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17/11/2012

Le laïcisme est le compagnon de lit le plus présentable du communisme.

Francis George.jpgL'hymne officieux de la laïcité est aujourd'hui la chanson de John Lennon "Imagine", dans laquelle nous sommes invités à imaginer un monde sans religion. Nous n'avons pas à imaginer un tel monde: le 20ème siècle nous a donné de terribles exemples de tels mondes.

Au lieu d'un monde vivant en paix, parce qu'il est sans religion, pourquoi ne pas imaginer un monde sans États-nations? Après tout, il n'y aurait pas eu d'ambassadeur américain tué récemment en Libye s'il n'y avait eu ni l'Amérique ni la Libye! Il y a, évidemment, des individus et des groupes qui abusent encore de la religion comme une raison de comportements violents, mais les États-nations modernes n'ont pas besoin de la religion comme prétexte pour faire la guerre. Chaque grande guerre dans les 300 dernières années, a été menée par les États-nations, et non pas par l'Église. Dans notre propre histoire, la reconquête des États sécessionnistes dans la guerre civile a été de loin plus sanglante que la reconquête de la Terre sainte par les croisés aujourd'hui méprisés. L'appareil d'État pour les enquêtes civiles est aujourd'hui beaucoup plus étendu que tout ce que l'Inquisition espagnole aurait imaginé, même si les deux ont été créés pour servir le même but: préserver l'idéologie publique d'un gouvernement et contrôler la société, qu'elle soit fondée sur la religion ou sur l'ordre constitutionnel moderne.

Les analogies peuvent facilement être multipliées, si l'on veut imposer une thèse; mais le fait est que la plus grande menace à la paix mondiale et à la justice internationale est l'État-nation qui a mal tourné, affirmant un pouvoir absolu, tranchant les questions et faisant des «lois» dépassant sa compétence. 

M'exprimant il y a quelques années devant un groupe de prêtres, entièrement en dehors du débat politique actuel, je tentais d'exprimer de manière dramatique ce que la laïcisation complète de notre société pourrait apporter. Je répondais à une question et je n'ai jamais mis par écrit ce que j'ai dit, mais les mots ont été capturés sur un Smartphone et se sont désormais répandus comme un virus sur Wikipédia et ailleurs dans le monde des communications électroniques. On me cite (à juste titre) comme disant que je m'attendais à mourir dans mon lit, que mon successeur mourrait en prison et que son successeur allait mourir en martyr sur la place publique. Ce qui est en général omis dans les rapports, c'est la phrase finale que j'ai ajouté au sujet de l'évêque qui suivrait peut-être un évêque martyr: «Son successeur ramassera les débris d'une société en ruine et lentement aidera à reconstruire une civilisation, ce que l'Église a fait si souvent dans l'histoire humaine». Ce que j'ai dit n'est pas «prophétique» mais un moyen de forcer les gens à penser en dehors des catégories habituelles qui limitent et parfois empoisonnent les discours public et privé.

Dieu fait des promesses, mais ne donne pas de délais.....Le communisme en Russie et ses pays satellites s'est effondré, bien que beaucoup de ses effets pervers sont toujours avec nous.

Dieu soutient le monde, dans les bons moments comme dans les mauvais. Les Catholiques, avec beaucoup d'autres, pensent que seule une personne a vaincu et a sauvé l'histoire: Jésus-Christ, Fils de Dieu et Fils de la Vierge Marie, sauveur du monde et tête de son corps, l'Église. Ceux qui se rassemblent autour de sa Croix, et près de son tombeau vide, peu importe leur nationalité, sont du bon côté de l'Histoire. Ceux qui mentent sur lui, et persécutent ou harcèlent ses disciples, à n'importe quelle époque, peuvent imaginer qu'ils apportent quelque chose de nouveau à l'histoire, mais ils finissent inévitablement par rabâcher la vieille histoire humaine du péché et de l'oppression. Il n'y a rien de «progressiste» dans le péché, même s'il est promu comme "éclairé".

Le monde séparé de Dieu qui l'a créé et racheté se dirige inévitablement vers une mauvaise fin. Il est du mauvais côté de l'histoire qui compte finalement.... Des sociétés entières, en particulier en Occident, se sont placées du mauvais côté de l'histoire. 

N.B.: Extraits d'un article écrit par le cardinal Francis George archevêque de Chicago ici rapporté partiellement. Je suis coupable d'avoir pris quelques libertés dans l'ordonnance des paragraphes de son commentaire. Par ailleurs, vous pouvez le trouver in-extenso sur le site de Benoît et moi

http://benoit-et-moi.fr/2012%28III%29/articles/le-mauvais-cote-de-lhistoire.php

In English : The cardinal's Column : The wrong side of history.

http://www.catholicnewworld.com/cnwonline/2012/1021/cardinal.aspx 

Charles Ed. Durand

 

LE SIEGE DE LA COMMISSION DES DROITS DE L’HOMME DE L’ONU A GENEVE.jpg

photos : cardinal Francis George et Le siège de la Commission des Droits de l'Homme à Genève.

Au cours de la dernière semaine de septembre à Genève le Conseil des droits de l'homme adoptait une résolution réaffirmant l'existence d'un lien positif entre valeurs traditionnelles et droits de l'homme. Les délégations européennes et américaine, voient dans la tradition une menace pour les femmes, et les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et transexuelles.

La résolution actuelle, soumise par la Russie et rédigée en collaboration avec plus de 60 États (tous n’étant pas membres du Conseil), affirme que les valeurs traditionnelles sont communes à l’humanité entière et jouent un rôle positif dans la promotion et la protection des droits de l’homme. Elle énonce que « une meilleure compréhension et appréciation des valeurs traditionnelles partagées par l’humanité entière et incarnées dans les instruments universaux des droits de l’homme contribue à la promotion et à la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans le monde entier ».

Faisant écho à la Déclaration universelle des droits de l’homme, la résolution souligne que    « les droits de l'homme ont pour origine l'inhérente dignité et la valeur de la personne humaine », et reconnaît le rôle positif de la famille, des communautés et des systèmes éducatifs dans la promotion des droits de l'homme, appelant les États à « renforcer leur rôle par le biais des mesures positives appropriées ».

Les États européens et les États-Unis avaient déjà fait entendre leur opposition au concept de valeur traditionnelle lorsqu’une résolution ainsi intitulée avait été proposée par la Russie en 2009. 

À l’occasion de son adoption, le Ministère des affaires étrangères russedéclaré : « La Fédération de Russie ainsi que les corédacteurs [de la résolution] continueront à promouvoir l’idée de l’inséparable connexion entre les droits de l’homme et les valeurs morales traditionnelles au Conseil des droits de l’homme. »

Soulignant que « certains États ont voté contre le projet [de résolution] (en particulier les États-Unis et l’Union Européenne) », la Russie a déploré « [le] positionnement négatif de ces pays, leur manque de bonne volonté pour travailler ensemble sur le texte et les arguments fantasques invoquées contre le projet de résolution sont regrettables ».

L’année dernière, le président Obama a enjoint à toutes les agences fédérales de son pays, travaillant avec les services de la diplomatie américaine et les services d’assistance internationale, de promouvoir les droits des personnes LGBT.

Comme en témoigne le Gay Star News. La communauté LGBT craint que ces valeurs soient instrumentalisées pour défendre la famille naturelle. 

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