Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/02/2014

Attaque chimique en Syrie. Le MIT contredit le version américaine et française

Bombardement chimique Syrie.jpg

Que les rebelles accusent faussement Bashar el-Assad, rien que de normal, mais de Barack H Obama et François Hollande, c'est de la fraude.

Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d'août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales. 

Le 4 février dernier, devant un vaste auditoire, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de la France, à un jeune journaliste de l'Agence Info libre qui cite un rapport de la prestigieuse institution du MIT [ Massachusetts Institute of Technology ] où il est affirmé, dans un document de 23 pages, que les attaques chimiques ont été lancées depuis une zone tenue par les rebelles syriens. À la lumière de ce rapport, pouvez-vous reconnaître, devant nous, que vous vous êtes trompés, sur cette situation et présenter vos excuses?  "Certainement pas", répondit Laurent Fabius.       

Or ces recherches ont été effectuées par Richard Lloyd, ancien inspecteur de l'ONU spécialiste des missiles, et Theodore Postol, professeur au MIT, Étude publiée dans un document de 23 pages. 

Bien évidemment il y a eu des réactions viscérales et plusieurs ne se gênèrent pas à dénigrer la valeur de ces spécialistes. Non dépourvu de culot ils osèrent définir ces deux chercheurs de peu d'envergure et peu crédibles, car ils ne s'étaient pas rendu sur le terrain; il était par conséquent difficile de leur reconnaître une expertise objective. On appela à la barre les experts de l'ONU. Or ces derniers qui avaient la possibilité de préciser la portée réelle des roquettes, d'où elles venaient et qui en étaient les auteurs, semblent avoir oublié ces questions pourtant cruciales. Si elles furent faites, tout est possible, celles-ci ne figurent nullement dans le rapport final des experts de l'ONU rendu public. Pourquoi? Les auteurs du MIT contactèrent les responsables des communications de l'ONU, mais ils essuyèrent un refus catégorique de répondre aux questions des chercheurs du MIT. 

Richard Géré parlant de ces deux chercheurs a reconnu que Richard LIoyd et Theodore Postol sont des experts très sérieux et expérimentés, tout à fait crédibles", et il ajouta : "Postol est connu pour être un libéral américain contestataire, qui a mis la science au service de sa lutte depuis l'époque Reagan."

S'il est vrai qu'ils ne sont pas allés en Syrie, néanmoins ils furent très rigoureux dans leur enquête. Les deux experts américains ont étudié des "centaines" de photos et des vidéos d'ogive, des parcelles de roquettes, d'impacts sur le sol, et de barils contenant le gaz sarin, publiées sur Internet.

Approximations américaines

"Ces sources proviennent d'Internet, mais nous nous sommes ensuite livrés à une analyse physique interne qui nous a permis d'établir le volume de gaz sarin utilisé, la portée des missiles, leur direction ainsi que l'endroit d'où ils ont été tirés", explique le Docteur George Stejic, directeur des laboratoires Tesla, qui emploient Richard Lloyd. Première conclusion, "contrairement aux dires du rapport américain, les impacts ont été confinés à une zone bien plus réduite du nord de la Ghouta", affirme le chercheur

Seconde conclusion, sûrement la plus importante, les roquettes tirées avaient toutes les caractéristiques de missiles de type ''Grad'', de courte portée, sur lesquels étaient fixés les barils de gaz. "Après l'étude du poids des barils, de la géométrie des têtes et des caractéristiques des lanceurs, nous avons conclu à une portée de 2 kilomètres". Conclusion jugée crédible, car elle est évoquée dans le rapport final des spécialistes de l'ONU. 

Les deux kilomètres de portée, avancés par le rapport du MIT, ont été jugés comme une "bonne estimation" par Ake Sellström, l'inspecteur en chef de l'ONU en Syrie. Le missile ''Grad'' est une arme de bas de gamme et a une portée de 2 à 5 KM et le tir est si imprécis qu'il explique les nombreuses pertes civiles de la «Ghouta».

 

Positions des rebelles et de Damas attaque chimique.jpg

Carte de la Syrie fournie le 30 août par le Renseignement américain et qui a servie aux chercheurs du MIT.

Ce chiffre 2 KM est capital, car il remet totalement en question le rapport américain sur lequel s'est basé John Kerry, secrétaire d'État américain, qui affirme que les roquettes ont été tirées depuis le "cœur" du territoire contrôlé par le régime à Damas. "C'est tout simplement impossible'', affirme le Docteur George Stejic, la position la plus proche du régime se trouvant à quelque 10 kilomètres des impacts."

Il est clair que le rapport du MIT contredit formellement les rapports des renseignements américains et français. Les présidents de ces deux pays voulaient renverser le gouvernement de Bashar el-Assad sur la foi de renseignements frauduleux qui aurait enclenché une guerre dans la région dont on n'aurait pas pu prévoir la fin. Rappelons pour mémoire les fausses armes chimiques et armes de destructions massives qu'aurait disposées le régime de Sadam Hussein d'Irak.

 

Saint Petersbourgh.jpg

 

Comme quoi des politiciens ont un agenda secret qui cache la vérité à leur peuple en sachant être soutenu par les Mainstream medias de gauche. Posons cette question : Qu'est devenue la démocratie si c'est pour se faire rouler et manipuler par des hommes, en réalité des dictateurs, sans foi ni loi. 
Heureusement que M. Vladimir Poutine, le Président de la Fédération de Russie, tint ferme sa position sur son refus de déclarer la guerre à la Syrie, lors du sommet du G20 tenu en septembre 2013 à Saint-Pétersbourg.  

Charles Éd. Durand

Source : Le Point 21 février 2014 Adaptation d'un article sur Attaque chimique.

photos: un rebelle, carte de la Syrie sur attaque chimique, G20 palais de Peterhof,

Tags: attaques chimiques, M I T, Massachusetts Institute of Technology, document, Richard LIyod, Theodore Postol, Richard Gélé, missile Grad, 2KM, George Stejic, Bashar el-Assad, John Kerry, Ake Seltröm, ONU, Rapport d'experts de l'ONU, G20, Saint-Petersbourg, palais de Peterhof.

Les commentaires sont fermés.