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03/04/2012

Un médecin britanique chrétien licencié pour avoir dénoncé des confrères qui avaient commis des actes sexuels sur des enfants.

Quand on est catholique il est de plus en plus dangereux d'affirmer sa foi. L'histoire se passe en Grande-Bretagne et elle est vraie j'en ajoute le lien plus bas.

Le Dr. David Drew âgé de 64 ans ne fait pas mystère de sa foi chrétienne. Jusqu'à tout récemment il était le directeur du service pédiatrique du Walsal Manor Hospital. West Midlans. U.K. Pour avoir osé dénoncé la conduite de ses collègues, notamment d'avoir commis des agressions sexuelles sur des enfants hospitalisés, il fut l'objet d'une enquête interne dont le résultat fut qu'on le dégomma de son poste de directeur du service pédiatrique. Non pour incompétence mais il ne faut pas dénoncer des médecins pédophiles.

Cela ne s'arrête pas là, notre docteur qui est catholique a commis un plus grand crime encore, à en croire la direction de l'établissement. Mais qu'a-t-il bien pu faire ? Il a envoyé un courriel à ses collègues du département pédiatrique, il y avait mis une prière de saint Ignace de Loyola, puis il les invitait à méditer sur leur comportement. On se rappellera pourquoi il avait perdu son poste de directeur. Là ce fut la goutte qui  fit déborder le vase. L'administration lui intima l'ordre : de s'abstenir d'utiliser toute référence religieuse dans ses communications verbales ou écrites avec ses confrères. Comme il a refusé de se soumettre alors il fut congédié. L'affaire est devant les tribunaux. Non, il n'a pas commis un acte médical qui aurait causé la mort de patients, juste qu'il ne pouvait plus invoquer le nom du Christ devant ses collègues. 

La nouvelle était de qui ? Or, en cherchant sur le site Actu.Net Chrétienne je trouve le nom : Daniel Hamiche qui en est l'auteur principale, je n'ai que remanié le texte. Que voilà un infatigable témoin de l'Évangile, un franc-tireur sur toutes les questions touchant à la défense de la vie et autres débats touchant la vie de l'Église ou sur le respect de la dignité de la personne. Il est un observateur, très au fait, sur le dynamisme de l'Église catholique américaine.

Dans les 40 jours de prières pour la vie, il y eut 718 bébés de sauvés de l'avortement lors de la campagne du carême. Dans plusieurs villes américaines il y eut tous les jours des groupes de prières devant les cliniques d'avortement de Planned Parenthood.

Voici une photo d'un groupe de jeunes séminaristes américains de Colombus OHIO qui prient tous les samedi devant une clinique d'avortement, vous aurez remarqué qu'ils portent la soutane avec parements rouges sang, il est prévisible qu'aux États-Unis sous l'administration autoritariste voir dictatoriale, qu'elle va s'amplifier si le locataire de la Maison blanche est reporté au pouvoir, que le sang de martyrs coulera . La photo vient de M. Daniel Hamiche in Riposte catholique, qu'il en soit ici remercié.

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Charles Ed. Durand 

source: The Telegraph

http://www.dailytelegraph.com.au/news/breaking-news/briti...

tags: docteur, Grande-Bretagne, hôpital, catholique, agrssions sexuelles, enfants, The Telegraph, Daniel Hamiche, séminaristes, OHIO, Séminaire Josephinium, prières, clinique d'avortement, 40 Days for life, Planned parenthood.

31/03/2012

L'accomplissement parfait de la loi c'est l'Amour.(Rm 13,10)

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En cette veille du dimanche des rameaux il y a deux actes qui préfigurent la mission du Seigneur que prophétise Jérémie (31) '' Comme un berger garde son troupeau, le Seigneur veille sur nous. ''

Voici ces gestes : Résurrection de Lazare. L'évangile du jour selon saint Jean nous raconte que Jésus s'écria d'une voix forte : '' Lazare vient dehors!...déliez-le et laissez-le aller ''(Jn11,43-44). Certains, de ceux qui étaient là, allèrent trouver les pharisiens... Or, cette année-là Caïphe était le grand prêtre. Nous voyons en lui le dernier prophète car c'est lui qui sans en être conscient fit en sorte que Jésus allait mourir pour la nation. Il dira : '' Vous n'y entendez rien. Vous ne songez même pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas ''. Ainsi fut décidé le sort de Jésus et allait s'accomplir la parole de Jésus : '' Détruisez ce temple et en trois jours Je le rebâtirai ''. Or, la foule des gens surent que Jésus allait venir à Jérusalem.

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Le deuxième geste : il envoya de ses disciples aller chercher un âne. Cette entrée, qu'évoque ce dimanche des Rameaux, célèbre cette glorification triomphale en la ville. Pourtant il dira, plus tard le même jour, à ses disciples : '' En vérité, en vérité je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s'il meurt il porte beaucoup de fruits. qui aime sa vie la perd '';... et '' Si quelqu'un me sert, qu'il me suive et où je suis, là aussi sera mon serviteur.... et mon Père l'honorera ''. Plus loin : '' Croyez en la lumière afin de devenir des fils de lumière...''

Voici un chant chorale extrait de la messe de Bach que je joins. Je ne veux pas parler de l'actualité de ce monde qui passe mais de ce qui est éternel.

IN CHRISTO

Charles Ed. Durand


tags: saint Jean, Jérémie, grand prêtre Caïphe, Dimanche des Rameaux, chorale de Montserrat, Kirie, Bach, prophète, âne.

 

14/03/2012

La puissance d'une contrition personnelle. TU ES PETRUS

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Nous y voilà l'heure est avancée et la température, du moins à Montréal, est à la hausse et le printemps approche. Merci à la Crevette de m'avoir autorisé à publier son récit sur '' La journée avec Gabrielle''. Voici un court extrait de ce que je lui écrivis :-tu as bien raison je lis ton blogue assidûment. Le  12 février dernier, tu reproduisis un texte des Pères du désert sur '' La Puissance d'une contrition personnelle''. J'en fus remué, car je traversais une période difficile, je me distrayais et je cessai de faire la lecture des Heures.

(Ici j'arrête ma lettre à la Crevette la suite étant personnelle. Je vais donc poursuivre cette réflexion, une méditation sur Jésus, l'homme sujet responsable et sur l'Église, de Pierre, de son successeur Benoît XVI et des successeurs des apôtres)

La réponse de l'Higoumène au moine m'a rasséréné. Pierre nous en avertit: 'Votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Soyez vigilants...(1P5,8-9a)' Et oui, ce moine qui un soir se vit interroger par son Père inquiet (l'Abbé est un Père IN PERSONNA CHRISTI) qui sut lire en son cœur la misère, la détresse et la sécheresse du moine. C'est un don divin que de pouvoir lire à l'intérieur d'une âme tourmentée. L'Higoumène vit ce moine enferré et empêtré dans l'Isolement. Ps 106, 10 : ''Certains gisaient dans les ténèbres mortelles, captifs de la misère et des fers'' or le moine raconta qu'il était dans la faute depuis trois ans, mais que tous les jours il récitait ses huit psaumes sauf ce jour là. Or Dieu tout ce temps accueillit la prière du moine ce qui explique que son père Abbé ne l'avait jamais remarqué avant ce jour.

Que lui était-il arrivé et pourquoi l'Higoumène s'arrêta pour lui parler ? Il avoua sa faute au Père Abbé et ce dernier par la puissance de la miséricorde de Dieu lui donna le pardon de Dieu. La confession libère fait ''tomber leurs chaînes'' (Ps, 14b) Jésus '' envoie sa parole, il les guérit, il arrache leur vie à la fosse.

Ce moine (je m'y reconnaissais) s'est laissé enjôler par le Père du mensonge. Il a oublié que la dispersion aveugle, puis vint ce jour où il pensa que prier est un acte hypocrite, qu'en fait il est rejeté par Dieu. Voilà la plus grande faute à laquelle il succomba, il se laissa convaincre qu'il était exclu de la miséricorde de Dieu. À partir de cet instant, ce moine ne pouvait plus voir Dieu.. Ce jour sans prière produisit immédiatement une régression de son esprit et il vit se noircir son âme.. Or Dieu connaît la nature humaine. Quand nous sommes infidèles, le Seigneur reste fidèle (antienne ps:105) le psalmiste dit ailleurs : Ta fidélité est plus stable que les cieux (ps: 88, 39)  Éternel est son amour.

Je pourrais énumérer les causes qui peuvent incliner l'homme à sa fragilité de pécheur et le faire chuter. Excès de travail, la distraction, caractère instable ou rebelle, la recherche d'émotions sensibles, la fuite, l'envie, l'oisiveté, les tentations, et tant d'autres qui peuvent s'immiscer dans l'esprit de celui qui s'absente de la compagnie de Jésus. Adrienne von Speyr parle avec conviction de l'importance de la prière. Elle écrit qu'il faut se garder ''de la place pour la prière personnelle''. Elle vit avec effroi à quoi elle ressemblerait si elle ne priait plus...du danger où elle se vit ''disparaître dans l'activisme et la superficialité : une dépouille, une peau morte''. Elle met en garde et combien elle a raison : « les chrétiens qui ne prient pas sont très difficiles à sauver». Le saint curé d'Ars ne disait-il pas que «celui qui ne prie pas est comme la poule qui essaie de s'élever dans les airs, mais n'y parvient pas, alors que celui qui prie est comme l'aigle qui peut atteindre des sommets». Mais comme on le verra plus loin dans les actes de Jésus relatés dans les Évangiles jamais le Père ne nous retire son amour. Mais il nous revient de nous disposer à plus d'humilité.

Puis l'évangile de ce jour (10 mars) nous raconte la parabole de l'enfant prodigue. De fort loin le père reconnaît son fils cadet qui marche vers la maison qu'il a quittée. Le père est dans le ravissement il attend le retour de son enfant qui était perdu. Il était parti avec toute sa part d'héritage pour se libérer sur les routes de l'aventure. Il fuyait le bien il avait choisi le mal. Il dilapida tout son bien et son cœur était toujours aussi désespérément vide. Enfin, il pensa aux serviteurs de son père qui mangeaient mieux que lui et il plia sur son orgueil, car il était battu. En fait, il reconnaissait sa responsabilité dans son choix de vie; ce qu'il avait tant souhaité avant son départ de la Maison de son père. Voilà il faisait là un acte d'humilité, et il décida de revenir à la Maison. Il était sauvé. Le Père demanda que l'on tue le veau gras et il fut revêtu de somptueux vêtements. Ce fut la fête. L'enfant était revenu et pardonné, car jamais son père ne lui avait retiré son amour.

Souvent lorsqu'on lit l'Ancien Testament on voit un Dieu rigoriste, implacable qui a la mémoire longue et vengeresse et menace ce peuple à la nuque raide. Au psaume 94.10 : ''quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit : «Ce peuple a le cœur égaré, il n'a pas connu mes chemins. Dans ma colère, j'en ai fait le serment : jamais ils n'entreront dans mon repos». Or, il est lent à la colère, mais on le voit souvent déçu et en colère; que de fois dans l'Ancien Testament, nous le rapportent les prophètes, Yahvé menace mais toujours il se souvient de son Alliance et pardonne. Il se laisse infléchir. Je revois encore dans le livre de l'Exode : Dieu s'enflammer devant Moïse quand il lui dit : «Ils ont fabriqué un veau en métal fondu...et se sont prosternés devant lui»....Moïse ne l'eut pas facile, il s'efforça d'apaiser son Dieu...Et Yahvé encore une fois renonça à faire le mal dont il avait menacé son peuple''

Or le Christ dit : «Je ne suis pas venu abolir la loi ni les prophètes; je suis venu non pas abolir, mais accompli». Quel est le plus grand commandement? lui fut-il demandé. Jésus répondit: «-Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit; et ton prochain comme toi-même». Alors, Il est l'Amour ? Bien sur, mais il est juste, il se communique à l'homme par le ministère de l'annonce de l'Évangile, à tous ceux qui connaissent son nom mais l'ont délaissé et à ceux qui ne le connaissent pas, mais sont prêts à écouter la parole de Dieu. Pour commencer il y a une vertu que l'on ne trouve pas dans l'Ancien Testament c'est Jésus qui le premier parla de la vertu de l'humilité de sa nécessité, car elle ouvre le cœur sur nous-mêmes et elle seule nous conduit sur le chemin de la liberté, de la vérité et nous fait entrer en relation avec le Christ. Par cette vertu nous permettons au Père de nous donner la Foi et puis nous sommes envahies d'une certitude : Dieu nous aime. Et ce sera dans le silence, sans mots, que nous le prierons, nous lui rendons grâce pour ce cadeau. Or il faut se mettre en chemin, car ce n'est qu'un début. Il est important d'être accompagné, on ne peut cheminer seul, sinon on se donne des réponses qui nous égarent et peuvent nous tromper. Le risque alors de retomber est grand.  Nous lui demandons de nous guérir de nous façonner comme l'argile et de nous revêtir de la tunique blanche, car nous connaissons notre condition de pécheur et le vieil homme tarde à retirer ses oripeaux. Nous le prions : ''Donne-nous notre pain de ce jour''. Pas besoin de développer ou d'élaborer sur la puissance de la prière, de son amour de sa miséricorde infinie ni de sa justice. Regardons-le dans l'Évangile il prend des repas avec les publicains ou encore il laisse une pécheresse repentie verser sur ses pieds un parfum de grand prix, une autre fois lorsque voyant que l'on s'apprêtait à lapider la femme adultère...il se mit à écrire sur le sable, et à la Samaritaine il offrit à boire de l'Eau vive. Et sur la croix comment ne pas revoir l'immédiateté de sa miséricorde alors que crucifié il écoute l'un des malfaiteurs lui dire: «..Pour nous c'est justice, nous payons de nos actes»...(mais toi tu n'as pas commis de fautes) et il ajouta, «-souviens-toi de moi lorsque tu seras dans ton royaume...» Ce bon larron demandait pardon à la toute extrémité, il reconnaissait sa faute et avouait sa responsabilité... On connaît la réponse de Jésus. Jésus dit toujours la vérité. Il enseigne par des paraboles, par des gestes, et accomplit des miracles, mais essentiellement son message est basé sur l'accomplissement du décalogue qui donne la joie et nous fait grandir dans l'amour, et à ceux et celles qui sont dans le péché il pardonne en ajoutant :Vas ne pêche plus. Va au temple...verse une obole. Il dispense des grâces à chacun selon ses besoins. C'est pourquoi il nous a appris à prier son Père sinon nous serions sans moyen. Il veut partager avec nous le repas, aussi avant d'aller vers son arrestation et sa passion en obéissance à son Père où Il allait mourir sur une croix pour sous sauver Il a institué son Église.

Après la résurrection en présence de tous il s'adresse à Simon Pierre qui l'a renié trois fois. Il dit : ''Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui répondit : ''Oui, Seigneur, Tu sais  que je t'aime'' Jésus lui dit : '' Fais paître mes agneaux. , il lui dit à nouveau, une deuxième fois : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?.- ''Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t'aime, '' Jésus lui dit : '' Sois le pasteur de mes brebis. '' Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? Pierre fut peiné de ce qu'il eût dit pour la troisième fois : '' M'aimes-tu ? '', et il lui dit ' '' Seigneur, tu sais tout , tu sais bien que je t'aime. Jésus lui dit : '' fais paître mes brebis... il lui dit : ''Suis-moi''...

Ainsi Jésus confirma, devant tous les apôtres et disciples présents, la Primauté de Pierre dans son Église. Il l'avait choisit comme le Pasteur suprême de son Église, lui avait confié le dépôt de la foi et de son enseignement, le gardien et serviteur de la Vérité et selon le plan de Jésus les successeurs de Pierre afin que tous soient un (UT UNUM SINT). Rappelons ce moment qui se passa avant l'arrestation et la Passion du Christ (Matt 16, 13-20) sur la profession de Pierre et la primauté de Pierre...Quand Il posa à ses disciples cette question : «Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ?» Ils répondirent : «....Jean-le Baptiste...Élie...Jérémie ou...des prophètes», «mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je?, Simon Pierre répondit : «-Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant» et puis Jésus dit : «tu es heureux, Simon fils de Jonas (Jean), car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux» ( N'est-ce pas justement la confirmation que la foi est un don du Père Éternel ?) voyons la suite du récit. «-Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre et sur cette pierre (Képhas) Je bâtirai mon Église,... Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié». L'Église est donc érigée sous Pierre SUB PETRO. Il ne faudrait pas que certains évêques ou archevêques se croient l'égale de Pierre. Pierre est le vicaire du Christ et non un premier ministre qui dirige un parlement, Pierre est le  serviteur des serviteurs. Élu, le successeur de Pierre est le choix de l'Esprit-Saint. Il est assisté dans son ministère pétrinien par des évêques successeurs des apôtres qui agissent sous l'autorité de Pierre et en communion avec lui CUM PETRO. Voir, pour l'illustrer, cette première Épître de Pierre aux anciens, Pierre leur parle de leur mission : «-Paissez le troupeau qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu, non pour un gain sordide, mais avec l'élan du cœur, non pas en faisant les seigneurs à l'égard de ceux qui vous sont échus en partage, mais en devenant les modèles du troupeau» (1P 5,2-3).Et encore :«Vous allez recevoir une force, celle se l'Esprit-Saint qui descendra sur vous. Vous serez mes témoins... jusqu'aux extrémités de la terre» (Ac 1.8). Le Synode n'a jamais été un parlement qui délibère, vote des lois ou dirige l'Église du Christ. Alors, un peu d'humilité, moins de murmures chez ceux qui rêvent d'être des Églises auto-céphales et relisez le diagnostique qu'écrivit si justement, sur le complexe anti-romain, le cardinal Hans Hurs Von Balthasar. Que tous nous nous rappelions ce que Jésus a promis à Pierre chef de l'Église : ''que les portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle.''

J'ai essayé de montrer par ces exemples que seul Jésus se donne. Si quelqu'un le cherche, il répond :« Je suis». C'est son attribut il veut se donner à tous, mais il nous laisse libre. Je manquerais à mon devoir si je taisais cette grâce inouïe qu’il'il m'a donnée de reconnaître et d'accueillir en moi cette présence éblouissante qui me disait : N'aies pas peur je t'aime. Oui, Jésus reconnaît les indigents, les pécheurs et voit l'âme et le coeur de chacun. Dieu est amour et il est justice.

Tous ces faits et il y en a bien d'autres que je n'ai pas écrits nous invitent à la joie et au bonheur. Une seule condition se délester de la colère ou de l'orgueil qui avilissent et ferment notre coeur. Quiconque veut le rencontrer alors qu'il descend en lui-même avec toute l'honnêteté possible et qu'il s'ouvre à l'humilité qui libère. Osez demander : Seigneur, j'entends dire que tu es la lumière alors, peux-tu m'éclairer me nourrir ? J'ai soif.

L'homme qu'a choisit Jésus, comme son Vicaire, était humble. Il allait en faire un pêcheur d'hommes. Oui, Simon l'avait renié trois fois ( il avait eu peur) mais il aimait Jésus plus que tout. C'est pourquoi Jésus confirme Simon comme Képhas sur lequel Il bâtit son Église. Pourtant n'avons-nous pas gardé en veilleuse une envie de dire : mais quand même Simon l'a renié...Or, jamais Simon n'a répondu à Jésus : Je t'aime, non il répondit à trois reprises : Tu sais que je t'aime. Et ainsi répondront malgré leur nature humaine tous les successeurs de Pierre et avec le psalmiste chacun confesse : '' Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma mère. Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m'apprends la sagesse. Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige'' (Ps 50, 8-9)

Notre pape Benoît XVI lors de son intronisation parla de la volonté de Dieu et voici ce qu'il en dit : « La volonté de Dieu ne nous aliène pas, elle nous purifie--- parfois même de manière douloureuse ». Et plus loin il enseigne que : 'Chacun est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire' (nd: CED Bien sur que faire sa volonté suscite en nous des craintes, nous avons peur de perdre notre autonomie notre liberté, notre libre arbitre) puis ajoute notre pape: «- peur qu'il puisse nous déposséder d'une part de notre vie, n'avons-nous pas peur de renoncer à quelque chose de grand, d'unique, qui rend la vie si belle ? Ne risquons-nous pas de nous retrouver ensuite dans l'angoisse et privé de liberté ? Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, absolument rien, de ce qui rend la vie libre, belle et grande... n'ayez pas peur du Christ ! Il n'enlève rien Il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit au centuple». Très conscient de la tâche qui lui incombait, de ses limites il invoque l'aide de tous les Saints et à chacun d'entre-nous : Prier pour moi, pour que j'apprenne toujours plus à aimer le Seigneur---à aimer son troupeau--- à aimer chacun de vous. Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups ».

Charles Ed. Durand

tags: Higoumène, Père Abbé, moine, pécheur, Confession, Adrienne von Speyr, Humilité, Crevette, psaume. Évangile, pardon, Pierre, Jésus, Képhas, Pape, Vicaire du Christ, Primauté de Pierre, apôtres, disciples, Père, enfant prodique, La Samaritaine, Croix. passion, Pêcheur d'hommes, colère, Joie, bonheur, agneaux, brebis, reniement, Paster.