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06/03/2012

Les aliens se déploient au Québec...la rupture de notre civilisation. L'autorité (2)

1a2c4577d2d6f62202349cfc2a7734f4 (2).jpegLe 14 février j'écrivais un premier article où j'indiquais que j'allais essayer de développer certains thèmes esquissés comme sur l'autorité. Je n'explorerai pas toutes ses facètes ni tous les aspects ni ne multiplierai les exemples car ils n'ajouteraient rien mais seraient fastidieux. Le format d'un blogue ne permet pas d'écrire une brique de 700 pages. Comme il faut commencer tentons de cerner l'époque. On convient que tout débute dès le début des années soixante. Observation qui va de l'Amérique avec ses écrivains comme Jack Kérouac de la'' beat generation'' et l'être et le néant livre dans lequel Jean-Paul Sartre développera sa philiosophie sur l'existentialisme... Puis je parlerai de ceux qui naquirent à la fin de la deuxième guerre mondiale  et constituèrent désormais une force qui allait bousculer les traditions et les tabous. l'Église catholqiue avec Vatican II allait aussi ouvrir l'Église vers le monde non pour lui apporter l'évangile mais pour se laisser imprégner par le monde qui parlait de liberté sexuelle à tout crin. Puis ici au Québec naissait le nationalisme issu de l'école du chanoine Groulx. Dans les années cinquante les familles étaient encore nombreuses. Une jeunesse poussait mais elle était encore encadré par les institutions scolaires catholiques et dirigées par des religieux(ses). L'avènement de la Télévision serait diffusée partout au Québec et contribuerait à la naissance et à la conscience que les Québécois francophonnes formaient un peuple ayant non seulement une langue mais des traditions communes. Une nation est née. Les régionalismes n'allaient pas disparaître mais la jeunesse portait son regard au-delà de son patelin ou, pour dire comme en cette époque, de la paroisse. Puis parrurent des séries d'articles pour dénoncer la puissance de l'Église. Des quotidiens comme le Devoir menèrent une charge contre l'accointance du PM Maurice Duplessis avec la hiérarchie catholique. Ce que des Gilles Duceppe appelèrent la Grande noirceur. Faisons bref. Le bouillonnement de la marmite allait exploser puis éclateraient les cadrans tant les aiguilles dépasseraient le seuil de la dangereusité, on risquait l'explosion. L'encadrement existant dans les institutions académiques allait connaître un déclin puis disparaîtrait avec l'évincement des frères et des religieuses. Cela ne s'est pas fait sur une longue période. La Télévison allait jouer, je l'ai dit, un grand rôle dans la communication et à répandre les grands bouleversements et soudain tout allait à l'accéléré. Le monde de l'éducation allait voir apparaître le Ministère de l'Éducation Nationale. Oui, cela sera la pire catastrophe dont on refuse de voir encore de nos jours son impérialisme sur la conscience des jeunes enfants. Son mandat est de détruire l'autorité parentale. La famille traditionnelle est dénigrée et attaquée de toute part.

Quand se manifestèrent les attaques à l'autorité ? Ce fut comme une déferlante un  tsunami qui allait détruire toutes les structures de la société. La contestation du monde étudiant allait se voir en France et aussi sur les campus universtaires américains. Le Québec n'y échapera pas, disparaîtra le cours classique pour être remplacé par les deux années de CEGEP puis de là l'entrée à l'université. J'ai écrit ailleurs les désastres de cette réforme qui perdurent toujours : le nivèlement pas le bas et la disparitiion de la culture classique, l'apprentissage des langues grec et latine sans oublier la grammaire française. L'analphabétisme y compris religieux mais aussi l'ignorence de notre histoire et la batardisation du français parlé et de son écriture. Il faut écouter le langage parlé par les nouvelles générations comme me l'ont fait remarquer des Roumains il y a quelques années ( 20 ans). Les filles parlant plus mal que les garçons.

Comment se manifesta l'abolition de l'autorité? par où elle a commencée ? Prenons les attaques constantes sur le paternalisme qui envahirent les ondes de la radio. Personne ne parlait du matriarcat mais on démonisait le paternalisme. L'Église fut visée puis le père que l'on dénonçait. On passa même des lois pour que des jeunes adolescents puissent aller porter plainte au poste de police à l'encontre du père s'il avait été battu.(même si la dénonciation était exagérée) Concernant le statut de la femme, il est vrai que sur le plan juridique et financier la femme était dépourvue de droits. Il est aussi vrai que des femmes au foyer étaient souvent plus responsables que le mari qui allait boire sa paye à la taverne.  Combien de femmes durent travailler afin d'assurer que le loyer soit payé et aussi qu'il y ait de la bouffe pour la progéniture non seulement parce que le mari était irresponsable mais que la mère était veuve. Ce furent des femmes admirables. Ici je ne traiterai pas du féminisme doctrinaire. On a dessiné un portrait caricatural et dénigré le rôle de la femme au foyer. On a commencé par dire que si elle avait moins d'enfants il y aurait de grande chance pour que deux enfants puissent arriver à avoir accès à des études supérieures voir universtaires, que les côuts seraient diminués et s'ouvriraient des perspectives de carrière pour la jeunesse. Or on constate de nos jours que rien de cela ne s'est concrétisé. Tout n'était que du vent et cette opinion fut présenté comme un axiome et passa comme lettre à la poste.  Puis arrivèrent les polyvalentes. La mixité dans les écoles. Je veux ici ouvrir un aparté sur le plan de la chanson et des groupes. Qui ne se souvient des groupes rocks populaires qui arrivaient dans les hôtels et brisaient tout le mobilier et jetaient par les fenêtres les lampes etc. On en parlait dans les journeaux et parfois à la télé. On pouvait voir les dégats qu'ils avaient commis c'était présenté comme excentricité mais en fait c'était le non respect du bien d'autrui. On s'abrogeait le droit de faire ce qui nous passait par la tête. Plus de tabous et l'autorité était bafoué. Quelles étaient les réactions ? L'autorité ayant été mis-à-mal on se contentait de leur présenter et de réclamer le paiement de la facture. Souvent ces groupes rock ne dédommageaient rien. Des adultes se comportaient en adolescents attardés. Il est vrai que certains professeurs voir des parents refusaient d'être en autorité et d'assumer leur responsabilité. Ils étaient copains/copains et se laissaient tutoyer. Plus de tabous et plus de respect et l'autorité on s'en balançait. Oui beaucoup démissionnèrent et n'assumèrent plus leur autorité, la peur commençait à infiltrer le subconscient. Vrai dans les classes comme dans les foyers où le laxisme est hélas trop souvent la règle. Si un père te demande où tu vas il t'aime mais s'il ne te pose pas la quetion alors c'est que cela dérange son confort ou qu'il a démissionné comme paternel. 

Je veux ici relater un incident qui révèle le peut de respect des étudiants qui manifestèrent contre les bourgeois et l'institution où ils étaient inscrits. Voilà cela s'est passé ici à Montréal fin des années soixante :- l'occupation de l'École d'architecture de l'Université de Montréal située alors sur la rue Sherbrooke près de Saint-Urbain. Il y avait là une momie égyptienne dans le vaste Hall d'entrée, pas une réplique mais une authentique. L'une des manifestantes, assez forte de taille, s'est assise lourdement sur le sarkophage(on l'a vu dans un documentaire) de tout son poids et a fait éclater la vitrine de protection. Autant dire que la momie a disparue et est devenue poussière.  Dorénavant la femme pouvait s'extraire de sa nature de femme et enfin être pareille à l'homme... mais là celui des cavernes. Dans nos polyvalentes on a vu ce qui s'est passé et l'on voit encore les dégâts que la mixité engendra. Dès l'entrée en vigueur de la mixité on vit surgire une multiplication de problèmes. Les garçons n'avaient d'yeux que pour les filles et les résultats académiques s'en ressentirent pour eux et bien sur à la baisse. J'en reparlerai en un prochain article. Dans les polyvalentes il n'y avait plus d'encadrement, plus de titulaires de classe et aucune activité en dehors des heures de cours. Les élèves sortent de classe sans permission et quittent l'école sans que les profs ne s'en formalisent, puis avec le temps on vit apparaître le taxage, l'intimidation puis l'explosion de la liberté sexuelle. Les cours de sexologie contribuent avant tout à dénaturer l'amour, sujet dont on ne parle pas. On s'en tient à l'acte sexuel et l'on insiste beaucoup que lors de vos expériences sexuelles les partenaires se préoccupent de la transmission des MTS, donc il faut se protéger. Maintenant abordons la question de la surveillance dans les polyvalentes. Les professeurs se tiennent comme des pingouins en cercle on dirait le film les empereurs, ils ne regardent même pas les étudiants. Qu'un feu se déclare dans un casier ils ne bougent même pas. Et si il ya des batailles ils n'entendent rien sauf quelques uns qui vont réagir mais ils sont minoritaires.

Comment un étudiant au Québec peut-il être motivé à étudier quand le programme des cours est concu pour les filles ? Hurlez mais c'est la stricte vérité. Pourquoi prescrit-on tant de ritalins à nos garçons ? Ce sont des gars ils grouillent or facile à comprendre ils dérangent la prof. Il faut savoir que 75 % du corps enseignant sont des femmes alors quand l'étudiant est agité la professeure perd le contrôle. Oui l'absence de professeurs masculins signifiants, tant au primaire qu'au secondaire, est sûrement un des facteurs du décrochage scolaire chez les garçons. Rien de cela n'est faux. Un portrait n'est pas une abstraction, je ne m'appelle pas Picasso.

Je dirais que même des parents n'exercent plus l'autorité. Nous voyons les dommages que cette absence, d'assumer cette responsabilité de premiers éducateurs de leurs enfants, cause. Vous pouvez tout donner de l'argent, acheter tout ce qu'il demande, qu'il suive la mode mais si vous ne les aimez pas alors vous ne les corrigerez jamais et ils s'en rendent compte. Faux de dire que l'enfant est raisonnable et que juste s'expliquer avec lui va le faire comprendre. Il apprend très tôt à manipuler ses parents et il connaît les lois et ses droits. Il faut que l'on y réfléchisse et que l'on accepte de se remettre en question.

Charles Ed. Durand

tags: autorité, guerre, Jack Kérouac, Beat génération, Jean-Paul Sartre. l'existentialisme, Ministère de l'Éducation nationale, Ritalin, corps enseignant, Polyvalente, pingouins, désintérête de l'étuduiant. Paternalisme, mère au foyer, sarkophage, momie égyptienne, mixité, éagalité ou pareille, garçon abandonné, Lionel Groulx, nationalisme, télévision, le Devoir.

 

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