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20/02/2015

Obama est dangereux pour le monde libre et Occidental; voilà la vérité.

Le NEWYORKPOST adhère sans le dire qu’Obama est un islamophile.

Obama refuses to acknowledge ‘Muslim terrorists’ at summit

By Geoff Earle February 18, 2015 | 10:37pm

And just days after Pope Francis condemned ISIS’s barbaric murders of 21 Egyptians “simply for the fact that they were Christians,” Obama insisted al Qaeda and their ilk “are not religious leaders. They’re terrorists.”

Obama le Monde.jpg

«We are not at war with ­Islam,” the president said. “We are at war with people who have perverted Islam.»

In his much-anticipated remarks at a summit on « Countering Violent Extremism, » the president also: Called on the international community to «eradicate this scourge of violent extremism» repeating the White House terminology that eschews mentioning religion.

Declared that « we all know there is no one profile of a violent extremist or terrorist . . . Around the world, and in the United States, inexcusable acts of violence have been committed against people of different faiths, by people of different faiths, which is, of course, betrayal of all of our faiths »

Mourned the « brutal murders » of « three young Muslim American » in Chapel Hill, NC, pointing to the religion of the victims even though the crime may have been over a parking dispute.

Pointed to « grievances » of young Muslims living in poverty under corrupt governments, saying that when there are no outlets, « resentments fester. »

Was protective of Muslims in the US. «Muslim Americans feel they have been unfairly targeted, » he said. « We have to be sure that abuses stop, are not repeated, that we do not stigmatize entire communities. »

Obama even acknowledged pundits who have parsed   « the words we use to describe and frame this challenge » a reference to growing criticism about the language deployed by his ­administration.

Obama’s speech included repeated references to Islam and Muslims as he laid out his argument — but he didn’t budge on how he would refer to the self-styled Islamic State.

Instead, he simply referred to ISIS and al Qaeda as « groups » and talked about the need to « vanquish these organizations. »

The summit itself didn’t have Islam in the name.

Although the White House didn’t make the guest list public, attendees at Tuesday’s session with Vice President Joe Biden were mainly from Muslim groups.

Barack Obama vient de se livrer à un grand numéro de "pas d'amalgame".

Le président américain a évoqué l'implication de générations de musulmans dans la construction des États-Unis depuis ses origines ??? (mystère) alors qu'aux États-Unis les musulmans (2,6 millions) représentent moins de 1% de la population totale en 2014.

Mais ce qui a le plus choqué les Américains sont ses propos sur le terrorisme auquel il n'a pas voulu accoler les qualificatifs "musulman" ou "islamiste" : 

Aucune religion n'est responsable du terrorisme. Ce sont les personnes qui sont responsables des violences et du terrorisme (...) Nous ne sommes pas en guerre contre l'islam mais contre des personnes qui  ont perverti l'islam (sic)" Or il a osé les comparer aux croisés de l’Église catholique qui se rendirent en Terre Sainte pour libérer Jérusalem de l’occupation de la ville Sainte par les musulmans qui en interdisaient l'accès. Les pèlerinages étant interdit pour tous ceux qui vénéraient le berceau et du Judaïsme et du Christianisme. Dans le Coran Mahomet ne mentionne qu’une seule fois Jérusalem, ville qu’il haïssait.

Obama va jusqu’à dire : "Al-Qaïda et le groupe État islamique,(non pas DEASH comme l'écrivent les médias de France,mais  EIIL État islamique d’Irak et du Levant) ne sont pas des leaders religieux, ce sont des terroristes !"

Ce n’est pas sans quelques bonnes raisons qu’on le surnomme ‘‘islamophile’’. Il a récemment quitté une réunion au Pentagon, car des généraux les avaient décrits de musulmans. Il était furieux.

Le mot loup solitaire s'est substitué, sur ordre du Président, au terme terroriste dans toutes les communications officielles des divers départements, au sein de l'armée et des agences gouvernementales.

Donc ce 5 février, lors d’un « petit déjeuner » politico-religieux qui se tient annuellement à Washington, celui-ci a fait s'étrangler une partie de son auditoire chrétienPesant ses mots, Obama a rappelé que le christianisme aussi avait eu ses heures sombres : « Souvenez-vous des croisades et de l’Inquisition, ces gens qui commettaient de terribles choses au nom du Christ. Dans notre propre pays, l’esclavage a été trop souvent justifié au nom du Christ. » Source Le Monde : 19 février 2015 (journal sympathique au locataire du bureau ovale).

Accusé d'islamophilie Obama se retrouve en première page du quotidien NewYorkPost qui en a fait sa une : '' terreur islamique? Je ne vois vraiment pas ''

 

New York Post Obama ne voit pas.jpg

Commentaire trouvé sur Le Salon Beige :

"État islamique les USA" dixit Hillary Clinton dans son livre paru début juin 2014, « Hard Choices »’’ (des choix difficiles) Elle écrit : « nous étions d’accord avec les Frères musulmans en Égypte pour annoncer la création de l’État Islamique dans le Sinnaï et le remettre entre les mains du Hamas et une partie à Israël pour la protéger, adjoindre Halayeb et Challatine au Soudan, et ouvrir les frontières Libyennes du côté de Salloum . Il était même question d’annoncer la naissance de l’État islamique le 5 juillet 2013, et on attendait l’annonce pour reconnaître, nous et l’Europe ce nouvel État » Tiens donc !!!

Cela est confirmé par le Général V. Desportes qui, lors de son audition par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, déclare :

« Qui a créé ce monstre ? Ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs – dont certains s’affichent en amis de l’Occident – d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis. »Jejaumo

Je me pose toujours la question : qui connaît vraiment l’agenda du sieur Obama ? Les Américains ? Ils l’ignorent. La partisanerie, à courte vue hélas, risque de détruire l’Amérique. Beaucoup d’Américains se réveilleront désillusionnés de s’être entiché de lui, car pour plusieurs communautés (chapelles) il représentait un libérateur celui qui allait changer les mentalités. Ils seront les victimes d’un ventriloque habile qui aura su les endormir en encourageant le fractionnement des valeurs américaines et surtout en détruisant tout consensus et tout ce qui concourait au bien commun. Pour leur part, les chantres de la propagande se servent de l'industrie Holywoodienne tout comme les Castafiores qui s'époumonent à nous seriner les ukases du Maître de la Terre écoutez tous ces médias aux ordres qui parlent de la reprise économique. ils mentent dangereusement au peuple de ce noble pays, car il ni a pas, en réalité,  de relance encore moins de reprises de l’économie américaine. Sauf que le pays voit sa dette augmenter… Juste les prêts consentis aux étudiants. Ce sont des sommes pharaoniques, une politique qui frise l’irresponsabilité et met en action tous les signaux rouges qui devraient normalement sonner l'alarme, car se prépare l’anarchie qu’instaurent avec dextérité l’exécutif et les Tzars d’Obama. Tous les observateurs impartiaux savent que jamais les bénéficiaires de ses prêts ne seront capables de rembourser de leur vivant le capital ni les intérêts de ces prêts. On imprime des dollars, mais leur valeur équivaut à de la monnaie de singe. Si ce n'était que les barils de pétrole se négocient en dollars américains, l’Amérique serait comme la Grèce en faillite. Il n’est pas surprenant que les pays comme la Chine, l’Allemagne et plusieurs autres n’achètent plus d’obligations émises par la Fed ou la Banque centrale américaine. Il faut savoir que la dette américaine est en hausse constante et rien n’est fait pour réduire les dépenses. En 2011 les dépenses du gouvernement fédéral excédaient de 40% les recettes. Depuis, les impôts versus les nouvelles dépenses ne font que s’accroître. L’administration Obama a plongé l’Amérique sur la voie d’une faillite inéluctable. À cause du dumping de 12 millions de barils de pétrole par jour, l’offre étant supérieur à la demande son prix baisse, mais l'économie en réalité profile à l'horizon un effondrement qui affectera surtout la classe moyenne. Il faut savoir que sur la production du gaz de schiste aux États-Unis 20 % des exploitations américaines font du profit les autres 80 % vendent à perte.

 

Qu’est-ce qui le pousse à agir contre les intérêts mêmes du pays ? Il veut renverser le président Vladimir Poutine. Pourquoi ? Le président de Russie respecte et reconnaît les valeurs de notre civilisation et il ne cesse de rappeler que l’Occident se doit de reconnaître et respecter les racines judéo-chrétiennes qui ont fondé l’Europe de l’Oural à l’Atlantique.  Or Obama n’aime ni les fils de l’Ancien Testament ni les chrétiens. Son but est de détruire l’économie russe. Il pense qu’agissant ainsi il va provoquer une rébellion du peuple russe contre son président. Récemment un sondage en Russie nous apprenait que la popularité du Président Poutine atteignait plus de 85 % de l’adhésion de son peuple. On ne peut en dire autant du locataire de la Maison-Blanche. Il faut que tous les Américains, qu’importent les sensibilités qui les fractionnent, tous sont américains et jamais ils ne renieront leur histoire. Or sa politique extérieure, comme celle contre Bashar al-Assad de Syrie, et son ingérence en Ukraine nuisent à l’Amérique, au peuple et à la reprise de l’économie du pays. Le Canada, mais aussi les pays d’Europe voient le ralentissement de leur économie et que la croissance stagne voir qu'elle recule. Or, plusieurs pays sont incapables d’endiguer la croissance de leur déficit. Les mesures de rétorsion économiques contre la Russie se retournent contre eux. En fait elles ont des conséquences néfastes sur leurs exportations, car elles ne peuvent trouver d’autres débouchés.

Il ne faut pas se surprendre si plusieurs pays de l’U.E. se désolidarisent des volontés d’Obama qui ne respectent pas la souveraineté des pays, car elles ont des conséquences désastreuses sur l’économie de leur pays. Sur un autre volet commence à s’effriter le consensus de certains gouvernements d’Europe qui reconnaissent que vouloir ignorer Bashar el- Assad comme président de la Syrie est une erreur.

La grogne monte chez les travailleurs et producteurs de biens qu'ils ne peuvent plus vendre à la Russie. Les gouvernements ne peuvent plus jouer à l’autruche. Par exemple on sait que La Pologne n’entretient pas des rapports chaleureux avec la Russie, cependant les deux pays avaient des échanges commerciaux. Or en suivant Obama, la Pologne ne peut plus exporter sa production alimentaire vers la Russie. D’autre part les Polonais se demandent comment leur gouvernement peut donner 100 millions d’Euros à l’Ukraine, alors qu’il  ne verse aucune compensation aux agriculteurs polonais qui sont les victimes de la politique extérieure du gouvernement de Varsovie. L’Espagne est au bord du gouffre financier et proche est le risque que le pays se voit basculer en faillite.

Tous les gouvernements qui soutiennent les visées hégémoniques de la politique extérieure américaine le font aux dépens de leurs propres intérêts et surtout de leur population. Obama promet de menacer les récalcitrants et il entend les tenir en laisse comme des caniches, du reste il ne s’en cache pas. Où est le respect de la souveraineté des pays alliés? Qui osera défier la vision impérialiste d’Obama et reconnaître que l’EIIL est issue du corpus de l’Islam et que ses adhérents sont musulmans?

Chez lui a-t-il même le respect de la Constitution américaine et des deux chambres, les élus du peuple américain, tant au Sénat qu'à la chambre des représentants?

Nos médias répètent constamment que les républicains étant majoritaires empêchent Obama de gouverner. Désolé Richard Latendresse de LCN, mais les sénateurs et les représentants ont été élus par le peuple américain.

Il y a séparation des pouvoirs aux États-Unis et Obama devrait commencer par respecter la constitution et aussi accepter la volonté exprimée démocratiquement par le peuple des États-Unis.

Charles Éd. Durand

Source : Le salon beige, Le bulletin d'Amérique (P.Herlin).

Photos : Le Monde, NewYorkPost

tags:Geoff Earle, February 18, Pentagon, Petit déjeuner annuel chrétien, 5 février, Le Monde, terroriste, loup solitaire, pas d'amalgame, islamopholie, Bashar el-Assad, Hilary Clinton, Hard Choices, État islamique, faillite, Obligations de la Banque, Allemagne, Chine, Polonais, Euros, agriculteurs, Richard Latendresse, LCN, Constitution américaine, deux chambres, sénat, congrès.

10/09/2014

L'intégrale de l' INTERVIEW de Vladimir Poutine non censuré par TF1 (I)

 

 

Vladimir Poutine interview du 4 juins 2014 TF1.png

Interview intégrale de Vladimir Poutine sur Europe 1 et TF1 donnée le 4 juin 2014. La chaîne l’a censurée en le coupant d’informations importantes qui auraient respecté l'intelligence des téléspectateurs sur toute la question de l’Ukraine et la politique intérieure et extérieure de la Russie et quels en sont les grands axes. Existent-ils des ambitions de conquête concernant la Russie ? La gauche qui a la main haute sur les Médias, habile manœuvrière, aura tout fait pour discréditer et  diaboliser le Président de la Russie. Sur une durée totale de 41 minutes qu'elle s'était engagée à respecter, elle n’en aura gardé que 24 minutes. Vous remarquerez que l’un des intervieweurs le journaliste et éditorialiste Jean-Pierre Elkabbach est parfois agressif et interrompt à quelques reprises son collègue et sait être incisif envers le Président Poutine, mais cela est du pur Elkabbach.  Cet homme est habitué aux dépassements et forte geule, on peut le classer dans la catégorie des espiègles. Cependant on sent chez lui une admiration envers Poutine. En effet, ce président s’appuie sur la force des principes et n’utilise pas un langage aseptisé il dit la vérité. Le journaliste reconnaît en Poutine un grand chef d’État qui est transcendé par la fonction. Le journaliste se rend compte qu’il a un amour profond de sa patrie et de son peuple. En cela il est un grand. Obama, homme de peu d’envergure n’a pas d’autres ambitions,  pour le Canada et pour l’Europe que d’agrandir l’OTAN vers l’Est, dont l’Ukraine, en se servant d’eux, dont il se fout, pour étouffer la Russie, et conséquemment affaiblir et miner l’économie canadienne et a son plan pour l’Union Européenne qu'il veut placer sous le dôme américain. L’empire agonisant entend poursuivre des acquisitions d’entreprises ou proposer des Joints ventures (coentreprises où l’américaine détient la majorité des actions) ce qui permettra aux Industries américaines de gérer l’échéancier de la production, puisque le management relèvera de facto de la Maison Mère sise aux États-Unis. Bref, affaiblir l’Union Européenne. Les sanctions ordonnées par Obama contre la Russie affectent l’économie des nations européennes et celle du Canada et encore plus celle des États-Unis d’Amérique. En Espagne seulement les récoltes en Valencia pourrissent dans les champs. Qui en souffre ? Les petites entreprises agricoles,  çà et là les PME, comme Olymel au Québec qui doivent congédier une partie de leur personnel. Bref, Obama fait tout pour que l’économie des pays ne se relève pas de la crise économique. On se tire dans les pieds. Du grand Obama.

Voici donc l’intégrale de l’interview sans censure grâce au Kremlin qui l’a diffusée dans sa totalité. J’y joins le verbatim complet de l’interview, en français et en anglais. Il y a aussi une version espagnole j’en donnerai le lien.

 

Charles Éd. Durand

Interview de Poutine journalistes.png

 

                 Gilles Bouleau et Jean-Pierre Elkabbach

         http://rutube.ru/video/d14d048a39a24de90240a61adcc97d2d/ 

Le verbatim de l'entrevue de Vladimir poutine accordé le 4 juin 2014 provient du site : 

http://www.les-crises.fr/interview-poutine-scandale-des-c... 

Question (Bouleau) – Bonsoir, M. le président. Merci beaucoup d’accueillir Europe 1 et TF1 dans cette résidence, dans votre résidence de Sotchi pour cet entretien exceptionnel. Jeudi soir, vous serez reçu à l’Élysée par le président François Hollande et le lendemain, le 6 juin, vous participerez aux commémorations du Débarquement. Ce sera la première fois pour vous que vous irez sur les plages de Normandie. Mais c’est aussi la première fois qu’un président russe participera et sera invité à ces cérémonies. Qu’est-ce que cela vous fait en tant que citoyen russe d’être invité à cette commémoration exceptionnelle ?  

Vladimir Poutine – C’est un événement important pour l’Europe et le monde entier. Nous allons rendre hommage à ceux qui ont empêché les nazis de réduire l’Europe en esclavage. Je pense que la participation de la Russie à cette commémoration est chargée de symboles. Je veux dire par là que la Russie et les autres pays de la coalition antihitlérienne, y compris la France, étaient alliés dans cette lutte pour la liberté. La participation de notre pays a été très importante, voire décisive pour vaincre le fascisme.

Mais nous n’oublierons jamais non plus les combattants français de la Résistance, notamment ces soldats français qui sont venus combattre à nos côtés sur le front de l’Est, le front germano-soviétique. Et il me semble que c’est quelque chose qui doit nous rappeler notre passé et, en même temps, nous servir à construire nos relations d’aujourd’hui et de demain.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Justement, vous avez, avec la Russie, votre place sur les plages de la Normandie. Jusqu’à l’âge de quarante ans, vous viviez en Union soviétique. Vous avez vu son effondrement. Et vous participez, vous, activement à la renaissance de la Russie. Qu’est-ce que vous voulez ? Qu’est-ce que vous cherchez ? Votre stratégie est-elle une stratégie de dialogue ou d’expansionnisme et de conquête ? 

Vladimir Poutine – Non, bien sûr. Je suis persuadé que dans le monde contemporain une politique basée sur l’expansionnisme et les conquêtes n’a aucun avenir. Il est évident que la Russie, dans le monde d’aujourd’hui et de demain, peut être et doit être partenaire de ses alliés historiques dans le sens large du terme. C’est cela que nous voulons et nous allons continuer d’œuvrer en ce sens. C’est la seule manière dont nous pouvons concevoir nos relations avec nos voisins et tous les autres pays. 

Question (Elkabbach) – Mais vous voulez être l’avocat de la nation russe ou le symbole d’un nationalisme russe, d’un empire russe ? On se sait ce que vous avez dit quand l’Union soviétique s’est écroulée : « L’éclatement de l’empire soviétique a été la pire catastrophe géopolitique du XXe siècle. » Cela a été beaucoup interprété. Et vous avez dit : « Celui qui ne regrette pas l’Union soviétique n’a pas de cœur et celui qui veut la reconstituer n’a pas de tête. » Or, vous avez une tête. Qu’est-ce que vous proposez : le nationalisme russe ou un empire russe sur les frontières d’avant ?  

 

Vladimir Poutine – Nous n’envisageons ni de soutenir le nationalisme russe ni de reconstituer un empire. Quand je disais que la disparition de l’URSS était une des plus grandes catastrophes du XXesiècle, je parlais d’une catastrophe humanitaire avant tout. Je voulais dire qu’en URSS existait une population qui – quelle que soit son origine ethnique – vivait dans un pays uni. Par contre, après sa dissolution, 25 millions de Russes se sont soudain retrouvés dans des pays étrangers. Et cela a été une vraie catastrophe humanitaire. Ni politique, ni idéologique, mais un problème d’ordre humanitaire. Des familles ont été séparées, beaucoup de gens ont perdu leur emploi et se sont retrouvés sans ressource, sans moyen de communiquer. C’est là qu’était le problème.  

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) – Et à l’avenir ? Voulez-vous reconstituer l’empire dans ses anciennes frontières ou voulez-vous continuer à développer votre pays à l’intérieur de ses propres frontières ?  

Vladimir Poutine – Nous souhaitons développer notre pays à l’intérieur de ses frontières, bien sûr. Mais – et ceci est très important – comme d’autres pays dans le monde, nous voulons utiliser des moyens modernes pour devenir plus compétitifs, notamment grâce à l’intégration économique. C’est ce que nous faisons dans l’espace de l’ex-URSS dans le cadre de l’Union douanière et de l’Union eurasiatique. 

Question (Bouleau) – Président Poutine, alors que nous discutons ici un pays voisin qui n’est pas très lointain, l’Ukraine, est en état de guerre. Il n’y a pas d’autre mot. Les pro-russes affrontent ceux qui veulent garder les frontières actuelles de l’Ukraine. Qui va les arrêter et voulez-vous arrêter cette guerre ? 

Vladimir Poutine – Vous savez, personnellement, je ne parlerais pas de ces gens-là comme des pro-russes ou des pro-ukrainiens. Il y a des personnes qui ont des droits, politiques, humanitaires et ils ont besoin de pouvoir en jouir.   

Par exemple, en Ukraine, jusqu’à aujourd’hui les gouverneurs de toutes les régions sont encore nommés par le pouvoir central. Or, après le coup d’État inconstitutionnel qui a eu lieu à Kiev en février de cette année, la première chose que le nouveau pouvoir a tenté de faire était de supprimer le droit des minorités d’utiliser leur langue maternelle. Cela a provoqué une grande inquiétude chez une grande partie de la population en Ukraine orientale. 

Question (Elkabbach) –  Et cela vous ne l’avez pas accepté. Mais est-ce que vous dites, président Poutine, que nous sommes rentrés dans une nouvelle phase de la guerre froide, même glaciale entre l’Est et l’Ouest ? 

Vladimir Poutine – Premièrement, j’espère qu’il n’y aura pas une nouvelle phase d’une guerre froide. Deuxièmement, et j’insiste là-dessus, les gens, où qu’ils vivent, ont des droits et doivent avoir la possibilité de les défendre. Voilà ce qui est en jeu. 

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) – Y a-t-il un risque de guerre ? Maintenant, alors que des chars font route depuis Kiev, de nombreuses personnes en France se posent cette question : « Avez-vous été tenté d’envoyer des troupes à l’Est de l’Ukraine ? » 

Vladimir Poutine – Il s’agit d’un entretien ce qui suppose des questions courtes et des réponses courtes. Mais si vous êtes patient et me donnez une minute, je vais vous dire comment nous voyons les choses. Voici notre position. Qu’est-ce qui s’est réellement passé là-bas ? Il existait un conflit et ce conflit est survenu parce que l’ancien président ukrainien a refusé de signer un accord d’association avec l’UE. La Russie a une certaine position sur cette question. Nous avons estimé qu’il était en effet déraisonnable de signer cet accord, car il aurait eu un grave impact sur l’économie, y compris l’économie russe. Nous avons 390 accords économiques avec l’Ukraine et l’Ukraine est un membre de la zone de libre-échange au sein de la CEI. Et nous ne serions pas en mesure de poursuivre cette relation économique avec l’Ukraine en tant que membre de la zone de libre-échange européenne.

Nous en avons discuté avec nos partenaires européens. Au lieu de poursuivre avec nous ce débat par des voies légitimes et diplomatiques, nos amis européens et américains ont soutenu une prise du pouvoir armée et anticonstitutionnelle. Voilà ce qui s’est passé. Nous n’avons pas provoqué cette crise. Nous aurions voulu que les choses se passent autrement, mais après le coup d’État anticonstitutionnel – avouons-le, après tout…

Question (Elkabbach coupant Poutine) –  Mais on voit tant de tensions dans la vie politique. Pourtant, malgré cela, vous serez en Normandie pour parler de paix alors que Barack Obama continue d’exhorter l’Europe à s’armer.

 

Vladimir Poutine – Eh bien, il faut continuer de parler de paix, mais il faut comprendre les causes et la nature de cette crise. Le fait est que personne ne devrait être porté au pouvoir par un coup d’État anticonstitutionnel armé, plus particulièrement dans l’espace post-soviétique, où les institutions gouvernementales n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Quand cela s’est produit, certaines personnes ont accueilli avec joie ce régime tandis que d’autres, disons, dans l’Est et le Sud de l’Ukraine ne veulent tout simplement pas l’accepter. Il est essentiel de parler avec ces gens qui n’ont pas accepté cette prise de pouvoir au lieu de leur envoyer des chars, comme vous le dites vous-même, au lieu de tirer à partir d’avions des missiles sur des civils et de bombarder des cibles non militaires. 

 Question (Bouleau) –  Les États-Unis affirment détenir la preuve que, vous, la Russie, intervenez en Ukraine en laissant des combattants franchir la frontière et même en fournissant des armes à ce que les États-Unis appellent des sécessionnistes. Ils disent avoir des preuves. Vous croyez à ces preuves ?  

Vladimir Poutine – Preuves ? S’ils ont des preuves, ils n’ont qu’à les présenter. Nous avons vu, et tout le monde a vu, le secrétaire d’État des États-Unis agiter en 2003 au Conseil de sécurité de l’ONU les preuves de détention d’armes de destruction massive en Irak. Ils avaient montré une éprouvette avec une substance inconnue qui était peut-être n’importe quelle poudre…. Finalement, les troupes américaines ont envahi l’Irak, ils ont fait pendre Saddam Hussein, suite à quoi nous avons appris qu’il n’y avait pas, qu’il n’y avait jamais eu en Irak d’armes de destruction massive. Il y a donc une grande différence entre faire des déclarations et avoir des preuves réelles. Je vous le répète : il n’y a pas de militaires russes en Ukraine. 

Question (Elkabbach coupant Bouleau et Poutine) – Vous voulez dire que, là, ils sont en train de mentir les Américains ? 

Vladimir Poutine –  Ils mentent. Il n’y a pas de militaires, aucun instructeur russe dans le sud-est de l’Ukraine. Il n’y en a pas eu et il n’y en a pas. 

Question (Elkabbach) – Vous n’avez pas envie d’annexer l’Ukraine ? Et vous n’avez jamais tenté de déstabiliser l’Ukraine ?

Vladimir Poutine – Non. Nous ne l’avons jamais fait et ne le faisons pas maintenant. Et le pouvoir qui est aujourd‘hui en place en Ukraine devrait établir le dialogue avec sa propre population. Et pas à l’aide d’armes, de chars, d’avions et d’hélicoptères, mais en lançant des négociations. 

 

[Passage coupé]

Question (Bouleau) — Le nouveau président ukrainien a été élu le 25 mai par un vote démocratique. Considérez-vous M. Porochenko comme un président légitime ?

Vladimir Poutine — Je vous ai déjà dit et le répète : nous respecterons le choix du peuple ukrainien et nous coopérerons avec les autorités ukrainiennes. 

Question (Bouleau) – En d’autres termes, si vous le rencontrez le 6 juin sur les plages de Normandie, et si le président Hollande contribue à rendre possible cette rencontre, vous lui serrerez la main ? Lui parlerez-vous ?  

Vladimir Poutine – Vous savez, je n’ai pas l’intention d’éviter quiconque. Le président Hollande m’a gentiment invité à participer à cette commémoration en tant que représentant de la Russie, même si l’événement commémoré fut tragique. C’est avec joie que j’ai accepté son invitation et je suis reconnaissant au Président de m’avoir invité. Il y aura d’autres invités, et je n’en éviterai aucun. Je suis prêt à parler avec chacun d’eux. 

Question (Elkabbach) – Mais allez-vous rencontrer M. Porochenko ? Vous avez dit que vous ne travailleriez avec lui qu’à la condition qu’il ne soumette pas totalement à l’influence américaine.  

 

Vladimir Poutine — Je n’ai pas dit qu’il ne doit pas céder à l’influence américaine. Il est libre d’accepter l’influence qu’il désire. Les Ukrainiens l’ont élu et il est libre d’adopter une politique qui lui est propre. S’il choisit d’accepter la forte influence d’un pays tiers, libre à lui. Mais je ne le ferais pas…

SUITE À VENIR

LE 11 SEPTEMBRE

tags: Interview, Europe 1,  TF1 censure, Gilles Bouleau, Jean-Pierre Elkabbach, vidéo, Obama, Russie, Union-Européenne, Canada, OTAN, NATO, Crise économique, petites entreprises, PME, Olymel.

Photos : prise d'écran

Début de la 3ème guerre mondiale

We shall never forget

09/11/2001

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29/08/2014

Si Israël tombe, nous tomberons tous ! José Maria-Aznar ex P.M d'Espagne.

Lui il sait de quoi il parle et il n'a pas peur de mettre les chefs d'État d'occident devant leurs responsabilités envers leurs peuples en les obligeant à défendre l'avenir de notre civilisation. Qu'ils arrêtent d'obéir au Maître de la Terre et accessoirement président des États-Unis d'Amérique, Barak Hussein Obama, pays qu'il est en train de ruiner. Ne le suivez pas. Soutenir Israël c’est sauver la démocratie, notre avenir et la liberté. Et non se laisser endormir par la takia (l’art de tromper l’ennemi) que le musulman utilise avec habilité. Ils apprennent à mentir avant de savoir marcher et après ils vous tuent. J'exagère à peine! 

jose-maria-aznar-real-madrid.jpg

 

Sur la photo de M.  José Maria-Aznar vous aurez remarqué que sur l’emblème [armoirie] apparaît une petite croix sur la couronne, or celui-ci a été modifié, car sur le polo (pull) du Real Madrid désormais est affiché Fly Emirates. La petite croix sise au faîte de la couronne, symbole catholique, fut enlevée à la demande du nouvel associé du club de foot les Émirats arabes unis (Dubaï). Son retrait fut rendu possible grâce à la lâcheté, la soumission et à la perfidie du PM d’alors le socialiste José Luis Rodriguez Zapattero… qui n’aimait pas de toute façon voir une croix. Ici plus-bas voyez une photo de famille de ce dernier alors reçu à la Maison-Blanche par Obama. Le noir gothique semble être à l’honneur dans la famille Zapattero non ? Des pieds à la tête! 

Charles Ed. Durand

Zapatero et sa famille avec Obama.jpg

Dans le torrent d’incompréhension, d’hypocrisie et de haine qui frappe Israël, il convient de souligner la prise de position courageuse et lucide exprimée par l’ancien Premier ministre espagnol José-Maria Aznar dans le journal londonien « Times »[21 août] de jeudi. Le titre de l’article est déjà en soi éloquent, et reprend ce qu’avertissent en vain depuis longtemps certains dirigeants israéliens à l’encontre de l’Occident : « Si Israël tombe, nous tomberons tous ! ».

Il a payé de sa carrière la politique menée par son pays face au terrorisme : lors des élections qui suivaient de quelques jours les terribles attentats de Madrid, en mars 2004, le gouvernement Aznar tombait contre toute attente, donnant ainsi une victoire politique à Al-Qaïda, qui affirmait fièrement « que le peuple espagnol avait puni son gouvernement pour son soutien à l’Amérique ». Le nouveau Premier ministre, Luis-José Zapatero, annonçait immédiatement son intention de retirer les troupes espagnoles d’Irak.

Dans cet article retentissant, José-Maria Aznar appelle l’Europe « à refuser les appels à la destruction d’Israël, car le lien qui lie l’État juif à l’Occident est indispensable tout comme la collaboration entre Juifs et Chrétiens». L’ancien Premier ministre n’utilise pas la langue de bois : « La colère contre Israël à propos de Gaza est une immense erreur. Nous ne devons pas oublier qu’Israël est le meilleur allié de l’Occident dans cette région si tendue (…) Dans un monde idéal, l’arraisonnement du ‘Marmara’ ne se serait pas soldé par la mort de neuf personnes, dans un monde idéal, les soldats auraient été accueillis autrement, et dans un monde idéal, aucun pays – comme l’a fait la Turquien’aurait organisé et soutenu une expédition dans le but de mettre un pays ‘ami’ dans une situation impossible, sommé de choisir entre renoncer à sa sécurité et une confrontation avec le monde entier ».

Aznar accuse sévèrement les réactions des pays européens dans l’affaire de la flottille : « La colère aveugle exprimée par les pays européens leur a fait perdre toute notion de raison et de logique, qui aurait dû les faire aboutir à la conclusion suivante : Israël est un État légitimé par l’ONU, et dont l’existence ne peut être objet de discussion. C’est un pays aux racines démocratiques profondes, un pays dynamique, avec une société ouverte qui se distingue sur le plan culturel, scientifique et technologique. C’est un pays aux valeurs occidentales, mais qui se situe dans un environnement particulier, confronté à la guerre, aux attentats terroristes aveugles, et aujourd’hui, à la montée de l’islam radical et ses alliés qui œuvrent pour délégitimer son existence. Durant 62 ans, ce pays n’a pas connu une minute de tranquillité ».

Aznar avertit les Européens « que l’Islam radical et l’hégémonie iranienne ne constituent pas seulement une menace pour Israël mais pour le monde libre tout entier», et les accuse « de réagir à ces phénomènes de manière complètement erronée ». « Il est très facile d’accuser Israël de tous les problèmes du Proche-Orient », poursuit-il, « et j’affirme que certains en Europe vont même jusqu’à penser qu’il faudrait sacrifier Israël pour arriver à une entente avec le monde musulman, ce qui est une pensée stupide et à courte vue. Israël est notre première ligne de front dans un Proche-Orient menacé de chaos. Et si Israël tombait, nous tomberions alors tous. L’Europe me semble avoir oublié les raisons morales et stratégiques qui fondent le droit d’Israël à exister, et malheureusement, j’ai l’impression que les États-Unis (sous Barak Hussein Obama) commencent à aller dans la même direction ».

Et de conclure de manière magistrale : « Abandonner Israël à son sort aujourd’hui serait la plus belle preuve de la profondeur de notre vide, et nous devons à tout prix empêcher que cela arrive. Nous devrions nous inquiéter de notre attitude agressive envers Israël, car elle reflète la perte de nos valeurs occidentales. La force d’Israël est la nôtre, sa faiblesse sera la nôtre. »

L’ancien Premier ministre espagnol explique à la fin de son article que ce sont toutes les raisons évoquées qui l’ont poussé à lancer l’initiative du mouvement « Les amis d’Israël», duquel feront partie notamment David Trimble, Prix Nobel de la Paix et ancien Premier ministre d’Irlande du Nord, John Bolton, ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU, Alejandro Toledo, ancien président du Pérou, Marcello Pera, ancien Président du Sénat italien, Piama Nirenstein, politicienne et écrivain italienne, l’homme d’affaires Robert Agostinelli et le penseur catholique américain George Weigel.

« Le but de ce mouvement n’est pas de juger ou de soutenir la politique suivie par Jérusalem, mais de soutenir de toutes nos forces le droit d’Israël à exister et à se défendre, et de nous opposer aux États et aux organisations internationales qui sapent sa légitimité. Si la partie juive de notre héritage disparaît, nous, chrétiens sommes perdus. Que nous le voulions ou non, nos destins sont liés».

auteur: Rony Akrich

source: Tel-Avivre

ADDENDA Je me souviens...

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Photos: Archives personnelles.

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