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06/04/2013

Les réfugiées syriennes en Jordanie sont exposées à l’esclavagisme. Que fait L'UNCHR ?

Une fatwa du cheikh salafiste Yasir al-’Ajlawni, placée sur YouTube, « autorise » le viol des femmes non sunnites par les combattants musulmans engagés dans le jihad en Syrie. Le leader religieux musulman est originaire de Jordanie.  Il cite en particulier les femmes de la communauté des alaouites, à laquelle appartient le clan al-Assad. Son décret religieux vise également les femmes druzes et toutes celles qui sont non-sunnites et non-musulmanes, ce qui comprend également les chrétiennes.

 

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Réfugiées non esclaves.

En guise de préambule voici ce que nous souligne INFO D'ALMANARCes constats désolants sont délivrés aussi bien par le journal An-Nahar en Égypte, que par la quatrième chaîne britannique qui enquêtait sur le fameux camp Za'atari en Jordanie.

Malgré les dénis des instances de l'insurrection armée syrienne, qui s'obstinent à sous-estimer le phénomène de l'exploitation sexuelle des femmes syriennes réfugiées, celui-ci prend de l'ampleur dans le monde arabe, sous une couverture qui peut sembler légitime. « C’est un nouvel esclavage à l’ère du calife Mohammad Morsi », a décrié le quotidien égyptien dans un article qui rapporte qu’en Égypte, les femmes syriennes font l’objet d’un appel au mariage, pour des dotes très minables.

« Tout frère voulant épouser une femme syrienne doit venir immédiatement. La dote ne dépasse pas les quelques livres. La mariée est vierge», appelle-t-on dans les mosquées égyptiennes, selon le journal égyptien an-Nahar.

Voici quelques extraits d'un rapport de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés en Jordanie. « La Jordanie a assisté à une augmentation significative du nombre de réfugiés syriens fuyant les troubles qui agitent leur pays...La Jordanie a laissé sa frontière ouverte, permettant ainsi aux Syriens qui tentent d'échapper à la violence de pénétrer sur son territoire... Les communautés d'accueil ont généreusement aidé cette nouvelle vague de réfugiés en fournissant des abris, des vivres, de l'eau, des services d'assainissement et d'autres prestations essentielles...les ressources de ces communautés sont limitées et risquent de s'épuiser.--- il convient de trouver d'autres moyens de venir en aide aux réfugiés. Plusieurs centres d'accueil ou de transit ont été créés et un camp a été ouvert à Za'atri (ndr: Za'atri le camp de la honte) au nord de la Jordanie.--- Devant la crise qui a éclaté en Syrie--- Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) s'attachera avant tout à préserver et à consolider l'environnement de protection favorable. Pour ce faire, il s'efforcera d'assurer un accès rapide aux procédures d'enregistrement et de détermination du statut de réfugié, de prévenir et de traiter la violence, de plaider pour que les demandeurs d'asile et les réfugiés ne soient plus placés en détention, ainsi que de répondre aux besoins essentiels des plus vulnérables» (fin de l'extrait) Une farce!

Il faut dire que dans leur immense majorité les Jordaniens affichent une réelle solidarité avec les réfugiés syriens.---, mais plusieurs qui proviennent d'autres pays arabes s'ajoutent à des bandes de bandits syriens, ils ne se cachent pas pour montrer qu'ils ont des objectifs qui ne cadrent vraiment pas avec des objectifs purement humanitaires et ils sont là pour exploiter et profiter de la fragilité et de l'insécurité des camps où s'entassent des dizaines voir des centaines de milliers de réfugiés non surveillés par une milice que devrait fournir le HCR. l'UNCHR sait, mais ne regarde pas. Nos médias l'apprennent via les agences de presse, mais ne sélectionnent pas l'information, car non prioritaire... Curieux non ? Il existe donc un vaste marché matrimonial où se pratique l'esclavagisme des fillettes et des femmes sans protection. Le quotidien londonien Al-Quds dénonce ce qu'il appelle le «djihad de la concupiscence». Sous la plume de Temim Mansour, le journal cite le cas du prédicateur égyptien Khaled Abdallah qui s'est déclaré disposé à épouser deux Syriennes. Ceci, en signe de soutien à la révolution syrienne, menée je vous le rappelle par l'émir du Qatar, avec la bénédiction du président Obama. 

 

L'esclavagisme sexuel des réfugiées syriennes, approuvé par les fatwas d'éminents imams religieux.

Ce qui nous montre le haut degré de la culture de l'Islam c'est de constater que des Imams lancent des fatwas appelant à contracter un «mariage de protection» (zaouadj sutra). En réalité ces religieux approuvent l'esclavagisme, en fait, la vente de ces malheureuses fillettes réfugiées syriennes à de riches Arabes dans tout le Moyen-Orient.  

Je joins la vidéo sous-titrée en anglais, mais en voici la traduction qu'en a fait POSTE DE VEILLE.

0 :01 (femme). Je n’étais pas effrayée, j’étais terrifiée. J'ai vécu une vie terrifiante dans les tentes. Je ne dormais pas avant l'aube. Tout le monde dormait sauf moi.

0 :10 (femme) Ils ont enlevé beaucoup de filles et les font travailler comme prostituées. Trois filles de notre camp ont été enlevées. Ils les ont violées avant de les ramener au camp.  Les Jordaniens viennent harceler les Syriennes, même celles qui ont 6 ou 7 ans. Ils veulent les enlever et les sortir du camp. Même les petites filles comme celle-ci, ils la harcèlent. Ils vont jusqu’à harceler une petite de cet âge.

0 :36 (femme devant les toilettes publiques): Il n’y a aucune sécurité.  C’est très noir la nuit.  Je suis venue avec ma fille, elle entre et je reste ici à l'attendre. Il y a des filles qui ne veulent pas venir aux toilettes. Même moi, une femme mariée, je n'ose pas venir seule aux toilettes. Nous nous retenons jusqu'au matin.

0 :55 (homme) Des hommes de Jordanie, d’Arabie saoudite et du Qatar viennent ici et me demandent : «Veux-tu donner tes filles en mariage ? »  Comment nous voient-ils ? Un marché où l'on vend des moutons ? Ils voient que nous n'avons pas d'argent et cherchent à nous exploiter ! Ils disent : «Donne-moi ta fille en mariage» pour 100 à 300 dinars. C'est de l'exploitation.

1 :27 (femme) Le Saoudien m'a dit : « Je vais te traiter comme une princesse ». Mais j'ai refusé. Il m'a dit : «Accepte mon aide et je n'attends rien de toi». Beaucoup de filles acceptent de se marier. Elles ont souffert durant la guerre, elles ont besoin de quelqu'un pour les protéger. Et elles sont vulnérables, elles ont besoin d'argent, de vêtements et de tout le reste.

2.02 (femme) : 50, 100, 1000 dinars. S'il veut se marier, c'est 1000 dinars. S'il veut la voir avec son hijab pour un café, il paie 100 dinars puis il s'en va. Il doit payer 1000 dinars ou plus pour se marier officiellement, avec un contrat. Et il peut la divorcer à peine une heure plus tard. Ça ne me regarde pas.

2 :21 (homme). La dot est très élevée dans les pays du Golfe mais ça ne coûte pas cher pour les Syriennes. Elles ne demandent pas beaucoup d’argent. Dans le Golfe, les femmes demandent trop d’argent. C'est donc très difficile de se marier. Le mariage avec les Syriennes est plus économique pour les hommes d’Arabie saoudite et du Golfe persique.

2 :34 (femme) Quand nous étions en Syrie, ils ne pouvaient même pas rêver de marier des Syriennes, mais aujourd'hui ils peuvent avoir des Syriennes.

2 :39 (homme)  Une personne est venue me voir et m'a dit : «As-tu des familles où il n'y a que des femmes, sans hommes ? Je vais m’en occuper, les sortir du camp et mettre 10 femmes dans une pièce dans une maison». J'ai répondu : «Pourquoi prendrais-tu 10 femmes ? Que vas-tu en faire ? Qu'est-ce que tu crois ? Que j'ai un musée de femmes à marier ?». Il a dit : «Je veux un mariage officiel ».  J’ai répondu : « Halal ou non halal, quelle importance ? Tu as 60 ans. N’as-tu pas déjà une famille ? »

3 :06  (femme)  Un Saoudien de 60 ans voulait épouser une fille de 13 ans, mais nous avons refusé. Nous, les Syriennes, ne sommes pas encore tombées si bas !

3 :16 (homme)  Les enlèvements sont fréquents. Des hommes ont été surpris déguisés en femmes. Nous coupons leurs cheveux et leurs cils de sorte que si nous les revoyons, nous les reconnaîtrons. Ils les épousent pour un mois ou deux, ils ont du plaisir avec elles, puis ils les abandonnent. Ce qui se passe, c’est trop.  C'est pire de jour en jour. Nous souffrons beaucoup de ce problème.

3 :34 (femme) Nous n'avons pas d'eau, pas de robinets, rien! Nous n'avons pas d'eau pour nous laver les mains. Pas d'armoires, pas d'électricité, rien. Les pays arabes se montrent sans coeur envers les Syriens. Ils nous mettent dans ces tentes, tout peut arriver et nous brûlerons avec les tentes !

 

3 :50 (femme) Quand nous sommes parties, nous avons tout perdu. Et nous avons perdu la meilleure chose pour un être humain. Savez-vous de quoi il s'agit ? La dignité. J'aimerais retourner en Syrie. J'aimerais boire son eau. J'aimerais respirer son air. J'y retournerai, inshallah. Et je m’en fous si Assad est encore là. En autant que je puisse retourner en Syrie. J'espère que nous n'aurons pas le même destin que les Palestiniens qui ont fui leur pays et ne sont jamais revenus.

Synthèse : Charles Éd. Durand


           

Source : HCR : http://www.unhcr.fr/pages/4aae621d5c5.html  ,  http://www.postedeveille.ca ,  et Info d'Almanar  http://www.almanar.com.lb

photo: FaceBook site activiste syrien...

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