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19/11/2013

L'illusion de la démocratie, causes, conséquences et remèdes (II-III)

Conférence de Damien Theillier

Damien- Nouvelles de France.jpg

 

II. Politisation croissante de la société et pillage légal.

Avec la démocratie, l’idée s’est imposée que la liberté serait mieux établie si toutes les décisions étaient prises démocratiquement c’est-à-dire si la société tout entière était organisée collectivement. Et c’est précisément cette extension de la démocratie à toutes les sphères de la société qui a produit les résultats que nous voyons aujourd’hui.

En effet, quand toutes les décisions importantes relatives aux différents aspects de la société sont prises par « le peuple », c’est à dire par le gouvernement démocratiquement élu, censé représenter le peuple, les gens se tournent naturellement vers l’État pour résoudre leurs problèmes ou pour traiter les maux de la société.

La liberté est alors entendue non plus comme le droit de gérer sa propre vie mais comme le droit d’intervenir dans la vie des autres pour la régenter par le moyen de la contrainte légale. La mentalité interventionniste et redistributrice se met alors en place. La loi change de nature, elle n’a plus pour fonction de protéger la personne et les biens de chacun, conformément au droit. Elle devient un moyen d’égaliser les fortunes et donc d’asservir son voisin, de s’octroyer des privilèges et d’en distribuer à ses amis.

On passe de la liberté de gérer sa propre vie sous l’empire du droit à la liberté de faire des lois pour gérer la vie d’autrui. L’État démocratique devient une machine populaire à redistribuer l’argent et les privilèges en fonction des groupes de pression. Elle permet aux plus nombreux et aux mieux organisés d’imposer leurs préférences aux autres, au nom du peuple.

Ainsi les représentants du peuple sont incités à multiplier les privilèges accordés à leurs électeurs et à élargir le pouvoir de l’État au lieu de le limiter. Plus l’État intervient, plus est grande l’incitation à réclamer des privilèges exorbitants pour les acteurs économiques et sociaux. Ne pas le faire, ce serait laisser les autres s’en emparer sans réagir et abandonner ainsi un avantage précieux.

En bref, la démocratie augmente le nombre de bénéficiaires possibles du « pillage légal » et donne aux législateurs une plus grande apparence de légitimité qu’un pouvoir non démocratique. La démocratie n’est pas donc pas seulement anti-économique, elle est immorale.

 

III. La démocratie produit une société matérialiste et irresponsable.

La démocratie ne peut former qu’une société de consommation matérialiste : on s’endette sans limite pour pouvoir déverser de l’argent public dans toutes les sphères de la société, on procède à la redistribution massive des richesses pour égaliser les revenus ou simplement pour donner se donner l’illusion de la gratuité et de la justice. Bref on épargne à tout le monde la peine d’être prévoyant, de constituer une épargne, d’être responsable. Pourquoi éduquer ses enfants ? L’éducation nationale s’en occupe.

Donc en même temps qu’elle détruit les richesses par la prédation fiscale et la redistribution, la démocratie développe presque toutes les formes de conduites indésirables à des niveaux dangereux : dépendance, négligence, imprévoyance, incivilité, cynisme et délinquance.

Ces comportements sont favorisés par le court-termisme. La constitution d’une épargne ou d’un patrimoine suppose de s’imposer une discipline, de faire des sacrifices, d’accepter la gêne immédiate en vue d’un avenir meilleur. Or la démocratie incite au contraire à ne pas penser au lendemain puisqu’il est toujours possible de recourir aux allocations, aux logements sociaux et de vivre avec l’argent des autres. Seul compte alors le moment présent et le plaisir immédiat. D’où l’hédonisme et le consumérisme infantiles, sans aucune responsabilité de soi ni des autres.

Le résultat est que la solidarité naturelle entre les générations disparaît, les liens sociaux et familiaux sont éclatés, tandis que les niveaux de vie réels baissent drastiquement en Occident. La dette publique et le coût des systèmes de sécurité sociale explosent et conduisent à la perspective d’un effondrement économique et moral généralisé.

suite : demain

 

Tags: Damien Theillier, conférence, Institut Copet. président, Prince Charles Emmanuel de Bourbon Parme.

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