Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/07/2011

Les personnalités politiques qui marquèrent l'histoire du Québec de 1960 jusqu'à nous

Toute cette période sur Daniel Johnson que succinctement raconte Sylvain Marcoux est factuellement vrai, mais son interprétation sur le parcours de René Lévesque dans l'armée américaine s'apparente à une théorie du complot à laquelle je ne peux souscrire.

Je n'y reviendrai pas. Il y a, à la fin de son texte, une affirmation qui est totalement fausse concernant Claude Morin.1) En fait Lévesque ignorait totalement que Claude Morin fut un agent double de la GRC. 2) Il y en avait un autre qui aurait été membre du conseil des ministres et dont le nom ne sera jamais divulgué et qui aurait eu une grande influence sur René Lévesque 3) M. Jacques Parizau avait été pressenti, comme membre de l'équipe des conseillers qui se rendraient négocier à Ottawa, mais sous les pressions conjuguées des deux, Lévesque allait l'écarter. 4) Ayant eu vent par un ministre du Saguenay-Lac Saint-Jean, après la nuit des longs couteaux, que dans son entourage deux de ses familiers, dont un ministre, étaient en fait des agents doubles. En effet, ces factotums ne pouvaient pas ignorer ce qui se tramait dans les coulisses mais n'en dirent aucun mot à Lévesque. L'information est venue d'un membre de l'entourage de Jean Chrétien et d'autres sources validèrent ce coup de tonnerre au sein du PQ.

On ignore toujours le nom du deuxième.

Toute cette tragédie allait déclencher la chute inexorable de l'équilibre psychique du PM. Il tomba en une profonde dépression, un ''burn out'' alors qu'il était toujours premier ministre du Québec. On se rappellera les démissions fracassantes de ministres et non des moindre.

Il a fait confiance aux modérés !!! N'oublions pas qu'il était de Gaspésie et avait poursuivit ses études à Québec. Il vivait à Montréal mais craignait la mentalité des Montréalais. Oui, il admirait Parizeau mais on lui disait qu'il était un émotif peu diplomate...! et qu'il pouvait nuire...car trop radical...Pourtant quelle pointure!

Je crois nécessaire ici d'ajouter que René Lévesque était contre la Charte de la langue française; ce fut lors d'un séjour à Ogunquit, dans le Maine, avec Camille Laurin que Lévesque accepta, malgré ses réserves premières, d'appuyer la Charte de la langue française qui deviendra par la suite la Loi 101. Elle fut rédigée par deux équipes de juristes, l'une de tradition britannique et l'autre s'inspira du droit français. Ajoutons que Camille et René étaient accompagnés de leurs épouses et d'un garde du corps de la SQ.

Faisons un grand saut pour arriver à l'avènement de Parizeau. Il devint le chef du PQ. Le premier projet de loi qu'il présenta à l'Assemblée nationale porta sur la carte de l'électeur. Or celle du conseil des ministres qui fit en sorte de bousiller la portée du projet de loi et qui donna le coup de grâce à la carte de l'électeur, ( il suffirait désormais que d'une attestation de résidence, un bail ou la carte d'assurance maladie) est l'actuelle chef du PQ. Si bien que l'on a pu se faire voler l'élection à la fois par des immigrants, qui étaient au pays depuis moins de six mois, et d'autres canadiens des autres provinces qui se firent inscrire, comme étudiants dans des universités du Québec, dans plusieurs comtés.

Cette nouvelle mouture du projet de loi sur la carte de l'électeur était trouée comme un fromage Emmental.

On connaît la suite + 48,000 voix séparent le Non du Oui.

Désolé, mais pointe désormais le début du déclin du Québec. Il faut voir la chute, implacable des natalités au Québec, commencée dès l'adoption de l'avortement. Nous assistons au non renouvellement des générations et à la décroissance de la population canadienne-française au Québec, versus les immigrants dont une bonne partie refuse de s'intégrer car venant d'une culture totalement étrangère à la nôtre, qui est Occidentale, et qui ne cesse de réclamer des droits pour elle. Et nos élites de gauche recommandent de nous ouvrir et de nous soumettre au nom de la tolérance.

Désolé mais c'est le début de la fin de notre peuple, de ses racines et de sa filiation à une grande civilisation gréco/ judéo/chrétienne; de toute façon la majorité de nos leaders souverainistes la rejete. Il faut rejeter tout ce passé qu'ils (elles) appellent la Grande Noirceur. On est né, selon ces croque-morts, dans les années soixante. Et l'on disparaîtra fort probablement en ce début du XXI ème siècle libéré de toute contrainte et tabous sauf si nous consentons à faire un exercice libérateur une remise en question de ces valeurs qui nous détruisent.

Hier le 6 juillet, j'écoutais un humoriste raconté que son paternel l'avait obligé à aller dans les camps naturistes jusqu'à l'âge de douze ans, mais que lui jamais il ne ferait jamais subir cette expérience à son garçon. Les ''Bébés boomers'' perdent de leur attrait et c'est bon signe. Espérons qu'une nouvelle jeunesse décidera de se sortir de ces obsédés du sexe et voudra découvrir autre chose de plus signifiant et normal et emballant que juste de courir après des jouissances éphémères, ce consumérisme qui ne satisfait jamais et ne comble jamais le vide. L'amour c'est bien autre chose. Puissent-ils avoir cette juvénile curiosité de connaître l'histoire de leurs ancêtres, ceux et celles qui défrichèrent cette Nouvelle-France et bâtirent ce CANADA et puissent-ils découvrire ces racines chrétiennes ce qu'elles signifiaient pour leurs devanciers.

Je veux commenter sur un autre point concernant Wall Street versus St James street. Si Lévesque et Parizeau se sont rendu à New York c'est sous les conseils d'un courtier (pour la petite histoire ce trader sacrait comme un bûcheron) qui s'occupait des investissements des communautés religieuses et qui leurs avait refilé le tuyau et quelques bonnes adresses, nos deux lascars arrivés dans la Big Apple obtinrent en moins de 10 minutes les quelques centaines de millions nécessaires pour le rachat des compagnies d'électricité au grand déplaisir de Bay Street et surtout de St James et de la Bank Of Montréal qui tous alors venaient de voir voler en éclat leur monopole sur les émissions d'obligations du Québec.

Concernant Paul Desmarais il était dans la jeune trentaine à l'époque et devenu le propriétaire de Voyageur. Plus tard il allait devenir ce puissant holding financier Power Corporation mais pas au moment de la nationalisation de l'électricité. Le décrire comme le père du bashing Québec c'est trop facile. Eh oui il était fédéraliste mais celui qu'il admirait le plus comme économiste c'était Jacques Parizeau et il voyait en René Lévesque un homme intègre.

N'oublions jamais que lorsque Trudeau vit que Paul Desmarais appuyait la Caisse de Dépôt et placement du Québec pour acquérir Canadair le gouvernement fédéral passa par le Sénat pour empêcher par une loi qu'ils en deviennent propriétaires. Interdiction fut faite à la Caisse d'investir dans tous les secteurs liés au transport. La Loi S-60 je crois ? Une première. Le Parlement fédéral était ignoré par Trudeau qui passa directement par le Sénat. C'est ce que l'on appelle de la dictature certes pas de la démocratie.

Aujourd'hui l'on se demande pourquoi la C de D et P du Québec investit à l'étranger. Il faut aller là où c'est rentable. Ici, d'ici moins de cinq ans, on n'arrivera pas à remplacer cette main d'œuvre qui prendra sa retraite. Pas étonnant de voir de grandes entreprises aller sous d'autres cieux où il y aura de la main d'oeuvre disponible. Pas parce qu'elles n'aimeraient pas mieux demeurer au Québec mais elles savent que certains immigrants n'arriveront jamais à s'intégrer dans le marché du travail selon notre culture du travail. Les dirigeants ne sont pas des dupes ils voient ce qui se passe ailleurs en Europe et ils ne veulent pas se retrouver avec cette problématique d'avoir à toujours subir les pressions d'un communautarisme qui exige des accommodements déraisonnables, nuisibles à la rentabilité et à la production. Hélas, nos politiques font mine de ne rien voir, ils ont si peur d'être accusé de racisme et autre ismes. Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Je joins cet article de Sylvain Marcoux. J'espère qu'il ne m'en tiendra pas rigueur et que vous saurez l'apprécier.

Charles Ed. Durand ce 8 juillet 2011

 

De: Sylvain Marcoux

Auteur du « Manifeste Canadien, pour un Kébek souverain »


http://www.zocial.tv/today/ People/18665198/pierre- bourgault-traite-ren-lvesque- de-maudit-pais


L’IMPOSTURE PÉQUISTE (L’ORIGINE…)

René Lévesque fonda le «Mouvement souveraineté-association» en 1967 qui un an plus tard alla devenir le Parti québécois. Les médias en fire sa figure de proue pendant plus de 20 ans avant d’en faire par la suite une quasi icône… Idem pour les chantres actuels du PLQ, y comprit le PM Jean Charest qui ne manque pas de l'encenser lorsque l'occasion se présente comme étant une figure de «tolérance» aux côtés des actuels chefs péquiste …

Mais d’abord, il faut savoir que «Ti-poil» occupa, en 1944-45, le poste d’agent de liaison, au grade assimilé à celui de lieutenant, au sein de « l’Office of War Information » (OWI), c’est-à-dire au sein du « Bureau de propagande de la guerre des États-Unis d’Amérique ». Ce bureau fusionna avec l’« Office of Strategic Services » (OSS) pour former la «Central of Intelligence agency» (CIA) en 1947. À la fin de la Guerre de 39-45, le « Service international de la Société Radio-Canada », succursale francophone de la propagandiste impérialiste « British Broadcasting Corporation » en Amérique du nord britannique devint son nouvel employeur jusqu’à son engagement politique au sein du PLQ en 1960.

Grâce à l’appui « surprise » des financiers de « Wall Street » et au détriment des traditionnels financiers Anglais de la rue St-Jacques, son passage au Ministère des Ressources hydraulique suite à la victoire du PLQ de Lesage lors de l’élection référendaire de 1963 lui permit de nationaliser 11 compagnies de production et de distribution d’électricité au Québec. Cette « prise de contrôle publique» à fort prix (et non expropriation… ) permit ainsi à « Power Corporation » de devenir un des plus puissant holding financier propagandiste fédéraliste « canadian » et commanditaire de «québec bashing»…

Le 14 octobre 1968, soit seulement deux semaines après le décès tragique (officiellement, une crise de coeur...) lors d'une visite ignogurale (en présence de Lévesque) au chantier du barrage Manic 5 du Premier Ministre Daniel Johnson (père) naît le Parti Québécois. Curieusement, le Parti de l’Union Nationale, alors au pouvoir à Québec, venait de mettre sur pied un comité constitutionnel formé de représentants de toutes les provinces dans le but d’adopter une véritable constitution canadienne écrite par des Canadiens et pour les Canadiens (y comprit les Canadiens-français). Dans son manifeste de 1965, «Égalité ou Indépendance», Johnson ne passait pourtant pas par quatre chemins advenant l’échec des négociations entourant les travaux de ce comité;

‘Il ne peut y avoir d’égalité culturelle sans autonomie culturelle. Et il ne peut pas y avoir d’autonomie culturelle sans autonomie politique. Il faut une patrie à la nation canadienne-française. Si elle ne parvient pas à se réaliser politiquement d’un océan à l’autre, dans un fédéralisme nouveau et binational, elle n’aura pas d’autre choix que de faire l’indépendance du Québec’.

Le 6 octobre de la même année, Johnson avait prévu de visiter le Général de Gaule à Paris, eux qui avaient alors tissé de fort lien diplomatique et instauré une coopération pour le développement culturel, technologique et industriel. Johnson avait l’intention de réinviter le Général au Québec. Les médias auront simplement retenu cette phrase du passage du Général au Québec en 1967 ; « Vive le Québec libre ! ». Mais dans les faits, il y avait plus ;

‘Si vous saviez quelle confiance la France réveillée, après d'immenses épreuves, porte maintenant vers vous. Si vous saviez quelle affection, elle recommence à ressentir pour les Français du Canada. (ovation)

Et si vous saviez à quel point, elle se sent obligée de concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C'est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson (ovation) des accords, pour que les Français de part et d'autre de l'Atlantique travaillent ensemble à une même œuvre française. (ovation) 

Et, d'ailleurs, le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l'étonnement de tous et qui, un jour, j'en suis sûr, vous permettront d'aider la France. (ovation)

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j'emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu'elle en vaudra mieux.


                            Vive Montréal ! Vive le Québec ! (ovation)

Vive le Québec... libre ! (très longue ovation)

  Vive le Canada français ! Et vive la France ! (ovation)’

»

La classe politique fédéraliste en fut évidemment scandalisée, forçant même le Président à retourner manu-militari en France sans passer par Ottawa. Quant à cet homme qui deviendra la figure de proue du Parti québécois, il fut lui aussi scandalisé par cette ingérence d'un chef d'État étranger dans les affaires internes du Canada et se rangea à 100 % derrière la condamnation sans appel de son chef Jean Lesage qui accusera Johnson d’avoir inspiré De Gaulle d’avoir tenu des propos « séparatistes »… Cette condamnation sans appels de Lévesque envers De Gaulle fait donc suite à ce discours du 24 juillet 1967 qui venait de donner un véritable élan aux mouvements véritablement nationalistes québécois tel le fut à cette époque l’Union Nationale…

Pourtant, il quitta le Parti libéral le 14 octobre 1967 pour fonder le Mouvement souveraineté-association (MSA) le 19 novembre de cette même année… où plus de 400 délégués du Québec se réunirent à Montréal autour de lui afin de structurer et organiser les appuis à la souveraineté-association.

Les négociations sur la fusion du RIN au M.S-A. n’aboutirent cependant pas devant l’intransigeance de René Lévesque sur la question de l’association avec le reste de l’Amérique du nord britannique de même que sur la question de l’imposition d’une seule langue officielle au Québec. Une résolution, soutenue par l’exécutif du RIN, proposa alors la dissolution pure et simple de ce parti et suggéra l’intégration individuelle de ses membres dans les rangs du PQ. L’approche stratégique à court terme était en fait de se rallier à une plus grande coalition regroupant diverses familles idéologiques et qui pourrait faire progresser l’idée de souveraineté dans l’opinion publique grâce à la visibilité de politiciens devenu professionnels comme Lévesque.
Lévesque sut s’entourer d’hommes tels Claude Morin qui fut tout comme lui, aux services de la S.R-C durant les années 50… pour ensuite devenir le principal rédacteur des discours du premier ministre Jean Lesage jusqu’à la défaite du PLQ en 1966. En 1963, Morin organisa un tout nouveau ministère, celui des Affaires fédérales-provinciales du Québec. Nommé sous-ministre, Morin sut conserver son poste sous Johnson, Bertrand et Bourassa… mais décide de joindre les rangs du PQ en 71, allant même à être élu membre de l’exécutif de ce parti en 72 !
Lors du congrès du PQ de 74, Morin réussit à faire changer la stratégie du parti qui était jusque là de réaliser la souveraineté étatique par une simple victoire du PQ à celle dite de «l’Étapiste»… consistant à soumettre une série de référendum à la population du Québec suite à une victoire péquiste. Élu en 76 lors de la victoire péquiste, Lévesque le nomme ministre des Affaires intergouvernementales.
Nous savons aujourd’hui que Morin entretenait des relations avec la GRC et ce dès 1974… et qu’il perpétua ces rencontres alors qu’il était ministre dans le cabinet Lévesque. Ce que Lévesque savait et tolérait.[]

Sylvain Marcoux

Auteur du « Manifeste Canadien, pour un Kébek souverain »

 

Commentaires

Denis Vaugeois savait

En avril 1981, soit six mois avant que Loraine Lagacé ne parle de l'affaire Morin au bureau du premier ministre, René Lévesque confie au ministre Denis Vaugeois qu'il sait depuis 1975 que Claude Morin collabore avec la GRC. Denis Vaugeois est un proche de Claude Morin. Le premier ministre s'est donc senti autorisé à lui parler de cette affaire dans le cadre d'une discussion générale qui, par ailleurs, portait sur bien d'autres sujets. Denis Vaugeois a accepté de m'en parler.

Louis Bernard, qui fut secrétaire général du gouvernement, s'exprime pour la première fois au sujet de cette affaire. Ayant été informé par moi que mon enquête me permettait d'affirmer que René Lévesque savait depuis 1975, il m'a déclaré, en entrevue: «[...] Morin, c'est vrai, a fait des allusions [aux rencontres de la GRC], puis il l'a répété [...]. Mais d'après moi, Lévesque n'a pas attaché d'importance à ça. René Lévesque disait: "Morin s'amuse."»

Plus clairement que jamais, Yves Michaud raconte qu'il se souvient même du moment où, en 1975, Claude Morin a rencontré René Lévesque pour lui parler de ses activités secrètes. Morin va ensuite en parler à Michaud, étonné de l'attitude de René Lévesque.

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/2/rene-levesque-a-t-il-su-avant-1981-que-son-ministre-claude-morin-collaborait-avec-la-grc-l-histoire-s-ecrit-lentement

... et il n'y a aucune «théorie» du complot» concernant la passage de Lévesque au sein du OWI, ancêtre de la CIA...
Ce n'est qu'un fait. Agent de liaison. Pour qui sait lire...
Agent de liaison et correspondant de guerre pour l'armée américaine en 1944 et en 1945 à l'Office of War Information.
http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/levesque-rene-4219/biographie.html

Cordialement,
Sylvain Marcoux

Écrit par : Sylain Marcoux | 10/09/2011

Les commentaires sont fermés.