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10/07/2013

Soyons de ceux qui ne transigent pas sur la Vérité. Soyez prêts à la défendre.

ADDENDUM:

Nicolas est libre, mais la justice est morte aujourd’hui.

 

Nicolas Bernard-Buss,enfin.jpg

Nicolas le prisonnier politique de la Manif Pour Tous a été menacé par ses gardiens « on peut vous suicider vous savez ».

Nicolas est un homme debout et libre. Devant ses juges, au risque de les irriter et de retourner en prison, il déclare :

  • 19,6% de la richesse nationale est prélevée pour payer vos salaires,
  • Je suis prêt à pardonner la justice en cas de relaxe,
  • Il y a aujourd’hui une chance pour que la confiance dans la justice soit restaurée et je ne parle pas que pour moi,
  • Il parle du jour de sa condamnation à de la prison ferme « dans ce palais prétendument de justice,
  • Il évoque son étonnement face à certains « personnes du RER B qui sont relaxées » mais « je gardais respect de la justice »
  • Il parle des « conditions épouvantables de garde-à-vue »
  • Ses derniers mots: « Il y a 2 mois, je n’avais jamais eu affaire à la justice, jamais vu de juge ni d’avocat »
    justice-tribunal.jpgLa Cour le déclare coupable sur l'attroupement et la manifestation. La justice politique a confirmé que manifester contre le pouvoir socialiste est illégal, répréhensible et sévèrement puni (les « jeunes » qui agressent les citoyens s’en sortent avec bien moins que ça), que le délit d’opinion existe bien, qu’il est très lourdement puni lui aussi, et que si vous voulez éviter la prison, vous ne devez pas manifester contre les décisions du pouvoir. Et pour espérer que Nicolas ne devienne pas un symbole, ils l’ont laissé partir – après 20 jours d’enfermement autoritaire et illégal.
    Source: DREUZ  
    : © Jean-Patrick Grumberg 9 juillet 2013

                           Un été à haut risque

Mgr Marc Aillet.jpg

Voici de l'évêque de Bayonne Mgr Marc Aillet, quelques extraits de sa lettre pastorale que je publie. Que voilà un pasteur qui ose défendre la Vie et appuie énergiquement ceux qui disent non à la marchandisation de l'enfant, à la destruction de la famille et qui avec eux dénonce les atteintes à la vie des êtres les plus fragiles, et qui soutient ceux qui se tiennent debout face à un gouvernement totalitaire.

Vous trouverez l'intégrale : http://www.diocese-bayonne.org/spip.php?article3702

Comment cet été pourrait-il être calme et serein, après le vaste mouvement d’opposition pacifique à la loi Taubira qui n’a cessé de s’amplifier et qui se heurte à une répression policière et judiciaire des plus inquiétantes pour la démocratie, devant le chaos économique et social dans lequel la France s’enfonce doucement sans propositions de solutions sérieuses et crédibles à même de rassurer les français, et face aux menaces qui pèsent lourdement sur la vie humaine – avec le projet de loi sur les embryons – et sur l’éducation des enfants dans nos écoles – avec l’enseignement du gender, dès l’âge de six ans ?

S’il n’est pas dans le rôle de l’Église de se lancer dans la bataille politique, c’est sa mission de prendre toujours la défense des plus faibles et des plus petits. De ceux qui sont laissés pour compte sur le bord de la route par la crise économique et sociale, de ceux qui sont entretenus dans une précarité morale et spirituelle par une société politico-médiatique qui a rejeté Dieu : « Combien de pauvretés morales et matérielles viennent aujourd’hui du refus de Dieu et du fait de mettre à sa place tant d’idoles » (pape François).

......Je pense au sort réservé aux enfants par la loi Taubira, qui enregistre un grave déni de filiation – un enfant qui naît toujours d’un homme et d’une femme a besoin pour se construire, non seulement de l’affection des personnes qui l’élèvent, mais de pouvoir se référer le mieux possible à son père et à sa mère – porte ouverte sur la Procréation médicalement assistée (PMA) pour tous, voire la gestation pour autrui (GPA), qui priveraient ainsi légalement un enfant de son père ou de sa mère.

Comment pourrions-nous rester les bras croisés devant de telles injustices ? Sans doute, notre première attitude sera celle de la cohérence. « Nous ne donnons à personne aucun sujet de scandale, pour que le ministère ne soit pas décrié », dit saint Paul aux Corinthiens, en donnant son comportement en exemple : « par une grande constance dans les tribulations, dans les détresses, dans les angoisses, sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la science, par la patience, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sans feinte, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu ; par les armes offensives et défensives de la justice » (2 Co 6, 3-7).

.......Mais aussi la parole de vérité : « Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes. Mais cela doit toujours être accompagné de la patience et de la bonté dont le Seigneur lui-même a donné l’exemple en traitant avec les hommes » (Paul VI). Pourvu que l’on fasse preuve d’une charité sans feinte envers les personnes, la mission prophétique de l’Église est hautement souhaitable pour éclairer, voire réveiller les consciences anesthésiées dans une société marquée par l’individualisme et le relativisme. Si le dialogue est toujours nécessaire au sein de nos groupes, de nos communautés humaines et chrétiennes, nous ne saurions faire l’économie de la Vérité sur l’homme que le Christ nous a révélée et qui ne peut jamais « faire l’objet d’une sorte de négociation dialogique » (Bienheureux Jean-Paul II). Nous ne pouvons poursuivre le dialogue sur les questions sociétales qui agitent la société française aujourd’hui qu’à partir d’une conscience claire de notre identité de chrétien, attachée à une Vérité qui n’est pas purement confessionnelle, mais appartient à l’humanité tout entière....

Mgr Marc Aillet affîche anti catholique nov 2012.jpg


antifacista.jpgNous ne pouvons 
dialoguer avec des lobbies, voire des Institutions, qui démontrent depuis des mois leur refus du dialogue, en diabolisant systématiquement leurs opposants et en usant même de manière arbitraire de la force, policière ou judiciaire, pour tuer dans l’oeuf toute forme d’expression populaire contraire, est une véritable gageure.

Si pour défendre le droit à l’objection de conscience face à des lois injustes, ou faire entendre sa voix sur la place publique au nom de la liberté d’expression, de réunion et de manifestation garantie par la Constitution pour promouvoir la dignité de la vie humaine, du mariage et de la famille, on devait risquer l’interpellation sans sommations, la condamnation, voire l’incarcération immédiate, ce qui n’est plus une fiction, alors cela ne rendrait ce combat que plus noble et plus nécessaire

Comme Jésus l’annonçait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues ; vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux et des païens » (Mt 10, 17-18). La proclamation de la Vérité, pourvu que ce soit sans violence et dans une charité sans feinte, est un devoir dont aucun chrétien ne saurait s’exonérer. Comme le Christ, nous sommes appelés à être « un signe en bute à la contradiction …afin que se révèlent les pensées intimes de bien des coeurs » (Lc 2, 35). Autrement dit : chacun est appelé à se positionner pour ou contre la Vérité  Nous ne pouvons faire l’économie de cette division apparente à laquelle nous répugnons tant : il en va de « la connaissance de la Vérité » (1 Tm 2, 3) qui seule « nous rendra libres » (Jn 8, 32). Oui au dialogue, pour une meilleure compréhension réciproque, mais sans ambiguïtés et en vue de se rapprocher de la Vérité.

N’ayez pas peur ! Ce fut le mot d’ordre du pontificat du bienheureux Jean- Paul II. Comme on l’a dit : « Les peureux disent aux courageux : vous êtes téméraires  ». Soyons de ceux qui ne transigent pas sur la Vérité et qui appliquent l’exhortation de l’apôtre Pierre : « Soyez toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d’une bonne conscience » (1 P 3, 15-16).

Mgr Marc AILLET,
Évêque de Bayonne

photos : Nicolas Bernard-Buss (Actu française) La Justice (La Vie.fr) Mgr Marc Aillet, affiche d'antifaxista : Observatoire de la christianophobie.

tags: Mgr Marc Aillet, loi Taubira, Paul, Pierre, Paul VI, Bx Jean-Paul II, Matthieu, objection de conscience, Vérité, Christ, Jean, dialogue, opposants, DREUZ, Jean Patrick Grumberg, Nicolas Bernard-Buss.

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