Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/03/2012

La puissance d'une contrition personnelle. TU ES PETRUS

confession.jpg

Nous y voilà l'heure est avancée et la température, du moins à Montréal, est à la hausse et le printemps approche. Merci à la Crevette de m'avoir autorisé à publier son récit sur '' La journée avec Gabrielle''. Voici un court extrait de ce que je lui écrivis :-tu as bien raison je lis ton blogue assidûment. Le  12 février dernier, tu reproduisis un texte des Pères du désert sur '' La Puissance d'une contrition personnelle''. J'en fus remué, car je traversais une période difficile, je me distrayais et je cessai de faire la lecture des Heures.

(Ici j'arrête ma lettre à la Crevette la suite étant personnelle. Je vais donc poursuivre cette réflexion, une méditation sur Jésus, l'homme sujet responsable et sur l'Église, de Pierre, de son successeur Benoît XVI et des successeurs des apôtres)

La réponse de l'Higoumène au moine m'a rasséréné. Pierre nous en avertit: 'Votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Soyez vigilants...(1P5,8-9a)' Et oui, ce moine qui un soir se vit interroger par son Père inquiet (l'Abbé est un Père IN PERSONNA CHRISTI) qui sut lire en son cœur la misère, la détresse et la sécheresse du moine. C'est un don divin que de pouvoir lire à l'intérieur d'une âme tourmentée. L'Higoumène vit ce moine enferré et empêtré dans l'Isolement. Ps 106, 10 : ''Certains gisaient dans les ténèbres mortelles, captifs de la misère et des fers'' or le moine raconta qu'il était dans la faute depuis trois ans, mais que tous les jours il récitait ses huit psaumes sauf ce jour là. Or Dieu tout ce temps accueillit la prière du moine ce qui explique que son père Abbé ne l'avait jamais remarqué avant ce jour.

Que lui était-il arrivé et pourquoi l'Higoumène s'arrêta pour lui parler ? Il avoua sa faute au Père Abbé et ce dernier par la puissance de la miséricorde de Dieu lui donna le pardon de Dieu. La confession libère fait ''tomber leurs chaînes'' (Ps, 14b) Jésus '' envoie sa parole, il les guérit, il arrache leur vie à la fosse.

Ce moine (je m'y reconnaissais) s'est laissé enjôler par le Père du mensonge. Il a oublié que la dispersion aveugle, puis vint ce jour où il pensa que prier est un acte hypocrite, qu'en fait il est rejeté par Dieu. Voilà la plus grande faute à laquelle il succomba, il se laissa convaincre qu'il était exclu de la miséricorde de Dieu. À partir de cet instant, ce moine ne pouvait plus voir Dieu.. Ce jour sans prière produisit immédiatement une régression de son esprit et il vit se noircir son âme.. Or Dieu connaît la nature humaine. Quand nous sommes infidèles, le Seigneur reste fidèle (antienne ps:105) le psalmiste dit ailleurs : Ta fidélité est plus stable que les cieux (ps: 88, 39)  Éternel est son amour.

Je pourrais énumérer les causes qui peuvent incliner l'homme à sa fragilité de pécheur et le faire chuter. Excès de travail, la distraction, caractère instable ou rebelle, la recherche d'émotions sensibles, la fuite, l'envie, l'oisiveté, les tentations, et tant d'autres qui peuvent s'immiscer dans l'esprit de celui qui s'absente de la compagnie de Jésus. Adrienne von Speyr parle avec conviction de l'importance de la prière. Elle écrit qu'il faut se garder ''de la place pour la prière personnelle''. Elle vit avec effroi à quoi elle ressemblerait si elle ne priait plus...du danger où elle se vit ''disparaître dans l'activisme et la superficialité : une dépouille, une peau morte''. Elle met en garde et combien elle a raison : « les chrétiens qui ne prient pas sont très difficiles à sauver». Le saint curé d'Ars ne disait-il pas que «celui qui ne prie pas est comme la poule qui essaie de s'élever dans les airs, mais n'y parvient pas, alors que celui qui prie est comme l'aigle qui peut atteindre des sommets». Mais comme on le verra plus loin dans les actes de Jésus relatés dans les Évangiles jamais le Père ne nous retire son amour. Mais il nous revient de nous disposer à plus d'humilité.

Puis l'évangile de ce jour (10 mars) nous raconte la parabole de l'enfant prodigue. De fort loin le père reconnaît son fils cadet qui marche vers la maison qu'il a quittée. Le père est dans le ravissement il attend le retour de son enfant qui était perdu. Il était parti avec toute sa part d'héritage pour se libérer sur les routes de l'aventure. Il fuyait le bien il avait choisi le mal. Il dilapida tout son bien et son cœur était toujours aussi désespérément vide. Enfin, il pensa aux serviteurs de son père qui mangeaient mieux que lui et il plia sur son orgueil, car il était battu. En fait, il reconnaissait sa responsabilité dans son choix de vie; ce qu'il avait tant souhaité avant son départ de la Maison de son père. Voilà il faisait là un acte d'humilité, et il décida de revenir à la Maison. Il était sauvé. Le Père demanda que l'on tue le veau gras et il fut revêtu de somptueux vêtements. Ce fut la fête. L'enfant était revenu et pardonné, car jamais son père ne lui avait retiré son amour.

Souvent lorsqu'on lit l'Ancien Testament on voit un Dieu rigoriste, implacable qui a la mémoire longue et vengeresse et menace ce peuple à la nuque raide. Au psaume 94.10 : ''quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit : «Ce peuple a le cœur égaré, il n'a pas connu mes chemins. Dans ma colère, j'en ai fait le serment : jamais ils n'entreront dans mon repos». Or, il est lent à la colère, mais on le voit souvent déçu et en colère; que de fois dans l'Ancien Testament, nous le rapportent les prophètes, Yahvé menace mais toujours il se souvient de son Alliance et pardonne. Il se laisse infléchir. Je revois encore dans le livre de l'Exode : Dieu s'enflammer devant Moïse quand il lui dit : «Ils ont fabriqué un veau en métal fondu...et se sont prosternés devant lui»....Moïse ne l'eut pas facile, il s'efforça d'apaiser son Dieu...Et Yahvé encore une fois renonça à faire le mal dont il avait menacé son peuple''

Or le Christ dit : «Je ne suis pas venu abolir la loi ni les prophètes; je suis venu non pas abolir, mais accompli». Quel est le plus grand commandement? lui fut-il demandé. Jésus répondit: «-Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit; et ton prochain comme toi-même». Alors, Il est l'Amour ? Bien sur, mais il est juste, il se communique à l'homme par le ministère de l'annonce de l'Évangile, à tous ceux qui connaissent son nom mais l'ont délaissé et à ceux qui ne le connaissent pas, mais sont prêts à écouter la parole de Dieu. Pour commencer il y a une vertu que l'on ne trouve pas dans l'Ancien Testament c'est Jésus qui le premier parla de la vertu de l'humilité de sa nécessité, car elle ouvre le cœur sur nous-mêmes et elle seule nous conduit sur le chemin de la liberté, de la vérité et nous fait entrer en relation avec le Christ. Par cette vertu nous permettons au Père de nous donner la Foi et puis nous sommes envahies d'une certitude : Dieu nous aime. Et ce sera dans le silence, sans mots, que nous le prierons, nous lui rendons grâce pour ce cadeau. Or il faut se mettre en chemin, car ce n'est qu'un début. Il est important d'être accompagné, on ne peut cheminer seul, sinon on se donne des réponses qui nous égarent et peuvent nous tromper. Le risque alors de retomber est grand.  Nous lui demandons de nous guérir de nous façonner comme l'argile et de nous revêtir de la tunique blanche, car nous connaissons notre condition de pécheur et le vieil homme tarde à retirer ses oripeaux. Nous le prions : ''Donne-nous notre pain de ce jour''. Pas besoin de développer ou d'élaborer sur la puissance de la prière, de son amour de sa miséricorde infinie ni de sa justice. Regardons-le dans l'Évangile il prend des repas avec les publicains ou encore il laisse une pécheresse repentie verser sur ses pieds un parfum de grand prix, une autre fois lorsque voyant que l'on s'apprêtait à lapider la femme adultère...il se mit à écrire sur le sable, et à la Samaritaine il offrit à boire de l'Eau vive. Et sur la croix comment ne pas revoir l'immédiateté de sa miséricorde alors que crucifié il écoute l'un des malfaiteurs lui dire: «..Pour nous c'est justice, nous payons de nos actes»...(mais toi tu n'as pas commis de fautes) et il ajouta, «-souviens-toi de moi lorsque tu seras dans ton royaume...» Ce bon larron demandait pardon à la toute extrémité, il reconnaissait sa faute et avouait sa responsabilité... On connaît la réponse de Jésus. Jésus dit toujours la vérité. Il enseigne par des paraboles, par des gestes, et accomplit des miracles, mais essentiellement son message est basé sur l'accomplissement du décalogue qui donne la joie et nous fait grandir dans l'amour, et à ceux et celles qui sont dans le péché il pardonne en ajoutant :Vas ne pêche plus. Va au temple...verse une obole. Il dispense des grâces à chacun selon ses besoins. C'est pourquoi il nous a appris à prier son Père sinon nous serions sans moyen. Il veut partager avec nous le repas, aussi avant d'aller vers son arrestation et sa passion en obéissance à son Père où Il allait mourir sur une croix pour sous sauver Il a institué son Église.

Après la résurrection en présence de tous il s'adresse à Simon Pierre qui l'a renié trois fois. Il dit : ''Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui répondit : ''Oui, Seigneur, Tu sais  que je t'aime'' Jésus lui dit : '' Fais paître mes agneaux. , il lui dit à nouveau, une deuxième fois : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?.- ''Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t'aime, '' Jésus lui dit : '' Sois le pasteur de mes brebis. '' Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? Pierre fut peiné de ce qu'il eût dit pour la troisième fois : '' M'aimes-tu ? '', et il lui dit ' '' Seigneur, tu sais tout , tu sais bien que je t'aime. Jésus lui dit : '' fais paître mes brebis... il lui dit : ''Suis-moi''...

Ainsi Jésus confirma, devant tous les apôtres et disciples présents, la Primauté de Pierre dans son Église. Il l'avait choisit comme le Pasteur suprême de son Église, lui avait confié le dépôt de la foi et de son enseignement, le gardien et serviteur de la Vérité et selon le plan de Jésus les successeurs de Pierre afin que tous soient un (UT UNUM SINT). Rappelons ce moment qui se passa avant l'arrestation et la Passion du Christ (Matt 16, 13-20) sur la profession de Pierre et la primauté de Pierre...Quand Il posa à ses disciples cette question : «Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ?» Ils répondirent : «....Jean-le Baptiste...Élie...Jérémie ou...des prophètes», «mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je?, Simon Pierre répondit : «-Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant» et puis Jésus dit : «tu es heureux, Simon fils de Jonas (Jean), car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux» ( N'est-ce pas justement la confirmation que la foi est un don du Père Éternel ?) voyons la suite du récit. «-Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre et sur cette pierre (Képhas) Je bâtirai mon Église,... Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié». L'Église est donc érigée sous Pierre SUB PETRO. Il ne faudrait pas que certains évêques ou archevêques se croient l'égale de Pierre. Pierre est le vicaire du Christ et non un premier ministre qui dirige un parlement, Pierre est le  serviteur des serviteurs. Élu, le successeur de Pierre est le choix de l'Esprit-Saint. Il est assisté dans son ministère pétrinien par des évêques successeurs des apôtres qui agissent sous l'autorité de Pierre et en communion avec lui CUM PETRO. Voir, pour l'illustrer, cette première Épître de Pierre aux anciens, Pierre leur parle de leur mission : «-Paissez le troupeau qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu, non pour un gain sordide, mais avec l'élan du cœur, non pas en faisant les seigneurs à l'égard de ceux qui vous sont échus en partage, mais en devenant les modèles du troupeau» (1P 5,2-3).Et encore :«Vous allez recevoir une force, celle se l'Esprit-Saint qui descendra sur vous. Vous serez mes témoins... jusqu'aux extrémités de la terre» (Ac 1.8). Le Synode n'a jamais été un parlement qui délibère, vote des lois ou dirige l'Église du Christ. Alors, un peu d'humilité, moins de murmures chez ceux qui rêvent d'être des Églises auto-céphales et relisez le diagnostique qu'écrivit si justement, sur le complexe anti-romain, le cardinal Hans Hurs Von Balthasar. Que tous nous nous rappelions ce que Jésus a promis à Pierre chef de l'Église : ''que les portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.''

J'ai essayé de montrer par ces exemples que seul Jésus se donne. Si quelqu'un le cherche, il répond :« Je suis». C'est son attribut il veut se donner à tous, mais il nous laisse libre. Je manquerais à mon devoir si je taisais cette grâce inouïe qu’il'il m'a donnée de reconnaître et d'accueillir en moi cette présence éblouissante qui me disait : N'aies pas peur je t'aime. Oui, Jésus reconnaît les indigents, les pécheurs et voit l'âme et le coeur de chacun. Dieu est amour et il est justice.

Tous ces faits et il y en a bien d'autres que je n'ai pas écrits nous invitent à la joie et au bonheur. Une seule condition se délester de la colère ou de l'orgueil qui avilissent et ferment notre coeur. Quiconque veut le rencontrer alors qu'il descend en lui-même avec toute l'honnêteté possible et qu'il s'ouvre à l'humilité qui libère. Osez demander : Seigneur, j'entends dire que tu es la lumière alors, peux-tu m'éclairer me nourrir ? J'ai soif.

L'homme qu'a choisit Jésus, comme son Vicaire, était humble. Il allait en faire un pêcheur d'hommes. Oui, Simon l'avait renié trois fois ( il avait eu peur) mais il aimait Jésus plus que tout. C'est pourquoi Jésus confirme Simon comme Képhas sur lequel Il bâtit son Église. Pourtant n'avons-nous pas gardé en veilleuse une envie de dire : mais quand même Simon l'a renié...Or, jamais Simon n'a répondu à Jésus : Je t'aime, non il répondit à trois reprises : Tu sais que je t'aime. Et ainsi répondront malgré leur nature humaine tous les successeurs de Pierre et avec le psalmiste chacun confesse : '' Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma mère. Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m'apprends la sagesse. Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige'' (Ps 50, 8-9)

Notre pape Benoît XVI lors de son intronisation parla de la volonté de Dieu et voici ce qu'il en dit : « La volonté de Dieu ne nous aliène pas, elle nous purifie--- parfois même de manière douloureuse ». Et plus loin il enseigne que : 'Chacun est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire' (nd: CED Bien sur que faire sa volonté suscite en nous des craintes, nous avons peur de perdre notre autonomie notre liberté, notre libre arbitre) puis ajoute notre pape: «- peur qu'il puisse nous déposséder d'une part de notre vie, n'avons-nous pas peur de renoncer à quelque chose de grand, d'unique, qui rend la vie si belle ? Ne risquons-nous pas de nous retrouver ensuite dans l'angoisse et privé de liberté ? Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, absolument rien, de ce qui rend la vie libre, belle et grande... n'ayez pas peur du Christ ! Il n'enlève rien Il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit au centuple». Très conscient de la tâche qui lui incombait, de ses limites il invoque l'aide de tous les Saints et à chacun d'entre-nous : Prier pour moi, pour que j'apprenne toujours plus à aimer le Seigneur---à aimer son troupeau--- à aimer chacun de vous. Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups ».

Charles Ed. Durand

tags: Higoumène, Père Abbé, moine, pécheur, Confession, Adrienne von Speyr, Humilité, Crevette, psaume. Évangile, pardon, Pierre, Jésus, Képhas, Pape, Vicaire du Christ, Primauté de Pierre, apôtres, disciples, Père, enfant prodique, La Samaritaine, Croix. passion, Pêcheur d'hommes, colère, Joie, bonheur, agneaux, brebis, reniement, Paster.

13/03/2012

LA VIOLENCE EST CONTRAIRE AU REGNE DE DIEU.

Bon Pasteur.jpgAujourd'hui troisième dimanche de Carême, Benoît XVI a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St-Pierre. Il a d'abord commenté l'Évangile de Jean racontant l'expulsion du temple de Jérusalem, par Jésus, des vendeurs d'animaux et changeurs, qui fit grande impression sur la foule et les disciples. ''Comment devons-nous interpréter ce geste de Jésus?'', s'est demandé Benoît XVI. '' Il faut tout d'abord noter que celui-ci n'entraîne aucune répression des forces de l'ordre public, parce qu'il est vu comme une action typiquement prophétique. En effet, les prophètes, au nom de Dieu, dénonçaient souvent des abus et le faisaient souvent par des gestes symboliques. Le problème, toutefois, était celui de leur autorité. Voilà pourquoi les juifs demandèrent à Jésus : quel signe nous montres-tu en faisant celà?, montre-nous que tu agis vraiment au nom de Dieu... L'expulsion des vendeurs du temple a aussi été interprété dans un sens politico-révolutionnaire. plaçant Jésus sur la ligne du mouvement des zélotes. Ceux-ci étaient justement, zélés pour la loi de Dieu et prêts à utiliser la violence pour la faire respecter. À l'époque de Jésus, ils attendaient un Messie qui libère Israël de la domination des Romains. Mais Jésus déçoit cette attente, si bien que certains disciples l'abandonnèrent et Judas Iscariote le trahit même. En réalité, il est impossible de qualifier Jésus de violent : La violence est contraire au Règne de Dieu, elle est un instrument de l'Antéchrist. La violence ne sert jamais à l'humanité mais elle la déshumanise.. Les paroles prononcées par Jésus en accomplissant ce geste furent : Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce! Les disciples se rappelèrent alors ce qui était écrit dans un psaume : Le zèle pour ta maison me dévorera. Ce psaume est une invocation dans une situation d'extrême danger à cause de la haine des ennemis : la situation que Jésus vivra au cours de sa passion. Le zèle pour son Père et sa maison le conduira jusqu'à la croix, un zèle est celui de l'amour qui paie de sa personne, non de celui qui voudrait servir Dieu par la violence. En effet, le signe que Jésus donnera comme preuve de son autorité sera justement sa mort et sa résurection. 'Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai', leur dit-il. Saint Jean notait: 'Il parlait du sanctuaire de son corps'. avec la Pâques de Jésus commence un nouveau culte, le culte de l'amour, et un nouveau temple qui est lui-même, le Christ ressucité, par lequel aujourd'hui chaque croyant peut adorer Dieu le Père en esprit et vérité... LEsprit Saint a commencé à construire ce nouveau temple dans le sein de la vierge Marie. Par son intercession, prions pour que chaque chrétien devienne une pierre vivante de cet édifice spirituel''.

N.B.: Le choix des caractères gras du souslignage et des couleurs sont de moi et non de VIS. 

 

source: Cité du vatican, 11 mars 2012 (VIS)

En la parole et dans les gestes de Jésus il ni a pas d'intégrisme ni d'extrémisme mais un seul socle celui du commendement de l'Amour, de la justice, du pardon et de la miséricorde. Dieu est Amour.

Charles Ed Durand

tags: Carême, vendeurs du temple, zélote, sanctuaire, culte de l'amour, zéle pour son Père, Jésus, Pâques, Chist ressucité, violence n'est pas de Dieu.

 

20/01/2012

Argumentaire de Damien Theillier philosophe contre l'avortement.

If It's Not a baby than yr not pregnant. Pro Life.jpgJ'ai lu sur le site Nicomaque l'argumentaire contre l'avortement, dont je reproduis plus bas un extrait, puisse son auteur Damien Theillier ne pas m'en tenir rigueur du reste son site est dans ma liste des blogues ci-contre Nicomaque. Il nous présente un exposé d'arguments qui désarçonnent tous ceux et celles qui s'acharnent à maintenir le statut quo. Elles hurlent leur refus d'en débattre et invoquent la LOI ( ''VEIL''en France). Heureuse comparaison que celle sur l'esclavagisme. Historiquement le débat aura duré pendant des siècles. Le pontife Romain avait condamné l'esclavagisme avant qu'il ne soit définitivement abolit, du moins en pays catholiques et chrétiens.

Il faut que tous les Pro vie soient au front, prient, fondent des cellules dans les institutions collèges et universités et marchent afin que cette position de l'Église du Christ qui par son magistère pétrinien considère que le droit à la vie est l'un des piliers non négociable soit l'inviolabilité de la vie de sa conception jusqu'à la mort naturelle. La Gauche et l'UMP en France sont en faveur du Statu Quo. Qui au nom de l'Église de France ose condamner ceux qui défendent le droit à la VIE ou apportent leur soutien à ceux des candidats qui défendent la VIE. Jésus a fondé son Église sur Simon, fils de Jonas, qui désormais allait s'appeler Pierre et être son vicaire de même que ses successeurs jusqu'à Benoît XVI. Il n'a pas choisit un collège de pasteurs ni appelé les apôtres à la dissidence et à l'affrontement avec Rome: siège de Pierre. Il serait bon que Paris ne se considère pas qualifié pour dénoncer tout l'épiscopat américain et s'en prendre sournoisement au successeur de Pierre et de notre Maître Jésus-Christ. Je veux bien respecter l'épiscope de Paris et prier pour lui comme pour tous ceux qui dans le clergé de France (Angoulème en particulier) dont l'un a récemment déclaré que Jean-Paul II dans les dernières années de sa vie ne menait plus rien qu'il était gaga. Alors autant dire que la nomination du remplaçant du cardinal Lustiger fut décidé par un sénile ?

Charles Ed. Durand.

 
"Comme Ron Paul, je suis personnellement convaincu que la vie humaine, avec ses droits inaliénables, commence dès la conception et que l’avortement est donc immoral. Si on me demande pourquoi, j’ai l’habitude de développer devant mes élèves l’argument suivant :
Au XVIe siècle, Las Casas a combattu l’esclavage des Indiens par les conquérants espagnols. Dans sa controverse avec Sepulveda à Valladolid, il affirme que, bien que les Indiens n’ont pas encore atteint le même degré de civilisation technologique et les connaissances scientifiques des Espagnols, ils ont le potentiel pour l’atteindre si on leur donne le temps et l'opportunité. Un être humain ne peut donc jamais être considéré comme « sous humain » en raison de son faible développement s’il possède le potentiel pour atteindre un degré supérieur de développement dans le futur. La potentialité d'atteindre un niveau complet de développement est un indice suffisant pour établir la nature d’un être.
Ce raisonnement peut être appliqué à l’embryon. Ainsi, le fait que l’embryon ait le potentiel pour atteindre un degré complet de développement humain est suffisant pour établir son humanité. Le fait qu'il n'ait pas encore atteint son plein développement n'est pas l’indice d’une nature inférieure, mais seulement une indication de son immaturité. Un enfant à naître ne peut donc pas être considéré comme « sous-humain », pas plus que les Indiens. Il a les mêmes droits que n’importe quelle personne humaine et ses droits doivent être protégés.
Si donc l'avortement est bien une agression contre un être humain en développement, pleinement sujet de droits, alors il est de la compétence du législateur de l'interdire, au même titre que le crime, le viol ou toute autre atteinte aux droits fondamentaux de la personne.
Pour autant, on ne peut pas forcer une femme à garder un enfant dont elle ne veut pas. Elle doit alors pouvoir le donner à des couples sans enfant. L’alternative à l’avortement c’est l’adoption. Malheureusement l’'Etat s’est arrogé le monopole du marché de l'adoption. Il y a tellement de réglementations en France qu'adopter devient quasiment impossible, toujours à cause de cette fausse philanthropie du législateur qui se croit chargé de faire le bonheur de l'humanité ! Il est temps de privatiser ce marché et de confier à des associations familiales indépendantes (non subventionnées comme elles le sont aujourd’hui !) le soin de gérer ce marché en édictant des règles déontologiques protégeant les enfants contre tout abus." Daniel Theillier. 14 janvier 2012
tags: Avortement, Adoption, Damien Theillier, Ron Paul, Droit de l'embryon, Vie Pilier non négociable, diocèse d'Angoulème , diocèse de Paris, L'esclavagisme, Pierre, Magistère pétrinien, Place aux oeuvres privées indépendantes., fin de l'état providence, Mgr Vingt-Trois, Épiscopat américain, Pape Jean-Paul II traité de gaga par un prêtre. Benoît XVI.