21/11/2014

Carambolages et tamponnage se poursuivent dans l'Église catholique. Le pape surveille.

                                                                                                                                                       Selfie pope-francis-poses-with-youths-during-a-950x0-1.jpg

Il est adulé comme les stars.

Le-selfie-des-Oscars_portrait_w674.png

 

Alors que des centaines de milliers de catholiques et chrétiens sont massacrés au Moyen Orient, pendant ce temps à Rome, l’évêque de Rome déclasse ceux qui ne lui plaisent pas. L’évêque de Rome est aussi hardi et prompt que lorsqu’il fut nommé provincial alors qu’il avait à peine 36 ans. Quand va-t-il parler, dénoncer et répéter ad nauseam le sort réservé aux chrétiens martyrisés et d'inviter le président du Pakistan que soit interdite l'application de la charia sous le chapitre du blasphème, ce fallacieux mensonge utilisé par les islamistes. Un jeune couple, dont la femme était enceinte d'un enfant de 4 mois, fut arrêté puis les deux furent jetés vivants dans un four à briques, où ils moururent dans d'atroces souffrances. Encore combien d'autres seront condamnés à mort pour blasphème? N'oublions pas Asia Bibi que la Cour a condamné à la pendaison. Elle est mère de 4 enfants. Le Pape n'a pas à attendre qu’Obama parle ou de recevoir un appel du nouvel archevêque de Chicago ? Il sait qu’ils ne bougeront pas. Je vous préviens en moi il y a du Léon B. En fait, c’est une lame d’eau glacée vive qui a rompue la digue. Et Dieu que j’aime l’Église du Christ.

Paul VI et Benoît XVI.jpgQue ceux qui le peuvent relisent Ecclesiam suam de Paul VI écrite en 1964. Le Pape Paul VI souhaite réaffirmer la doctrine traditionnelle sur la nature de l’Église devant les changements sociaux importants et les courants de relativisme déjà en ébullition dans les années soixante. Il réaffirmait l’importance de la papauté.

 

Thomas d'Aquin parlait de prudence active. Active. Non de démolition. 

L'évêque de Rome agit en solitaire, il élimine tous ceux qui entravent son plan pour l'Église du Christ. On notera au passage qu’il ne s’absente rarement de Rome et jamais pour longtemps. N’ayons pas peur, car nous savons que Dieu sait tout, qu’il voit tout et que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre Elle. Ce qui ne veut pas dire que des légions dont parle Pierre ne sont pas à l’œuvre.

Le Pape François a récemment dit qu'il ne resterait que deux ou trois ans pape et qu'il partirait.

 

En fait, serait-ce qu' il permettra le démantèlement de l'Église et tentera de lui insuffler un nouvel agiornamento, comme l'exprima en son temps saint Jean XXIII pour qui devait primer la miséricorde sur l'anathème. Entend-il créer au sein de l’Église du Christ un parlement en favorisant habilement un travail de sape ? Nous savons depuis plus de 50 ans que Belzébuth et ses hordes créent l'anarchie et suscitent la fracture de l'Église en Églises particulières et autonomes comme on observe qu'elles se produisent dans la société civile; naissent des subdivisions en régions ou agglomérations autonomes, et partout la société se subdivise en des communautarismes destructeurs du bien commun. Nos peuples rient, mais en même temps ils sont en voie d'extinction. Disparaissent les valeurs et la quête de sens  de la vie chez les nouvelles générations qui n'arrivent plus à comprendre ni à aimer, car la jouissance et les émotions vives ont remplacé la fraternité, le respect de l'autre, la vie de famille et l'inversion des rôles dans les couples et la non transmission des valeurs et l'absence d'amour, l'acquisition de se responsabiliser. On se désolidarise, on démonise quiconque ose prendre la parole et entend porter le débat sur les problèmes de la démographie. On meurt en riant, car on refuse de se remettre en question. Au 31 d'octobre 2014 au Québec il y eut 44,000 naissances d'enregistrées. Je ne vous donnerai pas le chiffre d'avortements. Je n'en croyais pas mes oreilles, c'est de la pure démence. Hélas, il y a plus de décès que de naissances. Dans 20 ans combien de ces 44,000 enfants en âge de procréer vont avoir d'enfants. Aura-t-on besoin d'autant de professeurs? 

Notre peuple se croit libéré, car il a choisit l'apostasie. Une vision tronquée de l'histoire de notre maître le passé. On l'a abusivement traité de Grande noirceur. J'ai passé mon adolescence à Saint Michel-des-Saints. Un temps que je n'oublierai jamais. La drogue n'existait pas et nul ne s'ennuyait. Or en ce même village tout a changé, on y connait des problèmes de drogues et autres activités criminelles qui n'existaient pas dans les années cinquante. On ne barrait pas la porte, tant ce vivre ensemble impliquait le respect du voisin. Tout le monde se croisait au moins une fois la semaine. Le dimanche après la messe.

Alors quand on me parle de grande noirceur. Désolé, mais je rigole. 

«Paul VI en parlait déjà de la fumée de Satan»

Prions en ce temps où furtivement le serpent est entré dans le temple et circule autour de l'autel. 

chasuble choisit par Pierro Marini eucharisti Mariazell Autriche.jpg

Chasuble choisit par Mgr Piero Marini. Pauvre pape, il avait l'air d'un clone.

Dernière nouvelle Le pape François a reçu Mgr Piero Marini. On assisterait au retour en force de Mgr Piero Marini. Il le nommerait responsable de la réforme de la liturgie, l'ancien protégé et secrétaire particulier, même lorsqu’il était séminariste durant les vacances, il se rendait auprès de Mgr. Anibale Bugnini, comme secrétaire. Ce P. Marini sitôt ordonné prêtre quitta le séminaire et rejoignit Bugnini. Il n’a jamais été vicaire de paroisse. Il enseigne depuis des années à Saint-Anselme. Passons.

 

On murmure en certains milieux que l’évêque de Rome le nommerait cardinal. Une vengeance maligne au vénéré Benoît XVI, je n'ose y croire. Ce Marini qui souvent l’habillait en clone. Revoir la photo ci-haut, c'était en Autriche. Je me souviens au temps de saint J-P II. Piero Marini avait innové, lors d'une cérémonie liturgique et soudain arrive seul un jeune danseur de ballet en collant blanc qui s'est mis à danser à une certaine distance et à la droite du pape. Le pauvre pape le regarda et ne dit mot, mais son visage était impassible. Oui, il était bien l'héritier de cet évêque Anibale Bugnini celui qui a emprunté à la hight church d'Angleterre tout le début de la célébration liturgique pour pondre ce que l'on appelle la messe de Paul VI. Sur 10 membres qui se réunissaient pour refaire la messe 8 étaient anglicans et 2 prêtres catholiques. Sans doute Mgr Bugnini et Piero Marini.

J'ai beaucoup attendu avant d’écrire et je sais que plusieurs me le reprocheront y compris dans ma famille... Hélas, brûlent des brindilles puis un vent léger et le feu rejoint l’herbe sèche, puis il enfle et s‘étend dans la broussaille, déjà il atteint l’orée de la forêt et soudain on se rencontre que c’est un feu de forêt et l’eau est rare. D’immenses volutes de fumées noirs s’élèvent vers le ciel.

Présentement les lueurs rouges nous préviennent qu’il y a outre ces incendies, des carambolages sérieux et que le tamponnage se poursuit dans l’Église du Christ.

SURSUM CORDA.

 

Charles Éd Durand +Pax

 

Mon commentaire,  écrivais-je à ma correspondante, vous en ferez ce qui vous paraîtra utile. Le discernement ne se conjugue pas avec une certaine naïveté. Je vais commencer par une intro en anglais.

 

I stand-by Christ, my roots are deeply rooted  in the the Holy Gospel, I’m not always good, I‘am a sinner, but I’m not shameless and very grateful to be love by God and to love Him, to love others as myself. Yes I’m also ‘’a son of His Church’’ that Jesus built upon Peter to whom he said «on this rock I build my church and I give you the Key of my kingdom; so it’s Christ’ Church and not to anyone else. I do not want to misinterpreted and ignore the will of God and the mission he gives to his apostles. Be my witness were his last words, go to preach and baptise all humankind in the name of Father, the Son and the Holy Spirit. I’ll send you the Holy Ghost. He add: Goes everywhere in the world. He never said ‘’shut up’’ in case you been dislike by the opponents and animists or others religions. Your mission is to spread the Good News : word of Truth who will make you free. (The Gospel)… Since 2,000 years our teaching never surrenders to please to the World and to be inhabited by the fear. Life worth’s living. It’s our faith our joy and our life is nourished by the powerful and faithful love of our blessed Lord. We been asked to be his testimonies; because God is the Master of love.

 

 

Many thousands of Christians are killed because of their faith in Jesus Christ, But no one can't say that God asked him to kill to spread their faith. God is LOVE, not a monster or a psychotic. He is Love and our Savior.

He creates men and women and he love them so much that he sends his Son on earth as our Savior. God is the Alpha and Omega. Nothing is impossible to God except He can't hate, but He is the justice. Passing by in front of our heart and soul, He knocks at our door but we hold the handle to open it or let it close, but we have the choice: open the door and invite him. He will share our dinner with us. He let us free. It’s our free willing if we agree to let him get in. If we refuse, it’s our own choice. We keep the door close and reject him… In doing so we accepted the consequences. In another word I must say that he is very patient, his love never fails. Remember on the cross what he answered to the good thief at his left, who told him. «You, as I know, you're not guilty at all but us we deserve our condemnation to death, but not you. Lord, if you want I'would like to go where you will be. Lord answered: «Friend, today you will be in paradise.»


Revenons au Synode. On créée les mêmes méthodes (des fuites) qui ont trahi les textes adoptés par les Pères du Concile en ne se basant que sur les ragots propagés par les médias et certains perettis menaient la pluie et le beau temps, sans compter une certaine société religieuse qui en menait large. Tant et si bien que l’actuel archevêque de Manille, aux Philippines le cardinal Luis Antonio Tagle de l'école de Bologne, dénonce les pères conciliaires et refuse de reconnaître les textes du concile Vatican II. Curieux cet archevêque n’approuve pas Vatican II, or il n’est pas traité comme le fut Mgr Lefebvre et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Il endosse les 7 premiers conciles, mais rejette les autres. ALLO !

Les ragots qui déplaisent tant à l’évêque de Rome François, pourquoi ne lui impose-t-il pas le silence à ce cardinal Kasper qui en abuse. Dernièrement il a même dit que le Pape émérite Benoît XVI avait l’esprit ouvert sur la communion et autres sujets controversés. Il sait que Benoît XVI ne peut parler. Qui abuse de qui ?

   

Il aurait fallu commencer par le dire au cardinal Kasper qui le premier à parler publiquement, bien avant le synode sur la famille, contre des cardinaux des évêques qui exprimèrent peu avant le synode, par écrit et en privé en suivant les directives de Rome, leurs avis, mais devant l’offensive tout azimut de ce cardinal allemand, cinq des cardinaux publièrent un opuscule où ils réfutaient la thèse du théologien très estimé du pape François. Ils soulignèrent des objections et des réserves...en citant les évangiles et non sur les idées en vogue en ce moment. Ils le firent, car le cardinal Kasper insinuait que des évêques et des cardinaux allaient à l'encontre de la volonté du pape François. Cinq cardinaux décidèrent de cosigner leur position, car la thèse dite pastorale du cardinal Kasper allait à l’encontre de l’enseignement du Christ et des évangiles.  

En fait, les travaux des membres choisis par le pape doivent voir à la préparation, à la rédaction des synthèses et des propositions…, des réserves et opinions qui seront émises au cours de l’année 2015, pour la suite du Synode sur la famille. Pendant près d’un an ces 8 évêques nommés et choisis par le pape François dont le cardinal de Manille et Mgr Bruno Forte, nommé au poste de ''secrétaire général'' du Synode le 14 octobre 2013. C'est lui qui rédigea le rapport intermédiaire qui créa un séisme tel que le silence des évêques fut rompu ; les participants n’en n’avaient pas entendu un traître mot, dont le premier qui était président du Synode devint furieux puisqu’en sa qualité de rapporteur général du synode, le cardinal Péter Erdö Archevêque d’Esztergom-Budapest, primat de Hongrie. Président de la Conférence catholique des évêques hongrois et Président du Conseil des conférences épiscopales d’Europe en fit la lecture. Il a dit après avoir lu le rapport qu'il n'en était pas le rédacteur et l'avait reçu juste avant la tenue de la conférence de presse. Il était outré et son visage affichait une déconvenue à peine contenue. Il avait été utilisé par des gens sans scrupule

Dans la deuxième mouture finale de la première session, les 3 paragraphes dont aucun participant n’avait entendu parlé avant et qui portaient sur l'homosexualité avaient disparu. Les médias dirent que les conservateurs avaient eu raison des progressistes et du pape puisque minoritaires. Quatre jours plus tard, Mgr Bruno Forte fit une déclaration qui eut l'effet d'une tornade qui secoua toute l’Église. Faut-il se surprendre si les Églises d’orient, les uniates, maronites, syriaques et autres se désintéressent des positions du pape et s’il continue, ils en prendront la mesure, si jamais un schisme résulte de ce synode, alors ils se désolidariseront de Rome. Mgr Bruno Forte déclara que les 3 passages concernant l'homosexualité s’ils ne les avaient pas inclus dans le rapport final de la première session, c'est que le pape François trouvait qu'ils n'allaient pas encore assez loin et manquaient d'ouverture. Qui parle trop?

Qui sert l'l'Église? 

On vous persécutera à cause de mon nom a dit Jésus.

Qui nuit à l'Église?

En aucun cas je ne dénoncerai le pape François. Je l'ai surnommé il y a longtemps: un électron libre. Et si nous assisterons en ce siècle à la venue du Messie, Robert- Hugh Benson, dans son livre: Le Maître de la terre... qu'ajouter? Le Paraclet nous parlera ou se fera comprendre. N'ayons pas peur, Dieu est amour. 

L’Église est celle du Christ et de personne d'autre.

ORATE PRO EO.

 

Charles Éd. Durand

 

tags: Asia Bibi, Pakistan, martyrs, pays musulmans, blasphèmes, Paul VI, Ecclesiam suam, Satan, hordes, Temple, autel, Mgr Piero Marini, Robert-Hugh Benson, Le Maître de la Terre, École de Bologne, l'archevêque de Manigne, Le Lefebvriste  des progressistes. 

Photos : selfie du pape  et selfie des stars d'Hollywood lors des Oscars, Paul VI et Benoît XVI.

10/11/2014

Le P. Henri Boulab s.j. ne sous estime pas la place de la Taqiyya dans l'Islam.(mentir)

coquelicot image.jpg

L’Islam tue 2 de nos soldats

Portons tous le coquelicot le 11 novembre.

 

adjudant-Patrice-Vincent-caporal-Nathan Cirillo.jpg

L'adjudant Patrice Vincent et le caporal Nathan Cirillo. Nos médias ont écrit qu'ils furent les victimes de deux loups solitaires. Ils osent dire que les terroristes étaient des gens troublés que cela n'avait rien à voir avec l'Islam. Faux. Mais de qui se moque-t-on? Ce sont des islamistes.

                                                                                         

P. Henri Boulab s.j. de qui....jpg

 

Le Père Henri Boulab s.j.

Nous pouvons tous affirmer que l’Islamisme, c’est l’Islam. Le Père Boulab (jésuite comme le pape François) répond aux 120 érudits musulmans qui ont écrit à Abu Bakr Al-Baghdadi, une lettre de 22 pages l’accusant de salir l’Islam.

 

Charles Éd. Durand

Le Père Henri Boulad a bien voulu étudier cette lettre accusatoire (dont l’effet, nous le voyons chaque jour, est nul), et y apporter une première réponse qu’il nous a proposé de publier sur Dreuz info.»

La voici:

«Il y a quelques années, le grand juriste Égyptien Saïd el-Achmaoui publiait son fameux livre Al Islam al-siyâssi (L’Islam politique) traduit en français sous le titre de L’Islamisme contre l’islamhttp://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=drzzfr-21&l=as2&o=8&a=2707118842*. Dans cet ouvrage, Achmaoui cherche à montrer que l’islamisme est une déviation, une perversion du véritable Islam, dont l’orientation est uniquement spirituelle et religieuse.

L’islamisme, c’est l’islam

Je prendrai ici le contre-pied de la position de Achmaoui en affirmant que L’ISLAMISME, C’EST L’ISLAM. Cette affirmation n’a rien d’arbitraire ou de fantaisiste. Elle ne relève pas d’un parti pris ou d’une provocation, ni d’une prise de position fanatique ou intolérante, ni d’une approche volontairement négative ou réductrice.

Je pense au contraire que cette affirmation est parfaitement cohérente avec l’histoire et la géographie, avec le Coran et la Sunna, avec la vie de Mohammad et l’évolution de l’Islam, avec ce que l’Islam dit de lui-même.

Je refuse la position de ceux – musulmans ou chrétiens – qui se voilent la face, jouent à la politique de l’autruche, tournent autour du pot, refusent de voir la réalité en toute objectivité, ou prennent leurs désirs pour des réalités, au nom du dialogue et de la tolérance.

On dira que le problème de l’Islam est plus complexe, que ma position est simpliste, simplificatrice et tend à l’ « amalgame », comme on dit aujourd’hui.

Je suis tout à fait conscient de la variété des Islams. J’ai même fait des conférences sur « Les six Islams » où je déploie l’éventail des différentes tendances, depuis l’Islam ouvert, libéral, modéré et laïcisant, jusqu’à l’Islam le plus radical, en passant par le soufisme, l’Islam des confréries et l’Islam populaire.

Je suis parfaitement au courant de toute la tendance actuelle de l’Islam laïc et laïcisant, moderne et modernisant. Je pense malgré tout que ce courant n’est guère représentatif de l’Islam officiel, de l’Islam orthodoxe et classique, de l’Islam sunnite tel qu’il s’est toujours manifesté, tel qu’il s’est toujours voulu, tel qu’il se veut encore aujourd’hui.

D’où le rejet par l’Islam officiel de tous les penseurs et intellectuels qui, cherchant à réinterpréter l’Islam à la lumière de la modernité, se font taxer d’hérétiques, d’apostats ou de déviationnistes.

 

L’islamisme n’est ni une caricature, ni une contrefaçon, ni une hérésie, ni un phénomène marginal et aberrant par rapport à l’Islam classique orthodoxe sunnite.

L’islamisme, c’est l’Islam à découvert, sans masque et sans fard.

Je pense au contraire que l’islamisme, c’est l’Islam à découvert, l’Islam sans masque et sans fard, l’Islam parfaitement conséquent et fidèle à lui-même, un Islam qui a le courage et la lucidité d’aller jusqu’au bout de lui-même, jusqu’à ses dernières implications.

L’islamisme, c’est l’islam dans toute sa logique, dans toute sa rigueur.

 

L’islamisme est présent dans l’Islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine.

 

Mais, qu’est-ce que l’islamisme ?

L’islamisme, c’est l’Islam politique, porteur d’un projet et d’un modèle de société visant à l’établissement d’un État théocratique fondé sur la charia, seule loi légitime – parce que divine – telle que révélée et consignée dans le Coran et la Sunna, une loi qui a réponse à tout.

Il s’agit là d’un projet global et globalisant, total, totalisant, totalitaire.

CAR L’ISLAM EST UN TOUT : une foi et un culte, un horizon et une morale, un mode de vie et une vision du monde. Intransigeant, il offre le salut ou la perdition.

L’Islam est La vérité qui ne supporte pas le doute et ses adeptes forment « la meilleure des communautés » :

 

(ND C Éd.D: L’Oummat  أمّة  communauté des musulmans, synonyme de ummat islamiyya = la nation musulmane).

L’Islam se veut à la fois religion, état et société, une religion et un État.

L’Islam se veut À LA FOIS RELIGION, ETAT ET SOCIETE, « dîn wa dawla » (« une religion et un État »). Et c’est ainsi qu’il a été tel depuis ses plus lointaines origines.

 

L’Hégire, qui marque le passage de la Mecque à Médine et le début de l’ère musulmane, signifie que l’Islam cesse d’être une simple religion pour devenir État politique et société. L’Hégire est le moment où Mohammad cesse d’être un simple chef religieux pour devenir chef d’État et leader politique.

Religion et politique seront désormais indissolublement liés.

« L’Islam est politique ou n’est rien» (Khomeiny).

La « soumission » à Allah – qui est le sens même du mot « islam » – est aussi bien exigée du croyant que de l’État. Le pouvoir politique se voue donc entièrement à une mission religieuse. C’est l’annexion de la politique par la religion.

L’idée d’un Islam laïc – et démocratique – est en soi une hérésie.

Ce qui frappe dans l’Islam, c’est son EXTRAORDINAIRE COHÉSION. Car dans l’Islam se mêlent indissolublement, inextricablement le sacré et le profane, le spirituel et le temporel, le religieux et le civil, le public et le privé. L’Islam couvre et embrasse tous les aspects de la vie et de la société. (ND C Ed.D : Une camisole de force) C’est en ce sens que je disais plus haut que l’Islam est global et globalisant, total, totalisant et totalitaire. L’idée d’un Islam laïc – et démocratique – est en soi une hérésie. Il contredit l’essence même de l’Islam.

 

L’ISLAM EST UN CREUSET FUSIONNEL INTENSE qui engendre un tissu social fortement structuré et donne à une société consistance, cohésion et continuité. D’où son extraordinaire capacité d’intégration. L’Islam a toujours été intégrateur, jamais intégré ; toujours assimilateur, jamais assimilé. Une seule exception : l’Espagne… En fait, ce recul n’a été possible que par les moyens que nous connaissons.

Autres atouts de l’Islam : SA GRANDE SIMPLICITE. Simplicité de son dogme, de sa morale, de ses principes. SA SOUPLESSE, son élasticité, sa capacité quasi infinie d’adaptation, à partir d’un noyau dur, solide, irréductible.

C’est cette souplesse de l’Islam qui explique en partie sa foudroyante expansion tant en Afrique (subsaharienne 35 %) qu’en Asie. Ce dernier continent, dans lequel le christianisme a pénétré six siècles avant l’Islam, ne compte que 12 % de chrétiens (mais en expansion avec la Chine aujourd’hui), alors qu’on évalue à près de 33 % le nombre de musulmans (Estimation 2009 du Pew Research Center).

 

Un dernier point : LE JIHAD

Les textes sont clairs : il s’agit bel et bien d’un combat par l’épée.

 

Le jihad n’est pas un aspect marginal, un accessoire de l’Islam. Il constitue une des principales obligations du croyant. On a voulu interpréter ce terme de façon réductrice, comme si le jihad n’était qu’un combat spirituel et intérieur, un combat contre les passions et les instincts. Non, les textes sont clairs : il s’agit bel et bien d’un combat par l’épée et ce n’est pas un hasard si l’Arabie Saoudite et tel ou tel groupe islamiste représente un glaive sur son écusson(voir Coran : 2.216-217 ; 3.157-158 ; 3.169 ; 8.17 ; 8.39 ; 8.41 ; 8.67 ; 8.69 ; 9.5 ; 9.29 ; 9.41 ; 9.111 ; 9.123 ; 47.35 ; 59.8).

EIIL Islamique étendard.png

 

Il y a dans l’Islam l’idée de force, de puissance. L’Islam est la religion de la force. Il s’impose souvent par la force et ne cède en général qu’à la force. C’est un fait : historiquement l’Islam s’est souvent étendu par la contrainte et la violence. Il n’est que de consulter les ouvrages de Bat-Ye’or pour s’en convaincre. D’ailleurs, l’Islam ne divise-t-il pas le monde en deux : « la demeure de l’Islam et celle de la guerre», « Dar al-Islâm wa dâr al-harb » ?

 

L’Islam a pour ambition et pour prétention de convertir l’humanité entière. Il est par essence planétaire, universel, à l’instar du christianisme. C’est la prétention de ces deux religions à l’universalité qui explique leur incompatibilité et leur rejet réciproques. Pour le musulman, il n’y a qu’une seule vraie religion, l’Islam: «Inna-dîn ‘ind-Allah al-Islâm» La religion d’Allah c’est l’Islam»).

Le musulman a en lui la certitude d’avoir raison, de posséder la vérité. Cette conviction a pour conséquence la froide détermination d’aboutir, de réussir un jour à conquérir le monde, envers et contre tout. Rien ne l’arrêtera.

Car l’Islam compte avec le temps. Il a le temps, il a tout le temps, il a toute l’éternité. Il y a dans l’Islam la patience infinie du bédouin suivant sa caravane.

© Henri Boulad, s.j pour Dreuz.info.

Tanail (Liban), 10 avril 1996, mise à jour 6 nov 2014.

Merci à M. Jean-Patrick Grumberg de DREUZ                      

Photos: coquelicot; soldats : Patrice Vincent et Nathan Cirillo; P.Henri Boulab s.j.; l’Étendard de LIIL.

Source: Dreuz info; http://www.dreuz.info/2014/11

tags: coquelicot, 11 novembre, Jour du souvenir, Patrice Vincent et Nathan Cirillo, terroristes, P.Henri Boulab s.j. Abu Bakr al Baghdadi, Taqiyya, 120 érudits, lettre, Jean Patrick Grumberg, Dreuz, autruche, Islamisme = Islam, État théocratique, global, total, religion = État, l'Hégire, Mohammad, soumission=Islam, Jihad, combat par l'épée, force, domination.

 

04/11/2014

Raymond Gravel, prêtre et grand humaniste du catholicisme au protestantisme.

abbé Raymond Gravel.jpg

Texte de M. Paul-André Deschesnes, théologien, sur le prêtre adulé des progressistes, des athées et de la gauche au Québec. M. Raymond Gravel était incardiné dans le diocèse de Joliette et était un ami personnel de l'Évêque du lieu. Il est décédé le 11 août 2014. N.B.: Ce jour nous célèbrons la Saint Charles (Boromée).

Charles Ed.

Au Québec, cet événement a pris l'allure d'un véritable tremblement de terre. La télévision a interrompu sa programmation régulière pour annoncer la terrible nouvelle et diffuser ensuite des émissions spéciales durant une semaine. Les drapeaux ont été mis en berne pendant que les hommages fusaient de toutes parts.

Le 15 août 2014, de grandioses funérailles religieuses ont été célébrées par l'évêque du diocèse de Joliette,  un ami personnel du défunt prêtre. Remplie au maximum de sa capacité par de nombreux prêtres et laïcs, par une importante brochette d'hommes et de femmes du monde politique, médiatique et artistique, la cathédrale de Joliette a vécu un moment historique. On a même dû installer à l'extérieur des écrans géants. Du jamais vu !

Mais pourquoi ce prêtre, théologien, spécialiste des Écritures saintes, conférencier, aumônier, politicien, animateur spirituel, chroniqueur dans plusieurs journaux, prédicateur de retraites, invité spécial dans de nombreuses paroisses du Québec et vedette de la télévision depuis plusieurs années, a-t-il suscité un tel tsunami de popularité ?

 

                         RAYMOND GRAVEL, L'HUMANISTE

 

L'abbé Gravel a été un homme d'une bonté immense, simple, humble, compatissant, toujours prêt à rendre service, défendant le faible et l'opprimé, accompagnant les mourants, se rangeant toujours du côté des pauvres, des démunis et des exclus de notre société. Il était un champion des droits individuels, de la justice sociale, de la liberté de conscience, de la compassion, de la tolérance, du progressisme, du modernisme et de l'ouverture. Il détestait au plus haut point la loi et l'ordre, le dogmatisme, la morale culpabilisante, les carcans et les obligations. Il s'autoproclamait très délinquant. Il a toujours refusé de juger quoi que ce soit ; même dans  les pires scénarios comme l'affaire Turcotte, ce cardiologue qui avait tué ses deux enfants, Raymond Gravel était là pour prendre la défense de cet assassin pendant que la population criait vengeance.

Mais, pourquoi ce simple curé de paroisse était-il devenu en l'espace de deux décennies une des figures les plus connues du Québec, extrêmement populaire, aimée et adulée partout ? Pourquoi tous les médias se l'arrachaient-ils ?  Pourquoi les réseaux de télévisions, les journaux et les magazines lui déroulaient-ils le tapis rouge ?

Nous connaissons tous de nombreux prêtres au Québec qui sont de grands humanistes profondément engagés dans notre société, qui vivent sur le terrain les mêmes valeurs sociales que celles vécues et promues par l'abbé Gravel. Mais pourquoi ces curés restent-ils dans l'ombre? Pourquoi les médias ignorent-ils ces grands humanistes? Pourquoi ne les voit-on jamais à la télévision?

 

               RAYMOND GRAVEL, LE THÉOLOGIEN REBELLE.

 

Dans un entretien téléphonique d'une heure avec l'abbé Gravel, il y a quelques années, celui-ci m'a informé qu'il s'était donné pour MISSION de changer en profondeur l'Église catholique romaine. "Je veux, a-t-il dit, brasser la cage et faire évoluer le Vatican tout en restant à l'intérieur de l'Église, en dénonçant sur la place publique toutes les énormités véhiculées par cette institution moribonde et moyenâgeuse et en exigeant les réformes qui s'imposent ." (Fin de la citation) L'immense popularité de Raymond Gravel se situe à ce niveau. Il était devenu le porte-parole officiel d'une partie des prêtres, évêques, théologiens et laïcs québécois qui ne supportent plus le Magistère et la saine doctrine enseignée par les derniers Papes (Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI).

Tout le Québec  l'applaudissait : enfin, voilà un prêtre à la mode du temps présent qui n'a pas froid aux yeux et n'a pas peur de tout remettre en question en nous présentant une théologie jovialiste qui contredit l'enseignement officiel de l'Église. Voilà pourquoi l'abbé Gravel est devenu en peu de temps aussi populaire auprès des croyants, des pratiquants, des agnostiques et même des militants athées. Voilà pourquoi les médias le présentaient comme un héros qui osait affronter Rome et dicter au Pape la marche à suivre.

L'abbé Raymond Gravel enseignait souvent en toute impunité des hérésies et de fausses doctrines. Il remettait en question certains dogmes (Infaillibilité du Pape, Immaculée Conception, Virginité de Marie, Chasteté de Joseph, Assomption, Ascension du Christ, Conception virginale de Jésus par l'opération du St-Esprit, etc.). Il considérait qu'une très importante partie de la Bible est constituée de mythes, légendes et histoires peu crédibles. Il avait une conception un peu biaisée et tordue de la Présence réelle du Christ dans l'eucharistie et du péché originel. Il enseignait que l'homosexualité doit être considérée sur le même pied d'égalité que l'hétérosexualité. L'abbé Gravel présidait la messe un dimanche par mois dans une église catholique en plein cœur du Village gai à Montréal. Il n'avait pas peur de faire partie du défilé annuel de la fierté gaie dans la Métropole. Il voulait être le premier prêtre au Québec à célébrer un mariage gai reconnu officiellement par l'Église catholique. Raymond Gravel défendait le divorce, la contraception, le libre choix des femmes d'avorter, le concubinage  et l'euthanasie. (Quelques semaines avant sa mort, il déclarait à l'animateur de l'émission religieuse «Second Regard» à Radio-Canada "qu'il appuyait la loi légalisant l'euthanasie au Québec votée au printemps dernier, car la souffrance n'a AUCUN sens et Dieu ne veut surtout pas ça"). Il faisait la promotion du mariage des prêtres et du sacerdoce pour les femmes. Pour lui tout le monde ira directement au ciel et il n'y aura ni jugement particulier, ni jugement général, car Dieu ne juge jamais. Il remettait également en question l'existence du purgatoire et de l'enfer.

Dans le journal «Le Devoir» du 12 août 2014, on parlait de Raymond Gravel comme «d'un homme de foi iconoclaste et peu orthodoxe qui a su moderniser les messages bibliques avec son franc-parler et adapter ces textes archaïques aux nouvelles réalités contemporaines».

 

Abbé Gérard Marier.JPG

Dans le journal «Le Nouvelliste» du 14 août 2014, un populaire prédicateur, l'abbé Gérard Marier, résumait sa pensée en parlant de la théologie de Raymond Gravel : "il a été une véritable SENTINELLE, car il n'avait pas peur de poser les vraies questions à une Église dont le discours est souvent d'un autre âge".

La théologie de Raymond Gravel qui voulait tout revoir et corriger ne tient absolument pas la route au niveau de la morale, des dogmes et de la doctrine. Toutes ses interprétations scripturaires dites très audacieuses pour plaire au monde moderne ne sont pas catholiques, mais font bien l'affaire de nombreux prêtres modernistes et d'une majorité de catholiques pratiquants qui ont été fortement contaminés par cette théologie très jovialiste qui enchante le bon peuple et qui sème le doute et la confusion.

Dans le «Journal de Montréal» du 16 août 2014, la co-chef et députée de Québec-Solidaire, un parti séparatiste d'extrême gauche d'allégeance marxiste-léniniste, Mme Françoise David, déclarait : "L'abbé Gravel, c'est quelqu'un qui se tenait debout devant l'Église catholique, une institution archaïque sur beaucoup de questions. Il y restait et courageusement, il voulait la transformer". Aux élections provinciales d'avril 2014, l'abbé Gravel a avoué publiquement avoir voté pour Québec-Solidaire.

L'abbé Gravel ne voulait pas entendre parler du nouveau Catéchisme de l'Église Catholique publié en 1992 sous Jean-Paul II. Sa théologie et son enseignement occultaient également les commandements de  Dieu et de l'Église, les péchés capitaux, la discipline ecclésiastique, les directives de Rome, les encycliques et les documents pontificaux.

Il revendiquait constamment une très grande autonomie pour les Églises locales au niveau de la liturgie, de la morale, de la discipline ecclésiastique et même de la doctrine, tout en remettant en question l'autorité du Magistère romain.

Le maître à penser de l'abbé Gravel était le théologien rebelle mondialement connu Hans Küng, toujours prêtre catholique, qui n'a plus le droit d'enseigner au nom de l'Église depuis la fin des années 1970. Les idées qui étaient véhiculées par l'abbé Gravel sont les mêmes que  celles enseignées et popularisées par les Lumières, les rationalistes protestants comme Bultmann et les modernistes français comme Loisy et Renan. La théologie de l'abbé Gravel est beaucoup plus protestante que catholique.

 

               RAYMOND GRAVEL, LA VEDETTE MÉDIATIQUE

 

Tous nos médias et plusieurs paroisses du Québec ont donné à ce prêtre rebelle de très larges espaces d'expression pour qu'il répande à profusion sa théologie dite d'avant garde. On le présentait comme un prêtre prophétique, un révolutionnaire et un libre penseur. Dans le journal «La Presse» du 12 août 2014, le populaire chroniqueur athée Patrick Lagacé saluait l'abbé Gravel comme «Le seul soldat de l'Église québécoise capable de remettre en question PUBLIQUEMENT le dogme hyper conservateur édicté par la hiérarchie ultraconservatrice de Rome» (sic). Le chroniqueur de «La Presse» nous informait également qu'il avait reçu des courriels de l'abbé Gravel où celui-ci ne se gênait pas pour parler des obscurantistes du Vatican tout en contredisant abondamment l'enseignement et le message officiel de l'Église car il voulait, selon Patrick Lagacé, tout simplement que l'Église s'adapte et s'ajuste aux nouvelles idées à la mode de notre monde moderne. Pour Gravel, c'était la seule solution pour sauver l'Église.

 

                    RAYMOND GRAVEL, UN HÉROS NATIONAL

 

Quelques semaines avant de mourir l'abbé Gravel a accepté de livrer ses états d'âme au journaliste Paul Toutant pour le magazine «Le Bel Âge» de juillet 2014. Il en a profité pour réaffirmer encore une fois toutes ses idées, à savoir qu'il "faut adapter l'Église aux réalités contemporaines et ajuster la morale aux nouvelles valeurs", ajoutant que "le Pape Jean Paul II a fait reculer l'Église de cent ans et que Benoît XVI a toujours privilégié la droite rigide".

Raymond Gravel était continuellement au premier plan de l'actualité pour attaquer et ridiculiser l'enseignement du Magistère, car "cette doctrine ne tient plus la route aujourd'hui" comme il se plaisait à le marteler publiquement haut et fort au grand plaisir de nombreux prêtres et laïcs. Notre population athée, païenne et apostate l'applaudissait à tout rompre. Nous avions enfin un prêtre qui n'avait pas peur d'attaquer de front l'Église catholique. Et quel délice pour tous nos médias athées !

Raymond Gravel adorait les débats et la CONTROVERSE. Il rêvait de mettre Rome à genoux devant sa théologie postmoderne. Il faut rappeler ici sa courte carrière de député de gauche à Ottawa pendant à peine deux ans. Durant son mandat, il vota CONTRE tous les projets de loi pro-vie présentés au Parlement ayant pour but de reconnaître des droits pour le fœtus.

En 2011, l'abbé Gravel intentait une poursuite judiciaire d'un demi-million de dollars contre les deux mouvements pro-vie canadien et québécois (LifeSiteNews) les accusant de diffamation à son endroit. En effet, il soutenait qu'on ne pouvait pas dire qu'il était pour l'avortement. Pourtant sur la place publique, il avouait candidement être contre l'avortement, mais être en même temps pro-choix, c'est-à-dire pour le droit des femmes d'avorter en toute liberté. Quelques mois avant sa mort, il a accepté une entente à l'amiable pour mettre fin au litige.

ADDENDA :Lire le commentaire de Pierre M, sur l'histoire de la poursuite de l'abbé Gravel pour diffamation. Vous le trouverez  tout en bas à 18:38 Publié dans...commentaire. 

Abbé Raymond gravel se félicitait de Morgantaller.jpg

 

Rappelons également que l'abbé Gravel s'est réjoui en 2008 quand le gouverneur général a remis la médaille de l'Ordre du Canada au pionnier des cliniques d'avortement, le docteur Henry Morgentaler, le grand champion de tous ces meurtres en série avec 100 000 assassinats à son actif.

 

                                L'UNANIMITÉ POPULAIRE

 

Pendant deux décennies, Raymond Gravel a fait résonner aux oreilles des Québécois la bonne nouvelle qui plaisait à tout le monde. Il a toujours tenu un discours jovialiste. Il gardait au maximum sa cote de popularité.

Porte-étendard des idées très controversées et très progressistes, il n'avait pas peur des foudres du Vatican. Le journal «Le Devoir» du 13 août 2014 le décrivait «comme un fougueux personnage qui incarne très bien nos nouvelles valeurs à la mode». Il était sur la même longueur d'onde que la majorité des Québécois pour critiquer et même détester le Magistère romain ; il était devenu le grand contestataire d'une Église dont les Québécois souhaitent se débarrasser définitivement. Avec Gravel, la société postmoderne du Québec rêvait d'imposer sa propre conception de la morale et de la liberté, c'est-à-dire une permissivité tous azimuts. Avec ce prêtre à la mode, on était sûr et certain de mettre le dernier clou dans le cercueil de notre épouvantable passé, c'est-à-dire l'époque de la grande noirceur où l'Église catholique nous aurait traumatisés, martyrisés et trompés.

Alors que tous les médias sociaux s'époumonaient à 99 % pour rendre hommage à l'abbé Gravel, un internaute a bien résumé tout ce concert médiatique en disant : "Moi, je ne veux rien savoir ni du Pape, ni de Rome, ni du Magistère ; mon Pape à moi, c'est Raymond Gravel". Oui, comme le disait si bien le journal «Le Devoir», ce prêtre avait épousé les nouvelles valeurs québécoises.

L'abbé Raymond Gravel est décédé. Il n'a pas réussi à réformer l'Église catholique selon ses idées très populaires. Il a espéré jusqu'à la dernière minute que le Pape François annonce des réformes majeures en profondeur au niveau moral et doctrinal. Cela ne s'est pas produit et cela ne se produira pas... L'Église catholique, ce n'est pas une démocratie où la dictature des sondages populaires fait la loi. La quasi-unanimité de l'opinion publique n'est surtout pas un gage d'authenticité, de sûreté, de sagesse et de volonté divine quand il est question de morale, de foi et de doctrine.

Tous les athées du Québec adoraient l'abbé Gravel, pas pour son humanisme, mais bien plutôt pour son entêtement et sa façon cavalière et souvent méprisante d'attaquer ouvertement sur la place publique l'enseignement officiel de l'Église catholique romaine.

Dans le «Journal de Montréal» du 12 août 2014, l'éditorialiste athée et souvent très violent et très vulgaire envers l'Église catholique, Richard Martineau, rendait hommage à l'abbé Gravel en affirmant que ce prêtre n'avait pas peur "de brasser la cage et de secouer les certitudes béates des grenouilles de bénitier".

Alors, ceux et celles qui ne pensent pas comme l'abbé Gravel seraient-ils  de pauvres grenouilles de bénitier qui ont refusé d'évoluer et de suivre la parade populaire, c'est-à-dire une foule en délire se nourrissant d'une théologie jovialiste, succulente et accommodante ?

Raymond Gravel va passer à l'histoire. Il aura été le prêtre le plus contestataire, le plus populaire, le plus controversé, le plus audacieux et le plus hérétique  du dernier siècle. Si Raymond Gravel avait posé tous ses gestes humanitaires de compassion, de charité et de dévouement, en restant fidèle au Pape, au Magistère et à l'enseignement de l'Église, les médias l'auraient complètement ignoré.

Raymond Gravel a été un très grand humaniste. Malheureusement, il a été surtout un théologien et un spécialiste des Écritures saintes peu fiable, beaucoup trop audacieux et révolutionnaire, non conforme  à l'enseignement de l'Église catholique.

Raymond Gravel est mort. Il ne reste plus qu'à prier pour le repos de son âme, même s'il a dit avant de mourir à l'émission télévisée «Second Regard» "qu'il n'avait pas peur de la mort et qu'il était certain de bien s'arranger avec le Bon Dieu en arrivant au ciel".

Paul-André Deschesnes

Diplômé en théologie (Bacc. 1964) Faculté de théologie. Université de Montréal.

Photos: Raymond Gravel, l'abbé Gérard Marier, Morgentaler et Michaëlle Jean.

tags: Raymond Gravel, jovialiste, Hans Küng, Diocèse de Joliette, Pro-choix, Patrick Lagacé, Richard Martineau, Françoise David, Québec solidaire, marxiste léniniste, Bloc québécois, député, Abbé Gérard Marier, Morgentaler, Michaëlle Jean, Ordre du Canada, Paul VI, Jean-Paul II, progressiste, protestant.