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22/06/2011

Claude Léveillé, grand mélodiste est mort le 9 juin 2011 à l'âge de 78 ans.

 

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Salut le grand Claude,

Oui, j'ai fredonné ses chansons dès mes vingt ans.

Sur mon cheval blanc, je t'emmènerai défiant le soleil et l'immensité. Voilà une chanson que j'ai toujours aimée. À mon avis, elle est l'un de ses chefs d'oeuvre. Son rythme est saccadé et la ligne mélodique nous emmène sur des prés sauvages dans la campagne. Il est en selle sur le cheval au galop, ses sabots courant à travers ces herbes folles, et son visage est empourpré par le vent frais qui siffle sur la plaine. Il écrivait son livret et les sonorités harmoniques lui donnaient souffle et vie. En ce domaine, il fut sûrement l'un des plus grands. Regardez-le dans Frédéric. Il plante le décor dans la maison... autour de la table ça riait discutait pendant que maman nous servait. Quelle vie dans la maison! La bonne humeur y régnait. 


Il raconte en ses chansons le monde de son temps. Il me fait penser à ces séries télévisées des années cinquante : la famille Plouffe et la plus ancienne : Les vraies histoires des pays d'en haut : Un homme et son péché de C-H. Grignon. Il nous fait entrer dans cet univers de ce temps que même un jeune aujourd'hui découvrirait et goûterait l'ambiance familiale joyeuse qui régnait à l'époque. Le décors c'est le lieu de vie...du Québécois simple de ces années où tout grouillait, autour de la table, dans les familles. On n'était pas riche mais l'on s'aimait bien...


La famille était tricottée, serrée et chacun donnait son coup de pouce afin d'alléger la charge de la mère ou le fardeau du paternel. En ville à l'époque un ouvrier travaillait de 45 à 55 heures par semaine. Oui, même pauvre, on mangeait bien. On ne s'endimanchait que le dimanche pour aller à la messe et le samedi soir on se mettait sur son 36 pour aller au cinéma avec sa ''blonde''et puis on se ramassait tantôt pour danser sur la musique du juke-box ou encore on allait veiller et chanter, près du piano mécanique ou a capella, chez l'un ou l'autre, les chants populaires du terroir que l'on trouvait dans Les cahiers de la bonne chanson, de l'abbé Gadbois.

Oui Claude, je t'entends fredonner ces airs qui nous ressemblaient et nous disaient.

Comment oublierais-je ce Monument ?

 Allez, au revoir Claude.

 Charles Ed. Durand   ce 22 juin 2011



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