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11/09/2014

Suite de l'intégrale de l'interview de M. Vladimir Poutine sur TF1 (II)

                                                                                                         11 septembre 2001 chemise.jpg

 

Pour commencer remémorons-nous ce 11 septembre où l’Amérique fut foudroyée par 2 avions qui se sont encastrés dans les deux tours jumelles. + de 3,000 personnes y trouvèrent une mort atroce; s'ajoutent celui du Pentagone et l'autre appareil qui s'est écrasé dans un champ près de Pittsburgh entraînant la mort de centaines de passagers ; Soulignons ici le courage de ces hommes qui ont décidé de se battre avec les terroristes. Alors que de Russie, de Chine et partout dans le monde civilisé nous pleurions avec le peuple américain cette terrible tragédie. D’autres bruyamment célébraient la mort de victimes innocentes les AL-KĀFIRŪNE (les infidèles). Cette photo montre cet adolescent musulman arborant fièrement sur sa chemise l’effondrement des Tours jumelles.

N'oublions pas toutes ces victimes de ces fidèles de l'Islam du Coran, de Mohammed et des Hadiths أحاديث.

                                       We shall never forget

ADDENDA: une vidéo coup de poing qui projette une vision pragmatique de la France de demain. Ce qu'elle sera devenue d'ici 30 ans. Ce n'est pas un fantasme ni un délire, mais une réalité. À visionner absolument. Diffuser.

Vidéo:  http://fr.gloria.tv/?media=527837

Charles Éd. Durand 

SUITE (II)

English version is below et texto en Espagnola también abajo.

 

Question (Elkabbach coupant Bouleau) – Mais vous acceptez la souveraineté de l’Ukraine et, peut-être, son indépendance entre la Russie et les Occidentaux ?  Sa neutralité, son indépendance ? Ça, on peut le dire ? 

Vladimir Poutine – Bien sûr, nous reconnaissons la souveraineté de l’Ukraine ! En outre, nous aurions aimé qu’elle se sente elle-même comme un état souverain. 

Parce que la participation à un bloc militaire, quel qu’il soit, ou à une structure rigide d’intégration signifie une perte partielle de souveraineté pour ce pays. Maintenant, si l’Ukraine accepte cela et accepte cette perte, c’est son choix. Mais quand nous parlons de l’Ukraine et des blocs militaires, il est évident que cela nous inquiète. Parce que si, par exemple, l’Ukraine rejoint l’OTAN, les infrastructures militaires de cette organisation se retrouvent à côté de nos frontières, et nous ne pouvons y rester indifférents.

[Passage coupé] 

Question (Bouleau) – Monsieur le Président, les troupes russes ont récemment annexé la Crimée. Allez-vous jamais la rendre ?

Vladimir Poutine –  Il est faux de croire que les troupes russes ont annexé la Crimée. Les troupes russes n’ont rien fait de la sorte. Franchement… 

Question (Bouleau coupant Poutine) – Mais la Crimée a été ajoutée à la carte de la Russie, le genre de cartes utilisées à l’école. Elle fait partie de la Russie maintenant. De quoi s’agit-il ? D’une annexion ou d’une réunification ? Quel mot faut-il utiliser ?

Vladimir Poutine –  Si vous me permettez de terminer, je pense que vous verrez ce que je veux dire.

Les troupes russes étaient en Crimée en vertu du traité international sur le déploiement de la base militaire russe. Il est vrai que les troupes russes ont aidé la Crimée à organiser un référendum sur leur (a) l’indépendance et (b) son désir de rejoindre la Fédération de Russie. Personne ne peut empêcher ces personnes d’exercer un droit qui est prévu à l’article 1 de la Charte des Nations Unies, le droit des peuples à l’autodétermination. 

Question (Elkabbach coupant Poutine) – En d’autres termes, vous ne rendrez pas la Crimée ? La Crimée fait partie de la Russie, c’est ça ?

Vladimir Poutine – Conformément à l’expression de la volonté des personnes qui y vivent, la Crimée fait partie de la Fédération de Russie et de son entité constitutive.

Je veux que chacun comprenne cela clairement. Nous avons mené un dialogue exclusivement diplomatique et pacifique – je veux le souligner – avec nos partenaires européens et américains. Nos tentatives d’organiser un tel dialogue et de négocier une solution acceptable n’ont eu pour toute réponse que leur soutien pour un coup d’État anticonstitutionnel en Ukraine. Nous ne savions donc pas si l’Ukraine ne deviendrait pas une partie de l’alliance militaire de l’Atlantique Nord. Dans ces circonstances, nous ne pouvions pas permettre qu’une partie historique du territoire russe avec une population majoritairement russe puisse être intégrée dans une alliance militaire internationale, en particulier parce que la Crimée voulait faire partie de la Russie. Je suis désolé, mais nous ne pouvions pas agir autrement. 

Question (Elkabbach) – François Hollande vous a invité en France, à Paris et en Normandie. Vous le connaissez très bien. Pouvons-nous aller plus loin et dire qu’il existe entre vous une relation de confiance ?

Vladimir Poutine – Oui, je le pense.

Question (Elkabbach) – Le pensez-vous ou en êtes-vous sûr ?

Vladimir Poutine – Je l’ai toujours pensé. Je n’ai pas de raison de penser le contraire. Nous avons de très bonnes relations interétatiques, mais nous avons encore beaucoup à faire pour promouvoir nos relations économiques. Mais nos relations personnelles ont toujours été fondées sur la confiance, ce qui aide également sur le plan professionnel. J’espère que cela continuera.

Question (Bouleau) – Vous parlez de relations basées sur la confiance — à la fois pour ce qui est de la défense et de l’économie. 

Vous avez acheté (et même payé) plus d’un milliard d’euros deux porte-hélicoptères Mistral à la France et des marins russes doivent arriver à Saint-Nazaire dans quelques jours, quelques semaines. Est-ce que vous allez autoriser ces marins russes à aller en France dans quelques jours ? 

Vladimir Poutine – Oui, bien sûr. J’espère que nous vivons dans un monde civilisé et tout le monde respecte ses obligations contractuelles. J’ai beaucoup entendu parler de l’opinion qui a été exprimée selon laquelle la France ne devrait plus nous vendre ces bâtiments. Et à cela je peux vous dire qu’en Russie également il y a eu beaucoup d’opposants à ce contrat. Si la France décide d’annuler ce contrat – elle peut le faire – nous exigerons alors un dédommagement. Mais cela ne contribuera pas positivement au futur développement de nos relations dans le domaine de coopération technique et militaire. Mais en principe, nous sommes ouverts à la coopération, éventuellement à signer de nouvelles commandes si nos partenaires français souhaitent continuer la coopération.  

[Passage coupé]  [Note OB. : merci pour les habitants de St-Nazaire]

Question (Elkabbach coupant Poutine) – En dépit des pressions externes, vous avez commandé à la France ces navires d’assaut – et si la France les livre, vous pourriez en commander d’autres, n’est-ce pas ?

Vladimir Poutine – Nous attendons de nos partenaires français qu’ils s’acquittent de leurs obligations contractuelles, et si tout se passe comme convenu, nous n’excluons pas la possibilité de nouvelles commandes, et pas nécessairement dans la construction navale, elles peuvent concerner d’autres secteurs. Dans l’ensemble, nos relations dans ce domaine se développent favorablement, et nous aimerions continuer à les renforcer, dans l’aviation, la construction navale et d’autres secteurs. Nous avons une expérience de coopération réussie dans l’exploration spatiale, au Centre spatial guyanais près de Kourou. 

Question (Elkabbach) – La France est-ce qu’elle est pour vous une puissance souveraine, indépendante qui est écoutée ? Il y a l’Allemagne. Vous parlez le russe et l’allemand avec Mme Merkel. François Hollande ne parle aucune des deux langues, est-ce que vous pouvez vous comprendre ? Est-ce que la France a ce statut ?  

Vladimir Poutine – La langue n’est pas une barrière, le fait que je ne parle pas français ne nous empêche pas, François Hollande et moi, de dialoguer. Nous avons des interprètes si besoin et, en général, nous pouvons toujours très bien nous comprendre. 

Pour ce qui concerne la souveraineté, je répèterai : un pays qui rejoint une organisation militaire consent à céder une partie de sa souveraineté à une institution supranationale. Pour la Russie cela est inacceptable, pour les autres pays, à eux de décider, cela ne nous regarde pas. Mais cela me rappelle la France, la tradition gaulliste, de Gaulle qui était un défenseur de la souveraineté française et qui, selon moi, mérite du respect. Un autre exemple est celui de François Mitterrand qui parlait d’une Confédération européenne où, d’ailleurs, même la Russie pourrait participer. Je pense que rien n’est encore perdu en ce qui concerne le futur de l’Europe.  

Question (Bouleau) – Je voudrais qu’on parle des États-Unis. Dans quelques jours vous serez à côté à quelques mètres de Barack Obama. Apparemment, il ne souhaite pas vraiment vous parler. Comment les choses vont-elles se passer entre deux des plus grandes puissances du monde ? Le pays le plus riche du monde, les États-Unis, et de très loin le pays le plus grand, le plus vaste du monde, le vôtre. On image mal que vous ne parliez pas l’un avec l’autre, d’autant plus qu’on a un besoin impérieux puisque la guerre n’est pas très loin à quelques centaines de kilomètres d’ici.  

Vladimir Poutine – D’abord, je pense que vous exagérez un peu en disant qu’une guerre approche. Vous êtes un peu agressif comme journaliste, pourquoi pensez-vous qu’une guerre approche ?  Pourquoi essayez-vous de faire peur à tout le monde ? 

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Parce que l’Ukraine n’est pas loin d’ici. 

Vladimir Poutine – Et alors ? 

Question (Elkabbach) –  C’est là qu’il y a la guerre. (pointant vers l’Ukraine) Et quand il (l’autre journaliste) mentionne la guerre, elle est là. 

Vladimir Poutine – Ce n’est pas une guerre, mais une opération de représailles que mène le pouvoir de Kiev contre cette partie de sa population. Il ne s’agit pas d’une guerre entre États, il y a là une grande différence… 

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Mais cela doit cesser ? Cette opération punitive pour vous, Vladimir Poutine, elle doit cesser, vite ? 

Vladimir Poutine – Je pense que M. Porochenko a une chance unique : pour l’instant ses mains ne sont pas tachées de sang, et il peut suspendre cette opération punitive et commencer un dialogue direct avec ses propres citoyens à l’Est et au Sud de son pays. 

Quant à mes relations avec M. Obama – je n’ai pas oublié votre question –, je n’ai aucune raison de penser qu’il ne souhaite plus du tout communiquer avec le président de la Russie. Mais c’est à lui de décider après tout. Je suis toujours prêt pour le dialogue, car le dialogue est le meilleur moyen de se comprendre. Jusque-là nous étions toujours en contact, nous avons régulièrement parlé au téléphone…

[Passage coupé]

Question (Bouleau) – La Russie et les États-Unis connaissent des difficultés. S’agit-il d’un différend entre deux puissances ou deux personnes, entre Barack Obama et Vladimir Poutine ? 

Vladimir Poutine –  Il existe toujours des tensions entre pays, plus particulièrement avec des pays aussi vastes que la Russie et les États-Unis. Des problèmes se posent toujours, mais je ne pense pas que nous devrions aller à l’extrême. En tout cas, ce ne serait pas notre choix. Je suis toujours prêt à parler à l’un de mes partenaires, y compris le président Obama. 

Question (Elkabbach) – Alors vous êtes prêt à discuter et vous regrettez ce qui se passe ? Mais ne pensez-vous pas que les États-Unis tentent d’encercler la Russie, pour vous affaiblir en tant que dirigeant et peut-être vous isoler du reste du monde ? Vous êtes très diplomatique maintenant, mais vous connaissez les faits.

     [Note OB : oh, une très bonne question ! Donc une bonne raison de la couper au montage...]

Vladimir Poutine – Les faits ? Vous l’avez dit vous-même : la Russie est le plus grand pays dans le monde. Il est très difficile de l’encercler et le monde change si vite que ce serait essentiellement impossible, même en théorie.

Bien sûr, nous pouvons voir les tentatives des États-Unis qui font pression sur leurs alliés en utilisant leur position dominante évidente dans la communauté occidentale, dans le but d’influer sur la politique de la Russie.

La politique de la Russie est fondée uniquement sur ses intérêts nationaux. Bien sûr, nous prenons les opinions de nos partenaires en compte, mais nous sommes guidés par les intérêts du peuple russe. 

Question (Bouleau) – M. le président, il est heureux d’une certaine manière que vous ayez affaire le 6 juin à Barack Obama. Si vous aviez affaire à Hillary Clinton, les choses tourneraient peut-être mal : elle a dit, il y a quelques jours, que ce que faisait la Russie en ce moment en Europe centrale ressemblait à ce qu’Hitler faisait dans les années 30. Vous avez pris cela comme une injure suprême en tant que citoyen et président russe ? 

Vous savez, avec les femmes, mieux vaut ne pas s’entêter, et mieux vaut ne pas entrer avec elles dans des altercations verbales.
Vladimir Poutine – Vous savez, il vaut mieux de ne pas trop se chamailler avec une femme.[sourire - à 13'55] Et Mme Clinton, même auparavant, ne se distinguait pas par une exceptionnelle élégance de ses propos. Mais ce n’est pas très grave, nous nous rencontrions quand même  lors des différents évènements internationaux après [ses propos] et avions de paisibles conversations. Et je pense que même dans ce cas-ci, il serait possible de s’entendre. Mais lorsque les gens franchissent certaines frontières – les frontières de la bienséance -, cela démontre non pas leur force, mais leur faiblesse. Mais après tout, [geste d’ indulgence avec ses épaules], pour une femme, la faiblesse, ce n’est pas le plus mauvais des défauts. [sourire]

[Note OB : TF1 traduit par "Il est préférable de ne pas débattre avec un femme", la presse a repris "préférable de ne pas discuter avec une femme". Le principe premier d'un traducteur est normalement de ne pas manipuler la pensée originale. Poutine emploie le terme “спорить” (sporit) qui a les sens différents de "discuter", "débattre", "contester", "contredire", "chicaner", "se disputer", "se chamailler". Il faut donc bien comprendre ce qu'il disait... Dans la version anglaise du Kremlin, il est retenu "argue", qui de même signifie "argumenter" et "se disputer". Il faut savoir qu'il y a un proverbe russe qui dit : "Il ne faut jamais contredire une femme, l’homme est la tête pensante, mais la femme est son cou, elle vous tournera là où elle le veut". Il fait allusion à ceci. Je rappelle qu'en France on a le dicton "ce que femme veut, Dieu le veut"

Donc Mme Clinton, ancienne chef de la Diplomatie américaine et candidate à la succession d'Obama, a la débilité crasse de comparer à Hitler le chef d'État du pays qui a battu Hitler, au prix de 25 millions de morts (ce qu'elle ne ferait pas du Premier Ministre israélien, j'imagine). Poutine aurait dû protester avec véhémence à ce stade (le terme "grosse conne" aurait été approprié à mon sens, mais il a dû hésiter...), mais il a choisi une pirouette d'humour russe.

Comme il semble assez logique (si, si, réfléchissez) de penser qu'il ne pense pas vraiment qu'il ne faut pas discuter avec les femmes (je rappelle que le Sénat Russe est présidé par une femmeValentina Matvienko - prévoir un délai pour la France...), il est clair qu'il fait une boutade, et que "chamailler" est le bon terme... Que le traducteur se trompe sur le moment, cela se comprend, mais comme l'interview était enregistrée, cette erreur aurait dû être corrigé, car il est évident que cette petite phrase ferait réagir... Ce qui n'a pas manqué, les médias s'étant jeté dessus comme la vérole sur le bas-clergé... Mission accomplie, on n'a presque pas parlé de ses propos – cf Libération ou ci-après... Notons que France Télévision emploie "se disputer", ce qui est bien plus correct...]

 

Question (Elkabbach) – Il faut respecter les femmes, bien sûr, et je suis certain que vous les respectez. Mais vous pensez qu’elle est allée loin ? Il y a beaucoup de caricatures des dirigeants du monde et sur vous aussi, vous n’êtes pas épargné. Votre première réaction spontanée, c’est la colère ? Une certaine maîtrise de vous, l’envie de punir ? Ou peut-être un jour de rire ? On ne vous a jamais vu rire. 

[Note OB : rôôô, mais si, il rit- surtout face à des journalistes]

 

Vladimir Poutine rit de bon coeur.png

 

Vladimir Poutine – Oh, je ne voudrais pas vous priver de ce plaisir et je pense qu’un jour nous pourrions avoir l’occasion de rire ensemble d’une bonne plaisanterie. Mais quand j’entends des déclarations de ce genre qui dépassent un peu les limites, j’en conclus que les gens n’ont simplement plus d’arguments. Les déclarations de ce genre ne sont pas un très bon argument.

En ce qui concerne la politique des États-Unis, ce n’est un secret pour personne que le pays qui mène la politique internationale la plus agressive, la plus dure, pour défendre ses intérêts comme ses dirigeants les voient, ce sont les États-Unis. Et ce depuis de nombreuses années.

Nous n’avons pratiquement pas de présence militaire à l’étranger alors que les bases de l’armée américaine sont présentes sur toute la planète. Et partout où ils sont, ils décident activement du sort des autres peuples, à des milliers de kilomètres de leurs frontières. Alors, nous reprocher de ne pas respecter des règles me semble un peu étrange de la part de nos interlocuteurs américains.

Question (Elkabbach) – Mais vous avez fait des efforts en matière de budget militaire. Est-ce que, en ce moment, le président de la Russie, le président Poutine prend des décisions particulières sur la sécurité et la défense, parce que le climat est dangereux ?  

Vladimir Poutine – Oui, en ce qui concerne les budgets militaires tout le monde ne le sait pas – sauf peut-être quelques spécialistes – mais le budget militaire des États-Unis est plus élevé que les budgets de tous les autres pays du monde pris ensemble. Et qui mène une politique agressive alors ?  En ce qui concerne notre budget militaire : en termes de pourcentage du PIB, il n’augmente pratiquement pas, de quelques dixièmes de pour cent peut-être. Il est vrai que nous souhaitons rééquiper notre armée et notre flotte avec des technologies de pointe, réduire la quantité et améliorer la qualité. Nous avons tout un programme de rééquipement qui ne date pas d’hier, mais qui n’a aucun lien avec les évènements en Ukraine, c’est un projet à long terme que nous allons poursuivre. 

Question (Bouleau) – M. le président, le président syrien Bachar el-Assad vient de s’offrir une nouvelle réélection sans suspense. Vous avez de l’influence sur lui. Pourquoi ne lui demandez-vous pas d’arrêter les atrocités que son armée commet et d’arrêter de s’acharner sur son peuple ? 

Vladimir Poutine – Saviez-vous que toutes les parties du conflit commettent des atrocités et que les organisations extrémistes, qui sont désormais très nombreuses, ne sont pas en dernière place ? Mais plutôt à la première sur ce point. Mais savez-vous ce qui nous inquiète le plus ?.. 

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Religieuses, extrémistes, islamistes… ? 

Vladimir Poutine – Oui, tout à fait. Ce sont des organisations liées directement à Al-Qaïda et il y en a une multitude. Personne n’essaie même plus de démentir cela. C’est un fait connu de tout le monde. Ce qui nous inquiète le plus, c’est que si nous agissons avec trop d’imprudence, la Syrie peut devenir une sorte de deuxième Afghanistan, un nid de terroristes totalement incontrôlable. D’ailleurs, c’est une menace pour les États européens également, parce que les extrémistes présents maintenant en Syrie vont se rendre un jour dans d’autres pays, y compris ceux d’Europe. 

Question (Elkabbach) – Ce qu’on ne comprend pas c’est pourquoi vous, Vladimir Poutine qui voulez moderniser la Russie, vous continuez à soutenir, peut-être à donner des armes, à quelqu’un qui continue à massacrer son peuple et qui est comme Macbeth les mains couvertes de sang ? Comment ça se fait ? Et jusqu’à quand ? 

Vladimir Poutine – Je vous donnerai une explication courte et facile à comprendre. Et je pense que la plupart des téléspectateurs et des auditeurs français me comprendront. Ce que nous craignons avant tout, c’est le démembrement de la Syrie à l’image de ce qui s’est produit au Soudan. Nous craignons que la situation y devienne similaire à celle que nous voyons aujourd’hui en Irak. Et nous craignons également que la Syrie devienne une sorte de nouvel Afghanistan. C’est pourquoi nous tenons à y conserver le pouvoir légitime, pour ensuite progressivement, avec la participation du peuple syrien et de nos partenaires européens et américains, réfléchir sur la façon de réformer cette société pour la moderniser et l’humaniser. 

[Passage coupé]

Question (Bouleau) – Je voudrais vous poser une question sur votre pays, la Russie. Comment décririez-vous son régime politique actuel ? Certains le décrivent comme une Démocratie, tandis que d’autres affirment que la Russie est tellement vaste qu’elle a besoin d’un homme à la poigne de fer. Comment Vladimir Poutine définit-il le régime de Poutine ?

Vladimir Poutine – Le régime actuel n’est pas lié à une personne en particulier, y compris le président sortant. Nous avons des institutions politiques démocratiques habituelles, même si elles reflètent les besoins de la Russie. Lesquels ? L’écrasante majorité des citoyens russes ont tendance à compter sur leurs traditions, sur leur histoire et, si je puis dire, leurs valeurs traditionnelles. Je vois cela comme le fondement et un facteur de stabilité pour l’État russe, mais rien de tout cela n’est lié au Président en tant qu’individu. En outre, il convient de rappeler que nous n’avons commencé à introduire ces institutions démocratiques habituelles que récemment. Elles continuent d’évoluer. 

Question (Bouleau) – Est-il possible d’être un opposant en Russie sans mettre en danger ses relations et sa réputation ou éviter la sanction du système judiciaire russe ?

Question (Elkabbach) – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ? [Note OB : petit montage, la question était posée juste après]

Vladimir Poutine – Mais nous avons plein d’opposants, de nombreux partis d’opposition, nous avons tout récemment libéralisé la création de nouveaux partis politiques. D’ailleurs, plusieurs dizaines de partis sont apparus, ils ont participé aux élections municipales ou régionales. 

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ?  

Vladimir Poutine – Si vous écoutez certaines de nos stations de radio ou regardez certaines de nos émissions de télévision, je vous assure que vous avez peu de chance de trouver quelque chose de semblable à ce genre d’opposition en France. 

Question (Elkabbach) – Il y a toujours eu dans la période de la Russie, avec les tsars ou après, l’ordre et l’autorité. Est-ce qu’à l’époque d’Internet, un pays peut s’épanouir sans avoir toutes les libertés ?  

    [Note OB : c'est une bonne question à poser au Président qui a accueilli Edward Snowden]

Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas possible. Et, d’ailleurs nous ne limitons pas Internet. Quoi qu’on fasse il se trouve tout de suite quelqu’un qui commence à chercher des violations de principes démocratiques. Y compris pour ce qui est d’Internet. Avons-nous limité Internet ? Non, à mon avis. Certains de nos contradicteurs vont affirmer cela, dire qu’il existe des limitations intenables. Lesquelles ? Par exemple, nous avons une interdiction de propagande du suicide et des méthodes de suicide, de l’utilisation de stupéfiants, de pédophilie – voilà nos interdictions. Qu’y a-t-il d’exagéré ?… 

Question (Bouleau coupant Poutine) – Et de l’homosexualité qui est une chose très distincte de la pédophilie. La propagande en faveur de l’homosexualité a été interdite… 

Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas de loi interdisant l’homosexualité, nous interdisons la promotion de l’homosexualité auprès d’un public de mineurs, ce sont deux choses tout à fait distinctes. Comprenez-vous ? Par exemple, certains États des États-Unis ont des lois, qui punissent pénalement les relations homosexuelles. Nous n’avons pas de peines de ce genre. Seulement quand il s’agit de propagande destinée à des mineurs, nous avons le droit de défendre nos enfants et nous allons le faire. 

Question (Bouleau) – M. le président, j’aimerais qu’on parle de libertés publiques en Russie. Est-ce que, d’ici la fin de votre mandat en 2018, vous avez l’envie de fermer les camps de travail ? Il y a des gens dans ce pays qui sont condamnés non seulement à une peine de prison, mais à des camps de travail ce qui nous, en Occident, nous étonne. Les Pussy Riot, par exemple, ont été condamnées, me semble-t-il, à deux années de camp de travail avant que vous ne fassiez en sorte qu’elles ne soient libérées. Ce n’était pas une prison normale. Est-ce que vous allez fermer ces camps ? 

Vladimir Poutine – Écoutez. Il ne s’agit pas de « camps » à proprement parler. Il s’agit d’endroit où les personnes sont, en effet, privées de liberté, mais peuvent mener une vie plus ou moins normale. Ce ne sont pas des prisons, où la personne, au contraire, n’a pas la possibilité de travailler. Une prison où l’individu ne peut pas travailler est justement la pire punition, et je ne pense pas que tous les condamnés doivent être placés dans ce type d’établissement. Je pense que c’est encore pire que les établissements que vous mentionnez. 

[Note OB : dommage que Poutine n'ait pas placé là qu'il était contre la peine de mort, interdite en Russie depuis 1996 - ce qui est une petite différence avec la Chine ou les États-Unis, raison pour laquelle le Parlement russe a voté une résolution demandant au Parlement américain d'établir un moratoire sur la peine de mort]

Question (Elkabbach) – Qui vous a convaincu un jour que vous aviez une mission pour la Russie ? Que vous étiez destiné à vous occuper de la Russie ? 

[Note OB : Ben, BELZÉBUTH évidemment !!!  Admirez la tête que fait Poutine à 23'15 quand il entend ça...]

Vladimir Poutine – Pourquoi êtes-vous persuadé que je pense avoir une mission particulière ? J’ai la confiance de mes électeurs. Plus de 63 % ont voté pour moi. Je pense avoir le mandat me permettant de gérer la politique intérieure et extérieure de mon pays, et je travaillerai conformément à ce mandat. 

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) — Avez-vous un modèle dans l’histoire de la Russie ? Êtes-vous guidé par la politique soviétique ou la politique russe ?  

[Note OB : mais pourquoi ne demande-t-il pas s'il est guidé par la politique nazie - pour être bien sûr... ?]

Vladimir Poutine — J’ai un grand amour et respect pour l’histoire et la culture russes. Mais le monde change, tout comme la Russie. La Russie est une partie du monde moderne, pas du passé, mais plutôt du monde moderne. Et je crois qu’elle jouera un rôle encore plus important à l’avenir que d’autres pays qui ne prennent pas soin de leurs jeunes, des nouvelles générations, de leurs enfants, et qui pensent qu’ils peuvent simplement se contenter du laisser-faire. 

Question (Bouleau) – Et la dernière question, Monsieur le Président. En 2013, [le magazine] Forbes vous a classé comme la personne la plus puissante dans le monde. Avez-vous été flatté par ce titre ?  

Vladimir Poutine — Vous savez, je suis adulte et je sais ce que signifie le pouvoir dans le monde moderne. Dans le monde moderne, la puissance est principalement définie par des facteurs tels que l’économie, la défense et l’influence culturelle. Je crois que sur le plan de la défense, la Russie est sans aucun doute l’un des chefs de file parce que nous sommes une puissance nucléaire et que nos armes nucléaires sont peut-être les meilleures dans le monde.

En ce qui concerne l’influence culturelle, nous sommes fiers de la culture russe : la littérature, les arts et ainsi de suite.

Quant à l’économie, nous sommes conscients que nous avons encore beaucoup à faire avant d’atteindre le sommet. Bien que, ces derniers temps, nous ayons fait d’énormes progrès et que nous soyons désormais la cinquième économie dans le monde par sa taille. C’est un succès, mais nous pouvons faire mieux.

Question (Elkabbach) – Vladimir Poutine, l’Histoire ne sait pas encore ce qu’elle retiendra des années Poutine. Elle attend et ces années s’écrivent. Qu’est-ce que vous voulez qu’il reste ?

[Phrase coupée]

Voulez-vous qu’on se souvienne de vous comme d’un dirigeant démocratique ou autoritaire?

Voulez-vous qu’on se souvienne de vous comme d’un dirigeant

Vladimir Poutine – Eh bien, je voudrais être considéré comme quelqu’un qui a fait son maximum pour le bonheur et la prospérité de son pays et de sa nation. 

Question (Elkabbach et Bouleau) – Merci beaucoup de nous avoir reçus tous les deux. Bon voyage en France ! Au revoir. 

Vladimir Poutine – merci.

Traduction Patrick pour :  www.les-crises.fr

Vladimir Putin’s interview with Radio Europe 1 and TF1 TV channel, translated in English. Link is below the portrait

Président Russe Vladimir Poutine.jpeg

http://eng.kremlin.ru/news/22441 

Tags: foreign policymedia 

Version intégrale en espagnole: Putin: "La política más agresiva y más dura la practica EE.UU."

Texto completo en: 

http://actualidad.rt.com/actualidad/view/130167-putin-entrevista-tf1-francia-normandia-ucrania   

19/08/2014

Entende qui a des oreilles. Regardez ces martyrs du XXI e siècle.

                                                                                                                                                                Parabole du semeur Van gogh.jpeg

                        Parabole du semeur

« Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac. Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : «Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. 
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.» 
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. [Mt 13, 1-9]

 

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Entende qui a des oreilles ! Jésus se retirait souvent avec ses apôtres et disciples pour leur expliquer le sens des paraboles, comme celle du semeur. Mt 13,18-23 (Mc 4, 13-20 || Lc 8,11-15) ou encore celle de l’ivraie à ses disciples. Le Christ s’il leur parlait ainsi c’est qu’il les formait. Jésus est le fondateur de son Église et depuis les temps apostoliques jusqu’à nos jours Il est toujours le Pasteur de son Église et la soutient toujours. Benoît XVI dira : qu’il est «Celui-ci ne cessera jamais de la guider et d’en prendre soin», c'est son Église et non celle d’un pape ou d’un concile.

 

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Son identité c'est Jésus-Christ, c’est une communauté de foi qui porte jusqu'aux extrémités de la terre le message et le témoignage de l’œuvre du Seigneur, telle est la mission que lui a confiée Jésus. Alors qu’il va quitter la terre, il assurera ses disciples qu’il ne les abandonnera pas, qu’il enverra le Paraclet. Oui, L’Esprit-Saint de la Pentecôte. De ce jour ils prêcheront et conserveront intact, inaltérable ni ne réduiront son enseignement ou ne réaménageront l’Évangile en édulcorant à la mode qui trotte le dépôt de la Foi. Elle traversera les siècles et les cultures sans en changer un iota (iỗta). Ce qui ne veut pas dire qu'Elle ne doit pas adapter sa mission selon les époques, les cultures et être toujours présente au cœur de la cité.

Le Dieu d’Abraham de Jacob et celui de la Nouvelle Alliance se dit toujours : Je suis celui qui est. Oui, Dieu est Amour donné. La Croix est l’accomplissement de l’Amour de Dieu pour les hommes. Il est le Sauveur. Puissions-nous ne jamais désespérer lors des épreuves qui jalonnent notre existence ici-bas.

Décapité par musulmans.jpgNous traversons en ce début du XXIe siècle des persécutions systématiques, particulièrement au Moyen-Orient où les chrétiens se font massacrer. Depuis des années des centaines de milliers de nos frères et sœurs dans la foi subissent le martyr de la Foi. Les djihadistes musulmans tuent le corps, mais non l’âme ni l’amour qui exhale de la communion au Christ qui vit en eux. Ils ont un courage peu commun. Une force plus qu’humaine les soutient.

 

 

crucifiement des adolescents.pngSoyons des priants certes, mais il urge cependant que nous demandions à nos gouvernements, ici en Occident, de combattre et non de faire semblant, ces rebelles qui massacrent, mutilent les femmes, établissent des marchés d’esclaves, qui crucifient les garçons et les jeunes adultes. Il y a quelques jours les Nations-Unies ont condamné ces rebelles, et par un simulacre de sanctions mal ficelées le Conseil de sécurité de l’ONU a ordonné un embargo sur les armes, des gels d’avoir, etc. De qui l'ONU se moque-t-elle? des persécutés.

 

Le texte est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, ce qui permet de recourir à des sanctions, voire à la force, pour le faire appliquer, mais, puisqu’elle n’autorise pas pour l’instant d’opération militaire, elle permet au califat EIIL de poursuivre ses conquêtes. Pour l’Ukraine alors là on frappe fort contre la Russie, pas de quartier.

Mr Vitaly Chu.JPGL’ambassadeur de Russie auprès de l’ONU Mr. Vitaly I. Churkin a de son côté souligné que cette résolution est sans effet puisqu’elle n’autorise pas l’ONU de constituer une armée de soldats et de déclencher une action militaire seule capable de résoudre et de mettre fin à ce conflit. C’est le seul pays qui reprend la proposition du Pape François.

Oui, une résolution déjà adoptée cette année par le dit Conseil de sécurité interdit tous les États de financer les actes de terrorisme…,etc. Les États s’engagent à réprimer le financement des actes de terrorisme et interdisent qu’aucun fonds ou avoirs financiers ne soient mis à la disposition des groupes comme l’EIIL. Un masque d’opérette ! L’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et bien en vue à Paris, des coffres de diverses banques, comme celui de la succursale de la banque centrale irakienne à Mossoul au début du mois de juin, avec un butin de 425 millions de dollars, du commerce du pétrole avec la production de plusieurs raffineries comme celles de Tikrīt et Baiji...

D’où viennent les armes ? Essentiellement des États-Unis, de Londres et de Paris. Le matériel, fourni aux opposants de Bachar el Assad, est passé à 90% directement entre les mains des djihadistes. Et personne ne savait ? On nous prend pour des cons quoi ?

Bref, toutes ces belles résolutions ne sont au fond que de la poudre aux yeux, un canular, une tromperie pour arrêter la vague d’indignation de l’opinion publique mondiale et réduire la pression. Quand on sait que les pays amis d’Obama le Qatar et l’Arabie Saoudite (plus subtilement) financent ces djihadistes. Pendant ce temps-là le Maître Hussein Obama joue au golf. Et Hollande reçoit les princes du Qatar. On érige l’hypocrisie comme système de gouvernance mondiale en proposant ces mesurettes alors qu’aucune sanction coercitive n’est prise ou décrétée contre ces États voyous : principautés et royaume, mais s’agissant de la Russie on l’accuse de tous les maux en rapport avec l’Ukraine alors là on y va fortissimo.

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Et vlan sur Poutine on le diabolise. Décidément Obama fait de la projection. Pourtant les russophones de l’Ukraine ne décapitent pas les Ukrainiens ni ne violent les femmes ni ne pratiquent l’excision, ni n’ouvrent de marchés aux esclaves, ni n’incendient de lieux de culte, ce sont des soldats qui se battent contre des soldats. Comment ne pas penser à l’Iran qui se dote de l’arme atomique et est une menace évidente pour Israël, certes on a pris des sanctions, mais elles sont mesurées et douces par rapport à celles haineuses et disproportionnées contre la Russie et son peuple.

On s’ennuie de Reagan

Obamabinladen1.jpgObama la veut sa guerre aussi il fait tout pour encercler la Russie et l’asphyxier. Pour Obama c’est le seul moyen de demeurer au pouvoir au-delà de son dernier mandat. Est-ce que le Canada va continuer à se lover auprès du camarade Obama et de l’insipide Francilien Hollande contre la Russie? La morale, Messieurs, ne se fractionne pas. Présentement, on ne fait rien contre le Califat. Par contre sur la Russie pleuvent les sanctions. On semble avoir une éthique qui a pour coefficient de mesure des considérations électoraliste, pétrolière, mercantile et impérialiste pour Obama le Maître.

Qui sème dans le vent récolte la tempête. En effet, l’occident se sécularise, renie ses racines chrétiennes. L’U.E. cède devant l’Islam et se fabrique un ennemi la Russie. Or, s’il est un pays qui a décidé de ne pas détruire ses racines judéo-chrétiennes de notre civilisation c’est la Russie. 

La France a honte de son histoire, comme le Québec du reste. Voyez le Cours d’éthique et de culture religieuse ici au Québec et la mouture que l'on nous prépare sur le Gender, marrainée par les sexologues qui veulent la désexualisation des enfants, bref nier la nature sexuée de l’enfant. Cette déconstruction de l'enfance commencerait à la maternelle dès septembre. Duceppe et d’autres du PQ ne cessent de diaboliser notre histoire en la décrivant de grande noirceur. Comment les autres qui arrivent chez nous peuvent-ils nous considérer ou désirer s’intégrer quand on se dénigre et se renie soi-même? Pourquoi cette folie à déprécier nos ancêtres et noircir notre histoire? Nous entrons, je le crains, dans l’ère de la grande noirceur au Québec. Tous les clignotants sont rouge colère. Ce peuple se meurt. Et pourtant je ne désespère pas d'un sursaut chez une frange des jeunes qui aspirent à autre chose que le vide et les épreuves d'un mode de vie nihiliste que nous leur faisons subir par notre égoïsme.

 

Charles Éd. Durand

source: IHS News 16-08-2014 adaptation d'extraits.

photos: Le semeur de Van Gogh, Christ fondateur de l'Église, La venue du Paraclet, un chrétien décapité, un garçon chrétien crucifié, Mr. Vitaly I Churkin ambassadeur de la Fédération de Russie, Son Excellence Vladimir Poutine Président de la Féd de Russie, Caricature d'Obama.

 

tags:Matthieu, Évangile, semeur, parabole, Église du Christ, apôtres, disciples, Jésus, XXI e siècle, Martyrs, djihadistes, musulmans, Conseil de Sécurité, ambassadeur Vitaly I Churkin, Vladimir Poutine, Califat. EIIL, sanctions de l'ONU, Ukraine, soldats,colère, sexologue, Théorie du Genre, maternelle, Duceppe,clignotants. 

 

22/07/2014

Les médias gazent les esprits et les Goebbels sont les falsificateurs de notre temps.

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Israël est dénoncé par nos prétendus experts qui en réalité sont les idiots utiles du Hamas. Il y en a au Québec et en France ils sont légions... qui pratiquent la falsification et qui fourbissent leurs claviers et dégainent leur rage et haine contre Israël.

Je suis tanné d'écouter ces baby-boomers et vieux journalistes désabusés soumis aux ordres, (le Stalinisme est dans leur veine) puis ces jeunes journalistes (LCN) qui se font commentatrices et ces géopoliticiens de gauche qui ne font que copier ce que leur rapportent Reuters et CNN. La Barakomanie fait son œuvre...

Hier, de Gaza on nous montrait à la télé un homme portant une djellaba verte il était avec deux sauveteurs et soudain il monte sur un amas de débris et de l’autre côté de la rue quelqu’un lui tire dessus et le tue. Qui a-t-on désigné comme responsable ? Israël. Il est vrai que l’on n’a pas dit que l’on a vu un soldat de Tsahal, mais on a caché la vérité, on n'a pas tout dit. 

La vérité est simple. Les autorités du Hamas dans la bande de Gaza ont demandé aux gazaouis de ne pas écouter les appels téléphoniques ni de lire les tracts provenant du Tsahal (l’armée Israélienne) qui les avertit 3 heures avant le début de l’opération militaire et surtout le Hamas leur interdit de quitter leurs maisons. Des milliers ont défié l’ordre des forces de sécurités du Hamas devenant ainsi des traîtres. Malheur à ceux qui ont déguerpi ils seront tués s’ils reviennent. Voilà ce qui est arrivé à cet homme. Un sniper palestinien du Hamas a tiré sur ce Palestinien. Oui un civil.

 

Et pendant ce temps-là à Paris et à Sarcelles de charmants islamistes manifestent et larmoient, Dieu qu'ils sont attendrissants, ne trouvez-vous pas? Non ce n'est pas à l'intérieur de la Bande de Gaza, mais bien en France. Évidemment si vous les laisser faire et que François H et Emm Valls s'en fichent alors déménager ou prenez-vous en mains. Connaissez-vous les paroles de la Marseillaise ? Allons enfants de la Patrie le jour de gloire est arrivé...contre nous de la tyrannie... aux ''arbres'' citoyens... marchons marchons etc.

 

 

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TVA a intérêt à cesser de pratiquer la falsification de l’information et de manipuler la population. Les nouvelles journalistes de TVA soient, elles sont ignorantes ou paresseuses. Consultez des pionnières comme Denise Bombardier et Lysiane Gagnon. Ou alors vous êtes des antisémites. Il est vrai que pour faire carrière dans les médias au Québec il vaut mieux être de gauche. Pour nos journalistes en herbe, je vous donne à regarder trois vidéos. La première : le Rav Dynovisz qui lance un défi aux pro-palestiniens, la deuxième de quelqu’un qui sait ce qu’est le Dieu de l’Islam et il connaît fort bien le HAMAS. Son père est l’un des fondateurs et un leader du Hamas et lui-même en fut membre. Il dénonce le Coran, le Dieu de l’Islam et le Hamas. Il ne dénonce pas les musulmans loin s'en faut et la troisième des enfants palestiniens utilisés par des adultes et des parents pour provoquer des réactions violentes chez les soldats israéliens. Cette vidéo devrait intéresser TVA. Elle fait sensation.

Gens des médias c’est gratuit et vous en sortirez un peu moins déboussolé. Si quelqu’un a un contacte à Rome prévenir le cardinal Jean-Louis Tauran. Il n’est jamais trop tard pour ouvrir son esprit et remettre en question certaines certitudes politiques.

Désolé, mais je suis tanné d’écouter les Nouvelles de TVA ou de Radio-Pravda. TVA ou LCN j’ai l’impression depuis 2 ans que le service des Nouvelles renoue avec son passé, l’époque rachitique du service des nouvelles de Télé-Métropole. Dieu que ça faisait dur.

Il n’est jamais trop tard de se ressaisir et de donner une information de qualité. Arrêtez de biaiser l’information et de baiser votre auditoire. Nous ne sommes pas tous des cons.

Charles Éd. Durand 

photos: soldats revenus du front, Français arabisés de France.

tags: Israël, Bande de Gaza, Hamas, Tsahal, TVA, Gazaouis, Denise Bombardier, Lysiane Gagnon, LCN, Télé-Métropole, LCN, Goebbel, Sarcelles, Radio-Pravda, Cardinal Jean-Louis Tauran, Le Rav Dynovisz, Israël, Palestiniens.

1) vidéo : Le rav Dynovisz lance un défi...

2) vidéo: Le fils d'un leader du Hamas...

3) vidéo: Les enfants palestiniens utilisés...