos: coquelicot; soldats : Patrice Vincent et Nathan Cirillo; P.Henri Boulab s.j.; l’Étendard de LIIL.

Source: Dreuz info; http://www.dreuz.info/2014/11

tags: coquelicot, 11 novembre, Jour du souvenir, Patrice Vincent et Nathan Cirillo, terroristes, P.Henri Boulab s.j. Abu Bakr al Baghdadi, Taqiyya, 120 érudits, lettre, Jean Patrick Grumberg, Dreuz, autruche, Islamisme = Islam, État théocratique, global, total, religion = État, l'Hégire, Mohammad, soumission=Islam, Jihad, combat par l'épée, force, domination.

 

04/11/2014

Raymond Gravel, prêtre et grand humaniste du catholicisme au protestantisme.

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Texte de M. Paul-André Deschesnes, théologien, sur le prêtre adulé des progressistes, des athées et de la gauche au Québec. M. Raymond Gravel était incardiné dans le diocèse de Joliette et était un ami personnel de l'Évêque du lieu. Il est décédé le 11 août 2014. N.B.: Ce jour nous célèbrons la Saint Charles (Boromée).

Charles Ed.

Au Québec, cet événement a pris l'allure d'un véritable tremblement de terre. La télévision a interrompu sa programmation régulière pour annoncer la terrible nouvelle et diffuser ensuite des émissions spéciales durant une semaine. Les drapeaux ont été mis en berne pendant que les hommages fusaient de toutes parts.

Le 15 août 2014, de grandioses funérailles religieuses ont été célébrées par l'évêque du diocèse de Joliette,  un ami personnel du défunt prêtre. Remplie au maximum de sa capacité par de nombreux prêtres et laïcs, par une importante brochette d'hommes et de femmes du monde politique, médiatique et artistique, la cathédrale de Joliette a vécu un moment historique. On a même dû installer à l'extérieur des écrans géants. Du jamais vu !

Mais pourquoi ce prêtre, théologien, spécialiste des Écritures saintes, conférencier, aumônier, politicien, animateur spirituel, chroniqueur dans plusieurs journaux, prédicateur de retraites, invité spécial dans de nombreuses paroisses du Québec et vedette de la télévision depuis plusieurs années, a-t-il suscité un tel tsunami de popularité ?

 

                         RAYMOND GRAVEL, L'HUMANISTE

 

L'abbé Gravel a été un homme d'une bonté immense, simple, humble, compatissant, toujours prêt à rendre service, défendant le faible et l'opprimé, accompagnant les mourants, se rangeant toujours du côté des pauvres, des démunis et des exclus de notre société. Il était un champion des droits individuels, de la justice sociale, de la liberté de conscience, de la compassion, de la tolérance, du progressisme, du modernisme et de l'ouverture. Il détestait au plus haut point la loi et l'ordre, le dogmatisme, la morale culpabilisante, les carcans et les obligations. Il s'autoproclamait très délinquant. Il a toujours refusé de juger quoi que ce soit ; même dans  les pires scénarios comme l'affaire Turcotte, ce cardiologue qui avait tué ses deux enfants, Raymond Gravel était là pour prendre la défense de cet assassin pendant que la population criait vengeance.

Mais, pourquoi ce simple curé de paroisse était-il devenu en l'espace de deux décennies une des figures les plus connues du Québec, extrêmement populaire, aimée et adulée partout ? Pourquoi tous les médias se l'arrachaient-ils ?  Pourquoi les réseaux de télévisions, les journaux et les magazines lui déroulaient-ils le tapis rouge ?

Nous connaissons tous de nombreux prêtres au Québec qui sont de grands humanistes profondément engagés dans notre société, qui vivent sur le terrain les mêmes valeurs sociales que celles vécues et promues par l'abbé Gravel. Mais pourquoi ces curés restent-ils dans l'ombre? Pourquoi les médias ignorent-ils ces grands humanistes? Pourquoi ne les voit-on jamais à la télévision?

 

               RAYMOND GRAVEL, LE THÉOLOGIEN REBELLE.

 

Dans un entretien téléphonique d'une heure avec l'abbé Gravel, il y a quelques années, celui-ci m'a informé qu'il s'était donné pour MISSION de changer en profondeur l'Église catholique romaine. "Je veux, a-t-il dit, brasser la cage et faire évoluer le Vatican tout en restant à l'intérieur de l'Église, en dénonçant sur la place publique toutes les énormités véhiculées par cette institution moribonde et moyenâgeuse et en exigeant les réformes qui s'imposent ." (Fin de la citation) L'immense popularité de Raymond Gravel se situe à ce niveau. Il était devenu le porte-parole officiel d'une partie des prêtres, évêques, théologiens et laïcs québécois qui ne supportent plus le Magistère et la saine doctrine enseignée par les derniers Papes (Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI).

Tout le Québec  l'applaudissait : enfin, voilà un prêtre à la mode du temps présent qui n'a pas froid aux yeux et n'a pas peur de tout remettre en question en nous présentant une théologie jovialiste qui contredit l'enseignement officiel de l'Église. Voilà pourquoi l'abbé Gravel est devenu en peu de temps aussi populaire auprès des croyants, des pratiquants, des agnostiques et même des militants athées. Voilà pourquoi les médias le présentaient comme un héros qui osait affronter Rome et dicter au Pape la marche à suivre.

L'abbé Raymond Gravel enseignait souvent en toute impunité des hérésies et de fausses doctrines. Il remettait en question certains dogmes (Infaillibilité du Pape, Immaculée Conception, Virginité de Marie, Chasteté de Joseph, Assomption, Ascension du Christ, Conception virginale de Jésus par l'opération du St-Esprit, etc.). Il considérait qu'une très importante partie de la Bible est constituée de mythes, légendes et histoires peu crédibles. Il avait une conception un peu biaisée et tordue de la Présence réelle du Christ dans l'eucharistie et du péché originel. Il enseignait que l'homosexualité doit être considérée sur le même pied d'égalité que l'hétérosexualité. L'abbé Gravel présidait la messe un dimanche par mois dans une église catholique en plein cœur du Village gai à Montréal. Il n'avait pas peur de faire partie du défilé annuel de la fierté gaie dans la Métropole. Il voulait être le premier prêtre au Québec à célébrer un mariage gai reconnu officiellement par l'Église catholique. Raymond Gravel défendait le divorce, la contraception, le libre choix des femmes d'avorter, le concubinage  et l'euthanasie. (Quelques semaines avant sa mort, il déclarait à l'animateur de l'émission religieuse «Second Regard» à Radio-Canada "qu'il appuyait la loi légalisant l'euthanasie au Québec votée au printemps dernier, car la souffrance n'a AUCUN sens et Dieu ne veut surtout pas ça"). Il faisait la promotion du mariage des prêtres et du sacerdoce pour les femmes. Pour lui tout le monde ira directement au ciel et il n'y aura ni jugement particulier, ni jugement général, car Dieu ne juge jamais. Il remettait également en question l'existence du purgatoire et de l'enfer.

Dans le journal «Le Devoir» du 12 août 2014, on parlait de Raymond Gravel comme «d'un homme de foi iconoclaste et peu orthodoxe qui a su moderniser les messages bibliques avec son franc-parler et adapter ces textes archaïques aux nouvelles réalités contemporaines».

 

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Dans le journal «Le Nouvelliste» du 14 août 2014, un populaire prédicateur, l'abbé Gérard Marier, résumait sa pensée en parlant de la théologie de Raymond Gravel : "il a été une véritable SENTINELLE, car il n'avait pas peur de poser les vraies questions à une Église dont le discours est souvent d'un autre âge".

La théologie de Raymond Gravel qui voulait tout revoir et corriger ne tient absolument pas la route au niveau de la morale, des dogmes et de la doctrine. Toutes ses interprétations scripturaires dites très audacieuses pour plaire au monde moderne ne sont pas catholiques, mais font bien l'affaire de nombreux prêtres modernistes et d'une majorité de catholiques pratiquants qui ont été fortement contaminés par cette théologie très jovialiste qui enchante le bon peuple et qui sème le doute et la confusion.

Dans le «Journal de Montréal» du 16 août 2014, la co-chef et députée de Québec-Solidaire, un parti séparatiste d'extrême gauche d'allégeance marxiste-léniniste, Mme Françoise David, déclarait : "L'abbé Gravel, c'est quelqu'un qui se tenait debout devant l'Église catholique, une institution archaïque sur beaucoup de questions. Il y restait et courageusement, il voulait la transformer". Aux élections provinciales d'avril 2014, l'abbé Gravel a avoué publiquement avoir voté pour Québec-Solidaire.

L'abbé Gravel ne voulait pas entendre parler du nouveau Catéchisme de l'Église Catholique publié en 1992 sous Jean-Paul II. Sa théologie et son enseignement occultaient également les commandements de  Dieu et de l'Église, les péchés capitaux, la discipline ecclésiastique, les directives de Rome, les encycliques et les documents pontificaux.

Il revendiquait constamment une très grande autonomie pour les Églises locales au niveau de la liturgie, de la morale, de la discipline ecclésiastique et même de la doctrine, tout en remettant en question l'autorité du Magistère romain.

Le maître à penser de l'abbé Gravel était le théologien rebelle mondialement connu Hans Küng, toujours prêtre catholique, qui n'a plus le droit d'enseigner au nom de l'Église depuis la fin des années 1970. Les idées qui étaient véhiculées par l'abbé Gravel sont les mêmes que  celles enseignées et popularisées par les Lumières, les rationalistes protestants comme Bultmann et les modernistes français comme Loisy et Renan. La théologie de l'abbé Gravel est beaucoup plus protestante que catholique.

 

               RAYMOND GRAVEL, LA VEDETTE MÉDIATIQUE

 

Tous nos médias et plusieurs paroisses du Québec ont donné à ce prêtre rebelle de très larges espaces d'expression pour qu'il répande à profusion sa théologie dite d'avant garde. On le présentait comme un prêtre prophétique, un révolutionnaire et un libre penseur. Dans le journal «La Presse» du 12 août 2014, le populaire chroniqueur athée Patrick Lagacé saluait l'abbé Gravel comme «Le seul soldat de l'Église québécoise capable de remettre en question PUBLIQUEMENT le dogme hyper conservateur édicté par la hiérarchie ultraconservatrice de Rome» (sic). Le chroniqueur de «La Presse» nous informait également qu'il avait reçu des courriels de l'abbé Gravel où celui-ci ne se gênait pas pour parler des obscurantistes du Vatican tout en contredisant abondamment l'enseignement et le message officiel de l'Église car il voulait, selon Patrick Lagacé, tout simplement que l'Église s'adapte et s'ajuste aux nouvelles idées à la mode de notre monde moderne. Pour Gravel, c'était la seule solution pour sauver l'Église.

 

                    RAYMOND GRAVEL, UN HÉROS NATIONAL

 

Quelques semaines avant de mourir l'abbé Gravel a accepté de livrer ses états d'âme au journaliste Paul Toutant pour le magazine «Le Bel Âge» de juillet 2014. Il en a profité pour réaffirmer encore une fois toutes ses idées, à savoir qu'il "faut adapter l'Église aux réalités contemporaines et ajuster la morale aux nouvelles valeurs", ajoutant que "le Pape Jean Paul II a fait reculer l'Église de cent ans et que Benoît XVI a toujours privilégié la droite rigide".

Raymond Gravel était continuellement au premier plan de l'actualité pour attaquer et ridiculiser l'enseignement du Magistère, car "cette doctrine ne tient plus la route aujourd'hui" comme il se plaisait à le marteler publiquement haut et fort au grand plaisir de nombreux prêtres et laïcs. Notre population athée, païenne et apostate l'applaudissait à tout rompre. Nous avions enfin un prêtre qui n'avait pas peur d'attaquer de front l'Église catholique. Et quel délice pour tous nos médias athées !

Raymond Gravel adorait les débats et la CONTROVERSE. Il rêvait de mettre Rome à genoux devant sa théologie postmoderne. Il faut rappeler ici sa courte carrière de député de gauche à Ottawa pendant à peine deux ans. Durant son mandat, il vota CONTRE tous les projets de loi pro-vie présentés au Parlement ayant pour but de reconnaître des droits pour le fœtus.

En 2011, l'abbé Gravel intentait une poursuite judiciaire d'un demi-million de dollars contre les deux mouvements pro-vie canadien et québécois (LifeSiteNews) les accusant de diffamation à son endroit. En effet, il soutenait qu'on ne pouvait pas dire qu'il était pour l'avortement. Pourtant sur la place publique, il avouait candidement être contre l'avortement, mais être en même temps pro-choix, c'est-à-dire pour le droit des femmes d'avorter en toute liberté. Quelques mois avant sa mort, il a accepté une entente à l'amiable pour mettre fin au litige.

ADDENDA :Lire le commentaire de Pierre M, sur l'histoire de la poursuite de l'abbé Gravel pour diffamation. Vous le trouverez  tout en bas à 18:38 Publié dans...commentaire. 

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Rappelons également que l'abbé Gravel s'est réjoui en 2008 quand le gouverneur général a remis la médaille de l'Ordre du Canada au pionnier des cliniques d'avortement, le docteur Henry Morgentaler, le grand champion de tous ces meurtres en série avec 100 000 assassinats à son actif.

 

                                L'UNANIMITÉ POPULAIRE

 

Pendant deux décennies, Raymond Gravel a fait résonner aux oreilles des Québécois la bonne nouvelle qui plaisait à tout le monde. Il a toujours tenu un discours jovialiste. Il gardait au maximum sa cote de popularité.

Porte-étendard des idées très controversées et très progressistes, il n'avait pas peur des foudres du Vatican. Le journal «Le Devoir» du 13 août 2014 le décrivait «comme un fougueux personnage qui incarne très bien nos nouvelles valeurs à la mode». Il était sur la même longueur d'onde que la majorité des Québécois pour critiquer et même détester le Magistère romain ; il était devenu le grand contestataire d'une Église dont les Québécois souhaitent se débarrasser définitivement. Avec Gravel, la société postmoderne du Québec rêvait d'imposer sa propre conception de la morale et de la liberté, c'est-à-dire une permissivité tous azimuts. Avec ce prêtre à la mode, on était sûr et certain de mettre le dernier clou dans le cercueil de notre épouvantable passé, c'est-à-dire l'époque de la grande noirceur où l'Église catholique nous aurait traumatisés, martyrisés et trompés.

Alors que tous les médias sociaux s'époumonaient à 99 % pour rendre hommage à l'abbé Gravel, un internaute a bien résumé tout ce concert médiatique en disant : "Moi, je ne veux rien savoir ni du Pape, ni de Rome, ni du Magistère ; mon Pape à moi, c'est Raymond Gravel". Oui, comme le disait si bien le journal «Le Devoir», ce prêtre avait épousé les nouvelles valeurs québécoises.

L'abbé Raymond Gravel est décédé. Il n'a pas réussi à réformer l'Église catholique selon ses idées très populaires. Il a espéré jusqu'à la dernière minute que le Pape François annonce des réformes majeures en profondeur au niveau moral et doctrinal. Cela ne s'est pas produit et cela ne se produira pas... L'Église catholique, ce n'est pas une démocratie où la dictature des sondages populaires fait la loi. La quasi-unanimité de l'opinion publique n'est surtout pas un gage d'authenticité, de sûreté, de sagesse et de volonté divine quand il est question de morale, de foi et de doctrine.

Tous les athées du Québec adoraient l'abbé Gravel, pas pour son humanisme, mais bien plutôt pour son entêtement et sa façon cavalière et souvent méprisante d'attaquer ouvertement sur la place publique l'enseignement officiel de l'Église catholique romaine.

Dans le «Journal de Montréal» du 12 août 2014, l'éditorialiste athée et souvent très violent et très vulgaire envers l'Église catholique, Richard Martineau, rendait hommage à l'abbé Gravel en affirmant que ce prêtre n'avait pas peur "de brasser la cage et de secouer les certitudes béates des grenouilles de bénitier".

Alors, ceux et celles qui ne pensent pas comme l'abbé Gravel seraient-ils  de pauvres grenouilles de bénitier qui ont refusé d'évoluer et de suivre la parade populaire, c'est-à-dire une foule en délire se nourrissant d'une théologie jovialiste, succulente et accommodante ?

Raymond Gravel va passer à l'histoire. Il aura été le prêtre le plus contestataire, le plus populaire, le plus controversé, le plus audacieux et le plus hérétique  du dernier siècle. Si Raymond Gravel avait posé tous ses gestes humanitaires de compassion, de charité et de dévouement, en restant fidèle au Pape, au Magistère et à l'enseignement de l'Église, les médias l'auraient complètement ignoré.

Raymond Gravel a été un très grand humaniste. Malheureusement, il a été surtout un théologien et un spécialiste des Écritures saintes peu fiable, beaucoup trop audacieux et révolutionnaire, non conforme  à l'enseignement de l'Église catholique.

Raymond Gravel est mort. Il ne reste plus qu'à prier pour le repos de son âme, même s'il a dit avant de mourir à l'émission télévisée «Second Regard» "qu'il n'avait pas peur de la mort et qu'il était certain de bien s'arranger avec le Bon Dieu en arrivant au ciel".

Paul-André Deschesnes

Diplômé en théologie (Bacc. 1964) Faculté de théologie. Université de Montréal.

Photos: Raymond Gravel, l'abbé Gérard Marier, Morgentaler et Michaëlle Jean.

tags: Raymond Gravel, jovialiste, Hans Küng, Diocèse de Joliette, Pro-choix, Patrick Lagacé, Richard Martineau, Françoise David, Québec solidaire, marxiste léniniste, Bloc québécois, député, Abbé Gérard Marier, Morgentaler, Michaëlle Jean, Ordre du Canada, Paul VI, Jean-Paul II, progressiste, protestant.

03/11/2014

Discours de Vladimir Poutine sur le Nouvel Ordre du Monde devant le club Valdaï.

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Le discours est intégral et les sous-titres en français. Le Président de la Russie est l'un des grands chefs d'État depuis la deuxième Grande Guerre mondiale, dont la franchise décoiffe les politiciens ambitieux au langage feutré, mais tout faux et qui prétendent pouvoir gérer le monde. Le malheur est que ces gouvernants créent l'anarchie et appauvrissent leur peuple et acceptent de céder la souveraineté du pays à des entités sans âme et irresponsable et impérialiste pour ce qui concerne les États-Unis d'Amérique.

Pourquoi on va à la guerre? On a renversé des régimes (le fameux printemps arabe) et fragmenté ces pays en éliminant les acteurs (fonctionnaires et militaires) qui participaient à la gouvernance de ces pays. On permet que se répande la terreur et se fractionnent les pays en petits états. Seul le peuple d'Égypte a décidé de renverser la tyrannie des frères musulmans si chers au Président américain Barack Hussein Obama. On a créé des monstres avec ces terroristes, on les a formés, militairement s'entend, et armés et on continue à le faire, et quelques pays ont financé ces islamistes terroristes qui sèment la mort, la terreur et on voit se multiplier les guerres civiles. Que de persécutions envers les minorités religieuses. On a permis la croissance de cellules terroristes islamistes. 

La vidéo mérite d'être écoutée en entier... Le seul autre chef de gouvernement que j'admire est M. Stephen Harper, cependant je lui reproche d'obéir à Obama en ce qui concerne notre participation à celui de la Lybie. Notre position sur l'Ukraine est une ingérence inappropriée, il eut été préférable de négocier au lieu de quoi l'on a eu recours à des mesures de rétorsion économique irréfléchie et non avenue, même l'économie de l'Allemagne (pays qui est la plus grande puissance économique d’Europe) en souffre elle est en chute libre; c'est dire que les sanctions économiques contre la Russie et autres expédients vexatoires, comme les interdictions de séjour visant des citoyens russes, ont remplacé le dialogue. Maintenant ces sanctions idiotes se retournent contre nous et nous éloignent d’une reprise de l’économie; déjà on constate qu'augmente le chômage. 

 

Charles Éd. Durand

 

ADDENDA: pour les visiteurs voici le lien qui donne le texte complet de son discours. Long je le sais, la page : http://www.medias-presse.info/discours-integral-de-vladimir-poutine-sur-le-nouvel-ordre-du-monde-24-octobre-2014-video-et-texte/17450  

 

Photo: Prise d'écran de Vladimir Poutine.

Source: http://www.medias-presse.info/

tags: Discours, club Valdaï, Nouvel Ordre mondial, Impérialisme, Stephen Harper, 2ème guerre mondiale, les islamistes, l'Allemagne, sanctions économiques, Lybie, Égypte, Sotchi.

Vidéo : Vladimir Poutine discours de 41'24''