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19/03/2012

Saint Joseph par qui le fr.André devint un saint. Les deux parlaient peu.

 

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Or cette fête en l'honneur de saint Joseph est en fait incorrecte en notre époque où la paternité est conspué et dire du bien de la paternité est à coup sur se faire traiter au mieux de machiste et ce qui est inacceptable prôner le retour de la place du père au sein de la famille. La femme n'a plus besoin d'un père pour ses enfants même une autre femme fera l'affaire. L'homme n'est plus qu'un géniteur. Les enfants on les éduque via la publicité télévisuelle, fort bien conçue, où est ridiculisé le père. Il l'est toujours ici au Québec, mais ce portrait est inexistant au Canada anglais, ici il est imbécillisé. Le garçon regarde son père l'air éberlué tant l'homme père est l'antithèse du modèle signifiant pour un garçon. Il ni a que la femme qui est la super woman.

En plus saint Joseph n'a jamais demandé un congé de six mois pour enlever les couches de bébé et surtout il n'était pas le genre à materner. De nos jours le père, si il n'est pas déjà renvoyé hors du foyer, doit lorsqu'il y a une sortie porter l'enfant sur son corps et la femme marche du côté de la rue. Vous croyez que j'exagère mais regarder et observer. Même dans l'armée canadienne un sous-officier a droit à un congé payé de six mois pour s'occuper de l'enfant et verra à donner le biberon et devra deviner pourquoi l'enfant braille ce qu'il ne saura jamais deviner car il n'est pas une femme. Tiens donc, voilà une gifle pour la théorie du ''Gender''  genre.

En outre quand vous lisez dans l'évangile vous ne lirez jamais qu'il ait courru les jupons, non, il fut un époux fidèle et un père qui savait donner l'exemple à son fils, par ailleurs vous ne trouverez jamais une parole qu'il aurait prononcée. La tombe. De nos jours les féministes disent que l'homme '' doit être rose'' il doit apprendre à extérioriser ses sentiments, ses émotions et brailler. Moman vite une psychologue il est refoulé le gars. Puis l'on écrit dans les évangiles qu'il était un homme juste. Bien oui, il se moque de l'opinion des autres il s'occupe uniquement de voir à nourrir et à protéger sa famille.

Imaginez il n'a pas connu les années soixante, du sièlce dernier, où l'on célébrait enfin la mort du rôle du père et de son importance. En effet, on n'avait plus besoin d'un père à la maison juste de la maison. La mère pouvait avec la pension alimentaire se trouver un(e) autre conjoint(e) ou demeurer seule avec les enfants. Le mariage ? mais il fallait balancer ça aussi. Je défie quiconque au Québec de trouver un homme dire de son épouse qu'elle est sa femme, ces deux appellations ne sont pas tolérées. Tu entends ma copine, ma blonde mais rarement ma conjointe et encore car j'ai déjà entendu un journaliste qui s'entretenait avec Jean-Pierre Ferland, lors de ses adieux à la scène, parler de sa copine. Et Jean-Pierre de lui dire : Ah! tu n'es pas marié ? L'autre de répondre l'air de l'enfant battu, non, nous sommes ensemble depuis des années (20 ans je ne me souviens plus). Et Jean-Pierre de lui répondre goguenard, mais c'est pas vrai tu ne l'appelles même pas ta femme. Eh ben ! puis il rigola fortement. L'autre avait l'air piteux. Un Homme ? non un journaliste rose.

Dons voyez célébrer la fête de saint-Joseph ce n'est pas une sinécure. Je gage qu'il n'en sera pas question dans les bulletins de nouvelles sinon les Françoise David et la Fédération des femmes du Québec (grâcement subventionnée par le gouvernement du Québec,tiens voilà un organisme où le ministre Bachand pourrait couper), vont se lever pour dénoncer le paternalisme.

Mais pour tous ceux qui refusent ce sort et respectent la famille. Prions Saint Joseph noble époux de Marie et protecteur de la sainte Famille de veiller sur notre peuple en mal de repaires et de tranquillité.

Charles Ed. Durand

Source: Cette histoire s'inspire d'un texte paru in Le Salon Beige : '' La saint-Joseph, une fête politiquement incorrecte'' de l'auteur Roberto Marchesini.

tags: Le Salon beige, Roberto Marchesini, Fête, Saint Joseph, père protecteur, Évangile, fidèle à Marie, époux, Jean-Pierre Ferland, Françoise David, Féminisme, enfant, biberon, soldat, Québec, Publicité anti père.

11/03/2012

La journée de Gabrielle racontée par sa mère : La Crevette

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Généralement, j'entends Gabrielle gazouiller dans son lit en montant vers les étages le matin, à sept heures. Jamais on ne l'entend pleurer, c'est toujours un petit pépiement, une parlotte de bébé et elle fait bouger un petit mobile qu'elle a dans son lit et on entend le bruit mélodique de sa voix et du jouet. Alors, en préparant le biberon, je désigne qui le lui donnera, Pierre ou Rémi, qui se disputent tous les matins pour s'occuper de leur petite soeur. Puis, je vais la lever : elle est toujours en travers du lit et s'agite frénétiquement au son de la porte qui s'ouvre, elle sourit largement, bat des cils à cause de la lumière. Je la change, puis c'est biberonnade pendant que je petit-déjeune.

Nous partons ensuite en voiture et elle gazouille pendant la prière ou crie pendant une musique de variété quelconque. Elle aime la musique et la bétaillère.
Après avoir déposé les enfants à l'école, je vais faire mes courses et mademoiselle raffole de cette activité. A peine juchée sur le caddie, elle prend un petit air affairé avec la bouche en cul de poule de la parfaite ménagère et ça me fait toujours rire. On a l'impression qu'elle réfléchit tout haut : "voyons, qu'est-ce que je dois prendre aujourd'hui... courgettes ou carottes? poulet ou steaks? Ouch, les prix ont encore augmenté, c'est-y pas Dieu possible..." En fait, je soupçonne un mimétisme avec sa mère et je pense qu'elle prend la même tronche que je dois faire à ce moment là, l'air un peu pincé et empressé, l'air compassé et concentré de n'importe quelle femme qui fait son marché comme si c'était la chose la plus importante du monde -et c'est effectivement la chose la plus importante du monde et même l'apocalypse peut aller se rhabiller à cette heure-ci parce que je fais des choix cruciaux pour le dîner du soir et qu'on ne rigole pas avec ça. Tout de même.

Nous rentrons, je la pouponne, elle prend son bain, je la crème de la tête aux pieds, elle raffole de ces petits massages, je passe bien sur toutes ses articulations et dans ses plis grassouillets! puis elle pleurniche lorsque je l'habille, elle en a assez, elle est fatiguée et veut dormir. Je la couche alors avec sa petite couverture qui lui sert de doudou : elle la tire jusqu'à son nez, et suce son pouce en la tripotant avec ses petits doigts. Je ferme la porte et elle s'endort épuisée.

A l'heure du déjeuner, elle est toute frétillante de faim et je la biberonne avec un peu de carottes dans son lait. Ensuite, depuis quelques jours, je lui donne quelques cuillerées de petit pot de fruits. C'est très amusant les débuts à la cuillère : elle n'ouvre pas la bouche, elle veut téter encore. Alors, je lui fourgue délicatement un bout de cuillère à café entre les lèvres et elle comprend, entrouvre un peu sa minuscule bouche, attrape un peu de la compote, suçote, avale en frissonnant -c'est trop acide- et sourit. Et nous recommençons quatre-cinq fois mais guère plus parce que l'acidité de cette nouveauté la gène assez rapidement.
Ces minuscules becquées de oisillon me ravissent, on sent qu'elle se concentre sur le geste, sur le goût, sur tout, et ces découvertes l'accaparent complètement! C'est un grand moment dans la vie de bébé et je roucoule à côté, je l'encourage, je ris en voyant ses mimiques, ses airs surpris, ses airs ravis et sa façon qu'elle a de tourner la tête, très doucement mais obstinément pour signifier : "ça suffit, j'ai mon compte".
Tout passe par le goût à ces premiers âges, en Bretagne, elle ne voyait pas la mer mais elle était capable de rester fascinée dix bonnes minutes par un coquillage ou une miette de caillou... Tout ce qui est à leur portée passe dans les petites quenottes et dans la bouche.

L'après midi, la sieste a moins de succès, et le biberon de quatre heures arrive souvent vers trois heures. Puis, il y a le rituel du biscuit, là aussi depuis peu. Gabrielle prend délicatement un petit beurre que je lui tends dans sa chaise haute, et elle se met à le suçoter immédiatement, elle bavote beaucoup, elle s'affaire énormément, c'est un gros travail pour elle, un énorme biscuit, un grand défi! Elle émiette soigneusement le gâteau, fabrique, avec les morceaux qui ne tombent pas, une sorte de pâte baveuse, avale à peu près le tout, recrache une partie, récupère sur ses doigts ce qu'elle peut et ré-enfourne le tout avec deux voire trois doigts, jusqu'à la garde. Je surveille les opérations successives et me retiens de l'essuyer et de la laver trop vite car alors elle perdrait une grande partie du biscuit et de son plaisir. Cela me demande une grande patience parce que je suis assez maniaque de nature et voir ma petite princesse avec du biscuit en emplâtre jusque dans les cheveux, cela me désole un peu.

Nous nous promenons ensuite en poussette ou en voiture, nous allons chercher les autres enfants à l'école et elle n'a plus peur de la cour d'école maintenant, du bruit et de l'agitation, elle retrouve vite les jumeaux qui l'embrassent sans complexe devant leurs petits camarades envieux et nous repartons à la maison.

 

Généralement, au retour, je la délaisse un peu, les grands la prennent avec eux ou bien je la recouche un moment pour tenter de faire les devoirs avec les garçons. Mais bien vite nous entendons son mobile sonner et les premiers qui ont fini de bosser s'en vont la chercher pour jouer avec elle ou la trimbaler partout dans la maison jusqu'à l'heure du soir où elle reprend un dernier biberon. Parfois, son père arrive à ce moment-là et elle passe un moment avec lui, très concentrée, attentive, à tirer sur ses lunettes, sa cravate... Elle remodèle son visage longuement en lui babillant de nombreuses confidences vitales.

A la prière du soir, je la mets sur mes genoux et elle est insupportable et déchaînée pour la plus grande joie des aînés. Elle fait son cirque pendant la récitation des "Je vous salue Marie" et mes "chut" autoritaires ne servent à rien du tout.
Je la couche ensuite, avec le petit rituel de la couverture-doudou sur le nez et elle s'endort dans la minute, toujours en souriant...

Je vous fait un portrait plutôt tranquille et aimable de ma petite fille, mais il est vrai que ses journées sont calmes et que j'essaie de ne pas perturber cette routine. C'est sans compter les week end où elle est bousculée et sans compter ses maladies de bébé. J'ai toujours fait en sorte de privilégier la routine car j'ai remarqué combien celle-ci rassure et structure les petits enfants. C'est un des secrets du bonheur, cette routine, un trésor familial à pratiquer. 

pseudo : LA CREVETTE.

Mère de 9 enfants que j'ai rencontrée via une communauté de lecteurs. Depuis lors nous avons établi une relation épistolaire mais ce qui surtout nous relie c'est la prière. Que de confidences ai-je pu lui confier et quel grand bien en ai-je reçu. J'admire en elle son courage, sa ténacité, sa constance et sa charité envers quiconque la consulte. Une mère infatigable qui aime tous ses enfants et son mari assurément. Voilà une famille qui est une Église et qui transmet la Parole de l'évangile et convie les uns  et les autres de la fratrie à prier. Je la remercie de m'avoir autorisé à publier son récit sur la journée de Gabrielle. Vous trouverez son blogue sur mes liens : La joie du jour.

Charles Ed. Durand

photo : de la crevette, son coin de pays.

tags: journée, fratrie, famille, la crevette, mère, épouse, Église, Christ, fidèle, amitié. 

06/03/2012

Les aliens se déploient au Québec...la rupture de notre civilisation. L'autorité (2)

1a2c4577d2d6f62202349cfc2a7734f4 (2).jpegLe 14 février j'écrivais un premier article où j'indiquais que j'allais essayer de développer certains thèmes esquissés comme sur l'autorité. Je n'explorerai pas toutes ses facètes ni tous les aspects ni ne multiplierai les exemples car ils n'ajouteraient rien mais seraient fastidieux. Le format d'un blogue ne permet pas d'écrire une brique de 700 pages. Comme il faut commencer tentons de cerner l'époque. On convient que tout débute dès le début des années soixante. Observation qui va de l'Amérique avec ses écrivains comme Jack Kérouac de la'' beat generation'' et l'être et le néant livre dans lequel Jean-Paul Sartre développera sa philiosophie sur l'existentialisme... Puis je parlerai de ceux qui naquirent à la fin de la deuxième guerre mondiale  et constituèrent désormais une force qui allait bousculer les traditions et les tabous. l'Église catholqiue avec Vatican II allait aussi ouvrir l'Église vers le monde non pour lui apporter l'évangile mais pour se laisser imprégner par le monde qui parlait de liberté sexuelle à tout crin. Puis ici au Québec naissait le nationalisme issu de l'école du chanoine Groulx. Dans les années cinquante les familles étaient encore nombreuses. Une jeunesse poussait mais elle était encore encadré par les institutions scolaires catholiques et dirigées par des religieux(ses). L'avènement de la Télévision serait diffusée partout au Québec et contribuerait à la naissance et à la conscience que les Québécois francophonnes formaient un peuple ayant non seulement une langue mais des traditions communes. Une nation est née. Les régionalismes n'allaient pas disparaître mais la jeunesse portait son regard au-delà de son patelin ou, pour dire comme en cette époque, de la paroisse. Puis parrurent des séries d'articles pour dénoncer la puissance de l'Église. Des quotidiens comme le Devoir menèrent une charge contre l'accointance du PM Maurice Duplessis avec la hiérarchie catholique. Ce que des Gilles Duceppe appelèrent la Grande noirceur. Faisons bref. Le bouillonnement de la marmite allait exploser puis éclateraient les cadrans tant les aiguilles dépasseraient le seuil de la dangereusité, on risquait l'explosion. L'encadrement existant dans les institutions académiques allait connaître un déclin puis disparaîtrait avec l'évincement des frères et des religieuses. Cela ne s'est pas fait sur une longue période. La Télévison allait jouer, je l'ai dit, un grand rôle dans la communication et à répandre les grands bouleversements et soudain tout allait à l'accéléré. Le monde de l'éducation allait voir apparaître le Ministère de l'Éducation Nationale. Oui, cela sera la pire catastrophe dont on refuse de voir encore de nos jours son impérialisme sur la conscience des jeunes enfants. Son mandat est de détruire l'autorité parentale. La famille traditionnelle est dénigrée et attaquée de toute part.

Quand se manifestèrent les attaques à l'autorité ? Ce fut comme une déferlante un  tsunami qui allait détruire toutes les structures de la société. La contestation du monde étudiant allait se voir en France et aussi sur les campus universtaires américains. Le Québec n'y échapera pas, disparaîtra le cours classique pour être remplacé par les deux années de CEGEP puis de là l'entrée à l'université. J'ai écrit ailleurs les désastres de cette réforme qui perdurent toujours : le nivèlement pas le bas et la disparitiion de la culture classique, l'apprentissage des langues grec et latine sans oublier la grammaire française. L'analphabétisme y compris religieux mais aussi l'ignorence de notre histoire et la batardisation du français parlé et de son écriture. Il faut écouter le langage parlé par les nouvelles générations comme me l'ont fait remarquer des Roumains il y a quelques années ( 20 ans). Les filles parlant plus mal que les garçons.

Comment se manifesta l'abolition de l'autorité? par où elle a commencée ? Prenons les attaques constantes sur le paternalisme qui envahirent les ondes de la radio. Personne ne parlait du matriarcat mais on démonisait le paternalisme. L'Église fut visée puis le père que l'on dénonçait. On passa même des lois pour que des jeunes adolescents puissent aller porter plainte au poste de police à l'encontre du père s'il avait été battu.(même si la dénonciation était exagérée) Concernant le statut de la femme, il est vrai que sur le plan juridique et financier la femme était dépourvue de droits. Il est aussi vrai que des femmes au foyer étaient souvent plus responsables que le mari qui allait boire sa paye à la taverne.  Combien de femmes durent travailler afin d'assurer que le loyer soit payé et aussi qu'il y ait de la bouffe pour la progéniture non seulement parce que le mari était irresponsable mais que la mère était veuve. Ce furent des femmes admirables. Ici je ne traiterai pas du féminisme doctrinaire. On a dessiné un portrait caricatural et dénigré le rôle de la femme au foyer. On a commencé par dire que si elle avait moins d'enfants il y aurait de grande chance pour que deux enfants puissent arriver à avoir accès à des études supérieures voir universtaires, que les côuts seraient diminués et s'ouvriraient des perspectives de carrière pour la jeunesse. Or on constate de nos jours que rien de cela ne s'est concrétisé. Tout n'était que du vent et cette opinion fut présenté comme un axiome et passa comme lettre à la poste.  Puis arrivèrent les polyvalentes. La mixité dans les écoles. Je veux ici ouvrir un aparté sur le plan de la chanson et des groupes. Qui ne se souvient des groupes rocks populaires qui arrivaient dans les hôtels et brisaient tout le mobilier et jetaient par les fenêtres les lampes etc. On en parlait dans les journeaux et parfois à la télé. On pouvait voir les dégats qu'ils avaient commis c'était présenté comme excentricité mais en fait c'était le non respect du bien d'autrui. On s'abrogeait le droit de faire ce qui nous passait par la tête. Plus de tabous et l'autorité était bafoué. Quelles étaient les réactions ? L'autorité ayant été mis-à-mal on se contentait de leur présenter et de réclamer le paiement de la facture. Souvent ces groupes rock ne dédommageaient rien. Des adultes se comportaient en adolescents attardés. Il est vrai que certains professeurs voir des parents refusaient d'être en autorité et d'assumer leur responsabilité. Ils étaient copains/copains et se laissaient tutoyer. Plus de tabous et plus de respect et l'autorité on s'en balançait. Oui beaucoup démissionnèrent et n'assumèrent plus leur autorité, la peur commençait à infiltrer le subconscient. Vrai dans les classes comme dans les foyers où le laxisme est hélas trop souvent la règle. Si un père te demande où tu vas il t'aime mais s'il ne te pose pas la quetion alors c'est que cela dérange son confort ou qu'il a démissionné comme paternel. 

Je veux ici relater un incident qui révèle le peut de respect des étudiants qui manifestèrent contre les bourgeois et l'institution où ils étaient inscrits. Voilà cela s'est passé ici à Montréal fin des années soixante :- l'occupation de l'École d'architecture de l'Université de Montréal située alors sur la rue Sherbrooke près de Saint-Urbain. Il y avait là une momie égyptienne dans le vaste Hall d'entrée, pas une réplique mais une authentique. L'une des manifestantes, assez forte de taille, s'est assise lourdement sur le sarkophage(on l'a vu dans un documentaire) de tout son poids et a fait éclater la vitrine de protection. Autant dire que la momie a disparue et est devenue poussière.  Dorénavant la femme pouvait s'extraire de sa nature de femme et enfin être pareille à l'homme... mais là celui des cavernes. Dans nos polyvalentes on a vu ce qui s'est passé et l'on voit encore les dégâts que la mixité engendra. Dès l'entrée en vigueur de la mixité on vit surgire une multiplication de problèmes. Les garçons n'avaient d'yeux que pour les filles et les résultats académiques s'en ressentirent pour eux et bien sur à la baisse. J'en reparlerai en un prochain article. Dans les polyvalentes il n'y avait plus d'encadrement, plus de titulaires de classe et aucune activité en dehors des heures de cours. Les élèves sortent de classe sans permission et quittent l'école sans que les profs ne s'en formalisent, puis avec le temps on vit apparaître le taxage, l'intimidation puis l'explosion de la liberté sexuelle. Les cours de sexologie contribuent avant tout à dénaturer l'amour, sujet dont on ne parle pas. On s'en tient à l'acte sexuel et l'on insiste beaucoup que lors de vos expériences sexuelles les partenaires se préoccupent de la transmission des MTS, donc il faut se protéger. Maintenant abordons la question de la surveillance dans les polyvalentes. Les professeurs se tiennent comme des pingouins en cercle on dirait le film les empereurs, ils ne regardent même pas les étudiants. Qu'un feu se déclare dans un casier ils ne bougent même pas. Et si il ya des batailles ils n'entendent rien sauf quelques uns qui vont réagir mais ils sont minoritaires.

Comment un étudiant au Québec peut-il être motivé à étudier quand le programme des cours est concu pour les filles ? Hurlez mais c'est la stricte vérité. Pourquoi prescrit-on tant de ritalins à nos garçons ? Ce sont des gars ils grouillent or facile à comprendre ils dérangent la prof. Il faut savoir que 75 % du corps enseignant sont des femmes alors quand l'étudiant est agité la professeure perd le contrôle. Oui l'absence de professeurs masculins signifiants, tant au primaire qu'au secondaire, est sûrement un des facteurs du décrochage scolaire chez les garçons. Rien de cela n'est faux. Un portrait n'est pas une abstraction, je ne m'appelle pas Picasso.

Je dirais que même des parents n'exercent plus l'autorité. Nous voyons les dommages que cette absence, d'assumer cette responsabilité de premiers éducateurs de leurs enfants, cause. Vous pouvez tout donner de l'argent, acheter tout ce qu'il demande, qu'il suive la mode mais si vous ne les aimez pas alors vous ne les corrigerez jamais et ils s'en rendent compte. Faux de dire que l'enfant est raisonnable et que juste s'expliquer avec lui va le faire comprendre. Il apprend très tôt à manipuler ses parents et il connaît les lois et ses droits. Il faut que l'on y réfléchisse et que l'on accepte de se remettre en question.

Charles Ed. Durand

tags: autorité, guerre, Jack Kérouac, Beat génération, Jean-Paul Sartre. l'existentialisme, Ministère de l'Éducation nationale, Ritalin, corps enseignant, Polyvalente, pingouins, désintérête de l'étuduiant. Paternalisme, mère au foyer, sarkophage, momie égyptienne, mixité, éagalité ou pareille, garçon abandonné, Lionel Groulx, nationalisme, télévision, le Devoir.