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11/11/2011

C'est à ton tour mon frère de te laisser parler d'amour.

champ de coquelicots.jpg

À mon frère ainé,

Pour toi Roger un spécial sur mon blogue. 7...berges ?

Oui elle coule l'eau de la rivière et pourtant de plusieurs ruisseaux et lors de la fonte des neige elles s'écoulent elles l'alimentent et soudain se gonfle la rivière. Elle court vite et se fraie sans geine un parcours, elle sillonne à travers des creux de rochers, des forêts puis s'échappe bruyamment en cascades et elle chute, giclent des bouillons tout au fond d'un ravin ou d'une falaise et puis tranquillement elle poursuit son chemin et soudain on aperçoit des saumons qui remontent la rivière et là non loin de la berge un vieux loup de mer chaussé de cuissardes en caoutchouc, Roger avance. Il fait tourner la canne à grands coups d'amples moulinets et il lance la ligne à l'eau. Il se prépare à devoir livrer une chaude lutte au saumon qui saisira la cuillère et mordra à l'hameçon. Quelle patience il aura mis car il faut attendre et puis attendre et lentement il laisse se dérouler la ligne elle flotte en surface...et soudain étincelle la cuillère sous l'effet d'un mince rayon de soleil qui strie à travers les feuilles des arbres. Puis la tige s’agite il se cramponne, pieds solidement plantés dans le lit rocheux de la rivière et voilà qu'elle commence la guerre d'épuisement. Les deux se fatiguent ils se jaugent, c'est une vraie partie d'échecs et d'usure. Tout mouvement dessine le suivant il faut savoir anticiper ne pas brusquer. Patience patience que les ans passés lui auront appris. On ne fait pas la moue à un vieux loup de mer qui en a vu beaucoup des rivières et rugirent des torrents et masses d'eau. Avec le temps il a appris qu'il n'est pas nécessaire de nager il laisse au poisson faire ses plongées ses sauts périlleux et ses saltaux brusques. Tout ce qu'il a cumulé au cours des ans c'est qu'il est devenu plus sage et ne pas inutilement se laisser aller à des vagues d'émotions, car la prise du saumon exige, que raison gardée il faut, sinon l'âge n'aura servit de rien. Non tête froide avoir mais ne pas oublier qu'il faut savoir joindre l'utile à l'agréable. Sage il l'est mon frère et pour lui ce jour en est un autre qui nourrit son alentour, ses tous ceux et celles qu'en sa tête il garde comme de précieuses pierres aux reflets bigarrés et chacun pourtant a sa couleur et tous lui sont de doux souvenirs. Et c'est pas fini il n'en n'est qu'à ses débuts. On ne lâche jamais la canne il faut garder la forme et tenir la ligne afin que la prise enfin capturée il tienne à bout de bras un beau saumon rouge qui frétille encore.
Bon anniversaire cher vieux loup de mer. Tant d'expériences encore à partager et à vivre. Alors, non ce n'est pas le temps du repos et si tu en as l'occasion sucres-toi bien le bec avec un beau morceau de gâteau.

Ton petit frère

Charles Ed.

tags: Jour du souvenir, coquelicot, saumon, rivière, sage, eau, cascades,  cuissarde, Anniversaire, famille, émotions, raison, tête froide,  Roger, âge déjà...76

04:47 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2011

Claude Léveillé, grand mélodiste est mort le 9 juin 2011 à l'âge de 78 ans.

 

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Salut le grand Claude,

Oui, j'ai fredonné ses chansons dès mes vingt ans.

Sur mon cheval blanc, je t'emmènerai défiant le soleil et l'immensité. Voilà une chanson que j'ai toujours aimée. À mon avis, elle est l'un de ses chefs d'oeuvre. Son rythme est saccadé et la ligne mélodique nous emmène sur des prés sauvages dans la campagne. Il est en selle sur le cheval au galop, ses sabots courant à travers ces herbes folles, et son visage est empourpré par le vent frais qui siffle sur la plaine. Il écrivait son livret et les sonorités harmoniques lui donnaient souffle et vie. En ce domaine, il fut sûrement l'un des plus grands. Regardez-le dans Frédéric. Il plante le décor dans la maison... autour de la table ça riait discutait pendant que maman nous servait. Quelle vie dans la maison! La bonne humeur y régnait. 


Il raconte en ses chansons le monde de son temps. Il me fait penser à ces séries télévisées des années cinquante : la famille Plouffe et la plus ancienne : Les vraies histoires des pays d'en haut : Un homme et son péché de C-H. Grignon. Il nous fait entrer dans cet univers de ce temps que même un jeune aujourd'hui découvrirait et goûterait l'ambiance familiale joyeuse qui régnait à l'époque. Le décors c'est le lieu de vie...du Québécois simple de ces années où tout grouillait, autour de la table, dans les familles. On n'était pas riche mais l'on s'aimait bien...


La famille était tricottée, serrée et chacun donnait son coup de pouce afin d'alléger la charge de la mère ou le fardeau du paternel. En ville à l'époque un ouvrier travaillait de 45 à 55 heures par semaine. Oui, même pauvre, on mangeait bien. On ne s'endimanchait que le dimanche pour aller à la messe et le samedi soir on se mettait sur son 36 pour aller au cinéma avec sa ''blonde''et puis on se ramassait tantôt pour danser sur la musique du juke-box ou encore on allait veiller et chanter, près du piano mécanique ou a capella, chez l'un ou l'autre, les chants populaires du terroir que l'on trouvait dans Les cahiers de la bonne chanson, de l'abbé Gadbois.

Oui Claude, je t'entends fredonner ces airs qui nous ressemblaient et nous disaient.

Comment oublierais-je ce Monument ?

 Allez, au revoir Claude.

 Charles Ed. Durand   ce 22 juin 2011



20/06/2011

Priorité en éducation : lutter contre l'hétérosexisme selon la CSQ mieux connue sous celui de CEQ.

Chers compatriotes,

Voilà où nous en sommes et on va encore nous dire que c'est un débat de société alors que les seuls acteurs tolérés pencheront unanimement en faveur de l'égalité des sexes et graduellement ils en arriveront d'abord à proclamer que la différenciation et l'identité sexuelle n'existent pas que c'est un concept imposé par l'homme pour mieux assujettir la femme (dominer, écrivit Simone de Beauvoir en 1949).

Le syndicat CSQ (Louise Chabot) affirme d'une part que les sexes ne sont pas égaux mais qu'ils sont pareils, uniformisés et indifférenciés et elle poursuit : il faut lutter contre les rôles traditionnels dévolus à la mère et au père. Or, la nature inscrite dans la femme fait que devenant mère elle saura pourquoi le bébé braille, alors que l'homme est désemparé il ne sait pas quoi faire. Ce phénomène est naturel. Disons qu'il est écologique.

Cette coterie veut nous imposer via l'appareil de l'État l'abolition du mariage traditionnel et casser la famille, qui pourtant est le socle inaliénable dans toute société vivante. Ce basculement des lois naturelles consiste à promouvoir : l'individualisme et le communautarisme. Nous sommes témoins que ces concepts visent à désintégrer et fracturer la société québécoise. Or quel est le devoir régalien du gouvernement? Il consiste à défendre et à protéger le bien commun du peuple.

Il y a un précédent historique, l'individualisme philosophique, que prônaient les révolutionnaires de 1789 et 1792. En effet, c'est l'individualisme qui sert de support aux propagandistes et promoteurs de la théorie du ''Genre'' (Gender) et surtout la mouvance féministe radicale, qui tous veulent l'imposer à la société. Nier l'existence du couple de l'homme et de la femme et ce faisant annihiler les liens existants dans une famille normale. On entend défigurer le rôle de la mère en détruisant sa nature propre et on abolit aussi celle de l'homme qui est d'être le père et non une nounou qui materne. En effet, les jacobins préconisaient qu'il fallait desserrer et supprimer les liens affectifs traditionnels de la famille. On y proclamait que l'état naturel des êtres humains, c'est l'individu sans lien organique. La famille est, affirmaient-ils, un concept artificiel. Les révolutionnaires prétendaient que la famille a un caractère non naturel, leur trituration ne leur paraissait pas être un problème. Il fallait supprimer et relâcher les liens familiaux naturels. Ils prétendaient des liens organiques que leur suppression allait libérer et désentraver l'individu de ses anciens repaires naturels et qu'enfin il considérerait désormais la Patrie comme sa mère. Il allait défendre et verser son sang pour elle. '' tout patriote est dur aux étrangers; ils ne sont qu'hommes, ils ne sont rien à ses yeux '' (Jean-Jacques Rousseau dans Émile ou de l'éducation -1762- in oeuvre complète t: IV Paris,1969, p:248). Curieusement la fraternité universelle, affirmée en 1789 par les révolutionnaires, vole en éclat. En effet, se substitue la crispation patriotique.

Ne cherche-t-on pas, comme au XVIII ème siècle, surtout à satisfaire des revendications d'adultes égoïstes et individualistes plutôt que le bien de l'enfant ? Il n'a pas son mot à dire. Des professeures (rs) ''sexologues'' seront embrigadées (és), non à dispenser des connaissances didactiques essentielles. Non, elles formatent et manipulent l'esprit de jeunes enfants afin de mieux détruire en eux la conscience de leur identité sexuelle et ce faisant déstructurer une donnée foncière chez tout être humain la morale naturelle. Ce projet, du ministre de l'Éducation est le fruit de penseurs négationistes et de hauts fonctionnaires permanents de l'État, qui prend sa source dans la haine de la famille et du mariage traditionnel et des lois naturelles et du primat des droits et du bien-être de l'enfant.


Charles Ed. Durand  20 juin 2011


 

Pour une école libre, selon l'ancien syndicat de la CEQ qui a changé son nom pour CSQ . 2011-06-20

 

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a déclaré qu'elle accueillait positivement plusieurs mesures annoncées vendredi par la ministre Christine St-Pierre, particulièrement celles touchant le milieu de l’éducation et la tenue d’une énième campagne gouvernementale pour modifier les conceptions traditionnelles des rapports entre les sexes, le tout aux frais des contribuables. « Nous sommes profondément convaincus que l’école doit jouer un rôle essentiel de sensibilisation aux rapports sociaux de sexe dans une perspective d’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’impact des stéréotypes dans les rapports humains. Nous nous réjouissons aujourd’hui que le plan d’action contienne des mesures à ce niveau », a affirmé la 1re vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot. Nous reviendrons dans un billet ultérieur sur ce plan qui, loin de vouloir que les sexes soient égaux, désire surtout qu'ils soient pareils, uniformisés, quasi indifférenciés [idéologie du « genre » (Gender Theory)] et désirent lutter contre les rôles traditionnels dévolus à l'homme et à la femme dans notre société. Notons ici que la CSQ applaudit particulièrement le retour des cours d’éducation à la sexualité dans les écoles, mais rappelle l’importance que ces cours doivent aussi « s’inscrire dans la perspective de rapports égalitaires non sexistes et non hétérosexistes ».