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25/06/2014

L'euthanasie. J'erre afin de ne pas être tué dans l'indifférence. Ubi caritas est? Pas chez les Hivons du Salon bleu.

C’était l’hiver et soudain j’écrivis sur moi, ce que je me garde de faire, n’étant pas porté, ni par nature ou par inclination narcissique, à faire état de mes états d’âme. Je viens de le trouver dans (Drafts). Je l’écrivis le 28 janvier 2011.

 

 

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Petite intro : En ce moment je souffre. Mes poumons me sont un feu. Je ne peux tenir debout plus de 3 à 5 minutes. Or je refuse de prendre la sortie expéditive ni n'autorise quiconque de ceux et celles qui croient savoir ou s’épanchent sur la souffrance de décider de ma sortie. Or la souffrance existe depuis l'utérus et elle est latente et s’activera tout du long de nos vies (peine d'amour, mortalité de nos proches, trahisons, déceptions etc), et la maladie dégénérative ou la paraplégie suite à un accident, [ou à venir ceux atteints de déficience mentale  La Belgique et les Pays-bas ou le vieil âge récemment adopté en Suisse sous le vocable ''EXIT''] etc. Ne souffrez pas pour l’autre, vous êtes, à votre corps défendant, le jouet de votre hypersensibilité, d’un amour sain certes et malheur de malheur surtout de l’imaginaire. Ne souffrez pas par anticipation ni à la place de l’autre. Je revendique de ne pas être un faiblard. Cette ruine de mon corps je l’offre pour tous ces chrétiens qui sont massacrés dans le monde et ceux qui souffrent du mal de vivre... de ne pas connaître notre bien aimé Sauveur et de vivre de l'amour de Dieu. Hier, 60 filles et 31 ''garçons'' ont été enlevés au Nigéria par Boko Haram (adeptes du culte musulman). Vous ignoriez l'enlèvement des garçons? Normal la censure féministe du pupitre à LCN (bulletin de 22 : 00 hre) est passée par là. Pourtant c’était sur le fil de presse. N'est-ce pas Sophie Thibault? [Σοφία" ou "Sophia ; signifie connaissance de soi et du monde, par contre les sophistes évoquent la relativité de la vérité].

« Je traverse un passage à vide difficile. Je vois l'ombre devant moi qui étend un pesant manteau de givre comme cette couche de glace noire sur l'asphalte que l'on aperçoit sur la chaussée. Une chute de goût de vivre.

Est-ce causé par le fait que je sois coincé dans mon appart sans pouvoir sortir?

Je suis en quarantaine depuis des mois des années. Je n'ai pas pour habitude de communiquer mes états d'âme.

Charles Éd. Durand 19 ans.jpgJe voudrais pouvoir chanter danser et hurler...Hélas, j’ai ce trouble qui me pèse. Je me vois enfourcher mon cheval ailé. Oh que j'aimerais m'envoler vers un ailleurs fantastique où j'entrerais dans la farandole avec tous les autres. Courir à perdre haleine, chevelure en bataille; enfin pouvoir réaliser des rêves ordinaires, retrouver cette peau de jouvence alors qu’elle se surplisse sans arrêt, et que s'abattent sur elle ces coups de sangle de l’âge ou de la maladie… Ma peau se déshydrate et tombe en lambeaux sanguinolents. Je pleure des manques des absences, j’ai des douleurs enfouies dans le subconscient de cette mémoire qui pénètre en mon enfance. Pourtant je suis celui qui vit le temps présent. Y ai-je toujours ma place? L'enclos se ferme inexorablement, car je ne suis plus explosif ni vif, et physiquement la santé décline sauf le cœur qui toujours sourit à la vie et qui bat pour l'autre. Je suis comme une vieille picouille (canasson) qu'autrefois le palefrenier attentionné caressait ses flancs et lui brossait sa robe. Il n'est plus là… J'ai souvenance, je ne disais rien, mais je croyais que cela serait ainsi toujours. Il m'aimait.

L'hiver l'âge et la solitude me rappellent qu'ombre je suis devenu... Et pourtant j'aime la vie. Oh que j'ai souvenance de tout ce qu'elle m'a apporté et cette conversion foudroyante ce don, cette grâce de Dieu à ma personne il y a près de 32 ans. Quel amour puissant.

Mais aujourd’hui, j'ai l'âme en errance c'est comme si je devrais hiberner or l'homme n'a pas cette constitution de l'ours.

Et je m'égare dans un no man's land... quelqu'un me verra-t-il ? Si bien sûr, mais à quoi bon il me prendrait en embuscade ou tirer un pruneau ? Il est inoffensif qu'ils se disent, il crèvera de toute façon affamé. Le silence des autres m'est une déchirure... un rejet.

 

 

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Je ne suis pas surpris qu'une mouvance pro euthanasie existe au Québec et elle s'active fébrilement depuis bien des années. Il faut savoir, j’y étais, que lors du XIIIe congrès national en 1996 du Parti Québécois  beaucoup d'une fange alors considérée comme radicale parlaient d’euthanasie. En discours feutrés il s’agissait de se débarrasser des vieux, des malades incurables et ne pas mentionner euthanasie, mais ne parler que de mort par compassion. Et le dimanche en toute fin de journée les 3/4 des délégués étaient parti dans leurs régions, on adopta en plénière la résolution favorable à l’Euthanasie

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Ils n'ont pas envie d'aimer ces errants, ces grabataires qui se plaquent devant leurs yeux. Rayez- les de la carte ils ne sont d'aucune utilité et ils embrouillent le panorama de ceux et celles qui veulent s'éclater et non être obligé... à quoi ? Aimer.

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Je suis rejeté me voilà parqué et défini. Je suis de ce lot des nuisances des souffrances aussi je me fais discret, car j'aime la vie. Je suis toujours vivant sur cette terre, comme ce marathonien en route vers un ailleurs. C'est ici qu'il m'a été donné d'apprendre à aimer tous mes frères humains comme moi-même. Et faut-il le rappeler la terre n’est pas un lieu sans souffrance.

Non, je ne suis pas mort. Je dois cesser les rêvasseries et vivre. Dieu est la sève de la vie. Il est cette eau vive.

Mais là je vais un instant lui donner congé. Bizarre! Quelle fanfaronnade ? N’ayez crainte Il est toujours là.

J’y vais. Oui, je suis parfois gorgé de larmes, car l'absence. Je suis esseulé et cela est parfois lourd et me pèse. I'am alone.

Désolé de donner ce coup de gueule impudent, mais je le hurle au nom de tous les sans voix anonymes.

Ne soyez pas chagrin. Avec l'âge et cette maladie dégénérescence MPOC j’espère contre toute espérance que comme à vingt ans le téléphone sonnera et me conviera à danser. Mais pas de sonnerie le silence abyssal. À la vérité je ne fais pas sonner non plus le téléphone...je le sais, je dérange. J'ai souvent essayé, mais : I leave a message or most of the time i do not let the sound of my voice to be heard.  What else?»

Ma grande joie c'est que je suis quelqu'un pour quelqu'un (Éric) et que je suis toujours en contact avec des amis(es) et reçois des courriels de plusieurs dans le monde. Plusieurs prient pour moi et je le sais. Il y en a peu mais encore quelques uns que j'accompagne. Je suis âgé aussi je laboure difficilement. On ne peut pas se distancer ni se cacher du Seigneur. Il faut bien aider à ce que le grain de sénevé pousse. Si tant est que la source d'eau vive c'est le Christ l'oint de Dieu venu nous sauver et que la récolte est pour lui. Si le corps perd ses forces l'âme est toujours en croissance pour peu qu'on le prie chaque jour de  tout notre cœur et toujours lui redire : Me voici et ce malgré mes manquements nombreux.

God Bless. Avec amour.

Charles Ed. Durand 28 janvier 2011

photos:  MPOC, Moi à 19 ans, Sondage La Presse, Photo récente devant mon ordi.

tags: MPOC, emphysème, poumons, souffrance, Boko Haram, mal de vivre, Dieu, l'âme, hibernation, utérus, Jeunesse, farandole, euthanasie, eau vive, Sophie Thibaut, LCN. 31 garçons et 60 filles, Nigeria. 

Commentaires

Texte émouvant qui me fait réfléchir à la brièveté de notre vie. Pourquoi ? J'associe notre passage dans notre monde, infinitésimale partie d'un cosmos sans fin, à un moment si éphémère que l'humilité de notre condition s'impose à l'esprit.

Écrit par : Bertrane Royer | 25/06/2014

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