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13/02/2014

Sochi Olympic Games 2014 est diabolisé par la gauche dans nos médias.

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Lorsque j'écoute les commentaires sur TVA de Richard Latendresse, j’ai l’impression d'écouter CNN ou de lire le New York Times. Il se conforme à peu de chose près à la ligne éditoriale du Bureau ovale. Tout pour diaboliser Vladimir Poutine. S’y sont mis les premiers les deux Co animateurs de Radio-Canada lors de l'inauguration des Jeux d’hiver 2014 de Sochi en Russie. On aura remarqué que contrairement à la nouvelle appellation annuelle qui se dit neutre, ainsi en a décidé le CIO, elle fut appliquée pour la première fois de l’histoire des Olympiades, aux Jeux d'été de Londres. En effet, la Reine a dû ajouter à ces paroles protocolaires «J’annonce l’Ouverture officielle des XXXième olympiades de la nouvelle ère». On ne doit plus mentionner l’année selon le calendrier chrétien. Exigence de la franc-maçonnerie depuis des lustres, mais que les divers présidents du CIO ne souhaitaient pas remplacer.

Vlad poutine.jpgEn Russie, le Président passa outre l'ukase du CIO et dit : « J'annonce l'Ouverture officielle des XXIIème jeux d'hiver de l’an 2014.» Dire que l’année chrétienne est en usage en Chine, en Indonésie et dans la totalité des pays musulmans voir de la planète.

Par ailleurs, plusieurs des chefs d’antennes de nos deux grands réseaux n’ont pas cessé de parler de persécution des gays et des chasses qui se dérouleraient contre les gays. Foutaise. Dans le village gay de Montréal, on a connu ces deux dernières années une recrudescence de tabassages d’homosexuels au sortir des bars.

On parle ad nauseam, même le maire de Montréal Denis Coderre dit répéter textuellement le libellé de la loi; or le libellé qu’il a lu est faux. La loi interdit l'enseignement de la théorie du genre, de toute propagande homosexuelle ni hétérosexuelle dans les écoles primaires et secondaires. L’école n’a pas pour mission de remplacer les parents. Cette Loi fut adoptée à l'unanimité à la Douma [parlement de Russie] en 2013 y compris par tous les adversaires politiques du Parti de Monsieur Vladimir Poutine (Russie Unie). Désolé, mais la réalité c’est qu’il existe des bars gays en Russie qui ne sont pas interdits et que les forces de police n’envahissent pas ni ne pourchassent les gays. Ils sont libres de coucher avec qui ils veulent dès lors qu’ils sont des adultes consentants. L’État n’investit pas les chambres à coucher.

Pierre Bourgault.jpgPar ailleurs concernant les défilés de la fierté gay. Parlons-en. Ici au Québec les Daniel Pinard, André Boisclair et un Pierre Bourgault ont exprimé l'horreur que leur inspire cette célébration. Fier de quoi ? Ce ne sont pas tous les hommes et les femmes qui aspirent à une identité différente de celle de leurs familles ou de leurs amis. Sur ce sujet Bourgault y est allé d’un brûlot publié dans le Devoir. En fait, de quel droit la communauté Gay distingue les gais bons et les fiers ? On sait qu’elle aime l’abbé Raymond Gravel, ce curé, ancien escorte selon ce qu’il nous en a dit, est en quête d’adulations. La LGBT l’a honoré d’un prix, j’en ignore le nom.

Donc que la ville de Moscou interdise les défilés de la fierté gay elle n’est pas la seule. Je ne peux pas l’affirmer, mais il semble qu’en Iran c’est interdit et qu’en Arabie Saoudite personne ne l’a demandé. Pourquoi ? Ni la Hongrie, ni l’Ukraine ni la Pologne ni Malte ne veulent dénaturer la famille ni tolérer des propagandes hostiles au fondement même du Mariage et au bien commun. Quant à ce qui se passe dans les chambres à coucher, cela relève de la sphère privée et non de l’État.

va-t'en guerre.jpgRevenons à la tempête médiatique menée dans la majorité des pays d’occident, même Monsieur Harper s’est joint à cette cohorte de va-t’en guerre, qui n’ont pas réussi à bombarder la Syrie. Ils ne l’ont jamais pardonné ni à Poutine ni au pape François qui leur avait adressé une lettre et que leur a lu le président Vladimir Poutine. Une bombe éclata le 29 décembre 2013 à la gare de Volgograd [ex Stalingrad] fit 17 morts et le lundi matin 30 décembre toujours à Volgograd sur un trolleybus qui fit 14 morts. Le nombre de blessés près de soixante. Ah! quelle heureuse nouvelle, enfin. On a commencé par ameuter les touristes, de nos pays respectifs, dans tous les bulletins de nouvelles, qui devaient se rendre en Russie que le danger était bien réel. On avançait les pires scénarios et cataclysmes. Des bombes sauteraient, il fallait insister sur le danger encouru par tous nos ressortissants qui iraient en Russie. Deux jours avant l’ouverture, Obama lança une menace plus grave encore. Des terroristes kamikazes seraient à bord des avions de ligne en direction de Moscou et de Sochi et auraient dissimulé dans des pâtes dentifrices de mini-bombes qui feraient exploser les avions.

On avait précédemment parlé d’actions terroristes de la part des musulmans du Caucase. Or le monde ne semblait pas inquiet. Il a fallu cette dernière alerte d’Obama. Ouf ! enfin le locataire de la Maison Blanche a obtenu le résultat escompté. Il y eut des annulations, des dizaines de milliers de touristes. On oubliait qu'à Boston il y eut un attentat en 2013 qui fit 3 morts et 175 blessés. Jamais la Russie ni nos pays en Occident ne sonnèrent l'alerte sur l'éventualité de nouveaux attentats terroristes. 

Effectivement selon R. Latendresse des dizaines de milliers de touristes annulèrent leurs réservations d'hôtel et perdirent les billets achetés, car non remboursables, puisque les compétitions se déroulaient normalement.

Le comble est d’écouter Radio-Canada ou Richard Latendresse chacun se démène, depuis l’ouverture, à dénigrer les jeux de Poutine, leur coût astronomique. Tout le site olympique et les diverses constructions de logements ont été construit sur un marécage. Non il ni avait même pas une cabane pour oiseaux ni aucun habitant. Le site des jeux est à 25 KM de la ville de Sochi. Qu’est-ce que ce Richard s’est démené pour trouver des Russes mécontents. Hier, il s’est rendu loin de Sochi, derrière les montagnes, pour enfin trouver une apicultrice qui n’était pas heureuse de l’autoroute construite près de chez elle. En regardant attentivement, on ne voit pas d’autres maisons, elle semble assez isolée. Le pauvre il n’a pu en rencontrer d’autres. Quel malheur! Il a oublié de parler de nos gens qui à Montréal demeurent près du Boulevard Décarie. L’enfer ! Puis il a candidement annoncé que les touristes attendus n’étaient pas au rendez-vous. Il a cependant avoué, malgré les sièges vides, que 95% des billets ont été vendus. Hier, il chercha, mais ne trouva que des Russes heureux et fiers de la tenue des Jeux en Russie et qui s’y rendaient en grand nombre. Il a parlé du coût des aliments. Il a comparé le prix des oranges et autres légumes, donnant le prix au Kilo, mesure que nos gens ne maîtrisent pas, pour conclure que les prix s’équivalaient. Il parla du salaire des vendeuses (sans mentionner la commission sur les ventes), le salaire des caissières 350 $ par semaine. Il n’a pas parlé des prix du loyer. Là, il y a un fossé entre eux et nous. Dommage, pour lui, il n’a pas croisé de Russes mécontents des jeux.

Quand je syntonise Radio-Canada j’ai comme l’impression que ces journalistes politiques regrettent la fin du communisme et que ce n’est pas un séide de Staline qui soit au pouvoir. Pu de goulags où enfermer les gays et les chrétiens. La Russie s'est convertie et ça les embête; ce qui n'est pas le cas de l'Occident et du Québec en particulier qui est en route vers l'apostasie totale.

 

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Et si nos médaillés olympiques du Québec sont à féliciter il faut en remercier les parents qui ont cru en leurs jeunes et se sont investis avec, parfois beaucoup d'abnégation et de levés tôt pour conduire leurs enfants aux lieux d'entraînement.

Parlons d'un sujet qui nous concerne nous gens de ce pays d'hiver.

Le Québec paye tout, mais en a-t-il les moyens? La réponse c'est non.

« L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » 
– Frédéric Bastiat, 1848

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Sait-on que le Québec n'a plus les moyens de vivre au-dessus de ses capacités, Il est dans le rouge

Une nouvelle étude réalisée par le Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) des HEC Montréal, publiée mercredi le 29 janvier, affirme que le Québec vit au-dessus de ses moyens. Selon cette étude, le niveau de vie progresse difficilement depuis 1981 dans la province, alors que les dépenses publiques ne cessent d’augmenter. Le rapport nous apprend que depuis 1999 le niveau d’investissement en machines et matériel a diminué de 3,163$ par emploi, ce qui représente un recule de 36%. Or il s’avère que c’est justement ce type d’investissement qui affecte le plus la productivité.

Oui, le Québec paye, mais en fait ce sont tous les contribuables du CANADA et le gouvernement du Québec s'autorise à justifier toutes les lois mortifères ou contre-nature. 

 

Exemples: L’avortement depuis 1973 donne une moyenne de 30,000 avortements par année, le nombre va décroissant 28,000 depuis quelques cinq ans, car il y moins de femmes et l’on s’étonne du manque de mains d’œuvre ?  ALLO !!!! Wake UP ! Et la fécondation in vitro qui nous coûte 20 fois plus cher, sinon plus, que les 65 millions prévus initialement. Québec refuse de divulguer les chiffres, sauf confirmer certaines informations. Qui sont les utilisatrices? On nous apprend que les lesbiennes, les plus nombreuses, en sont les premières utilisatrices à 8,800.00$ l’essai. Le ministère croit que le 200,00 $ soit la taxe santé défraiera le coût des FIV. Puis bientôt ce sera, c’est déjà en troisième lecture : l’euthanasie. Mon prochain article portera dessus et s’adressera aux deux chefs de l’opposition trop accommodants je trouve et aux députés qui ont une conscience. Or, ce dont on entend parler c’est uniquement sur la Charte de la laïcité.

Suis-je le seul à remarquer que l’État du Québec est déjà dans les faits neutres, que ce qu’il veut faire c’est que les employés de l’État soient neutres c'est-à-dire encaserner, tels des prisonniers de l'État

Si on adopte la charte de la laïcité voici ce qui se produira et personne ne pourra plus rien dire. Cette charte de la laïcité obligera tous des employés de l'État providence à se soumettre à la dictature de la Charte de la Laïcité. 1)Toute objection de conscience sera refusée à tout médecin, infirmier, et membre du personnel médical ou soignant qui ne voudraient pas participer à des avortements ni à l'euthanasie, car en vertu de cette charte les lois sur l'avortement et sur l'euthanasie l'État déclare qu'elle se conforme par des lois mortifères et dit s'adapter aux réalités de la société moderne qui demanderait de reconnaître la liberté individualiste de décider sur le droit à l'existence de la personne. Ainsi ces lois légalisent la programmation d'un droit de mort, puisque la société dit qu'il ni a plus de droits à la vie. Allô la Charte des Droits de l’Homme !!! Cette charte sera une camisole de force imposée aux employés de l' État, comme au beau temps des régimes communistes et autres régimes totalitaires socialistes. 2) là où il y a des croix elles seront enlevées, 3) les noms de saints (tes) ou d’ecclésiastiques qui identifient un hôpital ou une école et autres CHSLD tout sera enlevé ou remplacé. 4) les rares endroits dans nos villages où existent des croix du chemin, elles seront enlevées au nom de la laïcité de l'état québécois et 5) rien ne les empêchera de changer les noms de rues et les noms de villages qui portent le nom d'un saint ou d'une sainte. 6) Et pourquoi ne pas abolir les fêtes chrétiennes comme Noël. 7) histoire de contenter tous les athées du Québec, pourquoi ne pas changer le drapeau du Québec qui a une croix blanche sur un fond azur, 8) en toute logique le Québec devra cesser de payer un salaire à des aumôniers catholiques dans les hôpitaux ou les prisons de la Province de Québec. Et oui, c'est l'ouverture d'un grand saut dans le silence sur Dieu.

Il va falloir beaucoup jeûner et prier.

Charles Éd. Durand

tags: Sochi, Vladimir Poutine, Richard Latendresse, Denis Coderre, Maire de Montréal, Fierté guay, Pierre Bourgault, Daniel Pinard, André Boisclair, LGTB, Abbé Raymond Gravel, Radio-Canada, chefs d'antenne, Volgograd, bombes, gare, trolleybus, Boston, kamikazes, pâte dentifrice, avions de ligne, touristes, apicultrice mécontente, Russes fiers, 95% billets vendus, Stephen Harper, Québec rouge, État providence, Frédéric Bastiat.

20/11/2013

L'illusion de la démocratie, causes, conséquences et remèdes. (IV-V;1-2-3)

Conférence de Damien Theillier

Damien- Nouvelles de France.jpg

 

IV. Socialisme et démocratie : le clivage droite-gauche donne toujours l’avantage à la gauche.

La gauche socialiste est en phase avec le projet démocratique. C’est le terreau le plus favorable à l’avancée de ses idées : égalitarisme, redistribution, augmentation indéfinie des « droits à ». Le socialisme a toujours légitimé l’usage de la force contre ses adversaires. La démocratie lui permet d’exercer la violence par les urnes et de justifier moralement ce hold-up par la volonté du peuple souverain.

C’est pourquoi la stratégie gagnante de la gauche est d’augmenter toujours le nombre des clients de l’État-providence : suffrage universel, puis extension du suffrage aux étudiants (majorité à 18 ans) et bientôt aux immigrés. Plus il y a d’électeurs, plus il y a de clients potentiels pour la redistribution et l’égalisation forcées.

 

Au contraire, dans un système démocratique la droite sera toujours perdante car elle n’est jamais qu’une force de réaction contre la gauche. Elle veut tenir un discours plus réaliste, à la fois sur le plan économique et moral. Mais face à la gauche, la droite est obligée de faire de la surenchère démagogique et clientéliste pour arriver au pouvoir. Un exemple récent le montre : depuis que Marine Le Pen a adopté les idées de Mélenchon, elle gagne des voix.

V. Y a-t-il une solution ? Quelle alternative à la démocratie aujourd’hui ?

Le pouvoir des idées : briser la matrice.

La démocratie est le résultat d’une acceptation massive, par l’opinion publique d’idées fausses. Fausse idée de la loi, fausse idée de la justice, fausse idée du pouvoir, fausse idée de la liberté. Aussi longtemps que cette adhésion est dominante, la catastrophe est inévitable. En revanche, si on reconnaît que l’idée démocratique est fausse et perverse, il reste un espoir.

La tâche essentielle qui attend ceux qui veulent restaurer la liberté est donc de briser la matrice, c’est-à-dire discréditer intellectuellement la démocratie. Il faut démontrer qu’elle n’est ni la liberté ni la justice mais qu’elle est au contraire la cause fondamentale de la situation actuelle d’oppression et de dé-civilisation.

Qu’est-ce qu’une société juste ? C’est une société dans laquelle le pouvoir, donc la loi, doit être strictement limité à deux objets : défendre les citoyens contre une agression extérieure et les défendre contre une agression mutuelle. Tout le reste relève de la sphère privée, donc de la responsabilité individuelle, des associations, des communautés volontaires et des contrats. La vraie liberté, la liberté responsable, c’est celle qui consiste à vivre avec ce qui nous appartient et de ne pas faire peser sur les autres le coût de nos décisions, de nos préférences. C’est la liberté subordonnée au droit.

 

Vivre ensemble implique des normes. Mais la seule norme politique qui soit juste universellement, c’est le respect de chaque être humain, de ses croyances, et des biens matériels auxquels il est attaché. Autrement dit, les biens ne sont pas communs. Le seul bien qui soit commun, c’est le droit. C’est le respect du droit de chacun à disposer de soi et de ses revenus légitimes. Or la démocratie redistributrice est incompatible avec ce bien commun, elle ne peut que le mutiler au profit d’intérêts particuliers corporatistes, bien que l’intérêt général soit toujours faussement invoqué.

Inventer des alternatives aux services publics : la résistance passive.

Pour restaurer la liberté il faut aussi dépolitiser au maximum la société et reprendre le pouvoir qui nous a été confisqué par les urnes. Il faut donc réduire le plus possible la sphère d’action de la loi et de l’État sur nous.

Mais pour cela bien sûr, il faut arrêter de voter pour des candidats-fonctionnaires qui ne peuvent que contribuer à augmenter les dépenses publiques et l’asservissement des citoyens, qu’ils soient de droite ou de gauche. Un fonctionnaire élu est à la fois juge et partie. Il doit décider du montant des dépenses publiques alors même qu’il en vit… absurde et injuste. Il faut également boycotter les entreprises, les journaux, les artistes et les associations qui vivent d’argent public.

 

Plus important encore, il faut se battre juridiquement et pratiquement pour sortir de la sécurité sociale, du système de retraites par répartition ou de l’éducation nationale. Et ne comptons pas sur les partis politiques pour y arriver. La protection sociale, c’est leur argument électoral favori. Il faut prendre des initiatives dans tous les domaines pour proposer des alternatives privées aux services publics : auto-médication, auto-éducation, auto-défense, auto-édition, auto-production alimentaire… Il faut aussi, autant que possible bien sûr, mettre son argent à l’abri de la prédation fiscale. Autrement dit il faut reconquérir notre indépendance et relever la tête.

Un idéal : La concurrence politique et le marché de la gouvernance.

La société juste ne se construit pas d’en haut. Elle doit émerger des libres initiatives de chacun. Cette autre voie, c’est celle de la décentralisation du pouvoir, de la concurrence et de la responsabilité individuelle.

La solution c’est de multiplier les unités administratives et de les mettre en concurrence. Les citoyens pourront ainsi se détourner eux-mêmes des gouvernements autoritaires et mal gérés et rejoindre ceux qui produisent les meilleurs services au plus bas coût. Cette fragmentation politique permettrait à chacun de voter avec ses pieds au lieu de voter dans les urnes. Les bons systèmes de gouvernance, utiles et efficaces, chasseraient les mauvais.

Ces petites unités gouvernementales, chacune avec leurs propres caractéristiques, pourraient choisir de coopérer sur certaines questions si cela leur est utile, par exemple, sur l’énergie, l’immigration ou les transports. Elles pourraient également coopérer en matière de défense : échange d’informations policières, coalitions militaires, traités de non-agression etc.

Dans Dépasser la démocratie, les auteurs donnent l’exemple de la Suisse avec ses vingt-six cantons, ses 2.900 communes, ses impôts versés majoritairement au niveau cantonal et communal, et non pas fédéral, ses différentes réglementations qui se font concurrence, sa non-appartenance à l’Union européenne. La Suisse est en effet « un pays qui réussit très bien » :

« Au niveau mondial elle est dans le peloton de tête en termes d’espérance de vie, de niveau d’emploi, de bien-être et de prospérité. Elle est l’un des rares pays au monde qui n’a pas connu de guerre depuis plus d’un siècle. Malgré l’existence de quatre langues (allemand, français, italien et romanche), il y a beaucoup d’harmonie sociale. »

Les auteurs ne préconisent pas la Suisse comme un idéal ou comme la seule option. La démocratie directe n’est pas la panacée. Et il se pourrait même qu’elle contribue à renforcer l’État au lieu de l’affaiblir. Dès lors que les mœurs sont corrompues, la démocratie directe ne pourra que refléter cette corruption. Si le citoyen pense que tout lui est dû, qu’il est normal que les autres paient pour lui, la démocratie directe n’y changera rien.

Mais la Suisse est un exemple qui montre comment un pouvoir décentralisé pourrait fonctionner : « Plus un État démocratique est grand et plus sa population est hétérogène, plus des tensions naîtront. Les différents groupes d’un tel État n’hésiteront pas à utiliser le processus démocratique pour piller les autres autant que possible. À l’inverse, plus les unités administratives sont petites et plus la population est homogène, plus il est probable que les excès de la démocratie restent limités. Les gens qui se connaissent personnellement ou se sentent liés les uns aux autres sont moins enclins à se voler et à s’opprimer les uns les autres ».

 

Pour conclure, laissons les gens libres de déterminer sous quelle forme de gouvernement ils veulent vivre : la démocratie, le capitalisme, le socialisme ou la monarchie. Il n’y a pas pire régime que celui qu’on nous impose par la force et auquel on ne peut échapper. 

Damien Theillier, président de l’Institut Coppet.

Site de Damien Theillier : .http://nicomaque.blogspot.ca/

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Remarque finale ajoutée par Charles Éd. Durand : La démocratie postmoderne est ainsi livrée au pouvoir sans partage de la majorité électorale il n'existe plus aucun contre-pouvoir établi pour en limiter les excès...rien ne peut désormais détruire les interdits qui structuraient notre civilisation....La démocratie procédurale peut verser vers le totalitarisme... « C'est le résultat néfaste d'un relativisme qui règne sans rencontrer d'opposition : le ''droit'' cesse d'en être un parce qu'il n'est plus fermement fondé sur la dignité inviolable de la personne, mais qu'on le fait dépendre de la volonté du plus fort. Ainsi la démocratie en dépit de ses principes, s'achemine vers un totalitarisme caractérisé».

source : La Nef # 253 extrait d'un dossier de Christophe Geffroy la citation JPII in Evangelium Vitae (1995)

Tags: Damien Theillier, conférence, Institut Copet. président, Prince Charles Emmanuel de Bourbon Parme, Suisse, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélanchon, blogue Nicomaque, La Nef. Christophe Geffroy, JPII, Evangelium Vitae.

19/11/2013

L'illusion de la démocratie, causes, conséquences et remèdes (II-III)

Conférence de Damien Theillier

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II. Politisation croissante de la société et pillage légal.

Avec la démocratie, l’idée s’est imposée que la liberté serait mieux établie si toutes les décisions étaient prises démocratiquement c’est-à-dire si la société tout entière était organisée collectivement. Et c’est précisément cette extension de la démocratie à toutes les sphères de la société qui a produit les résultats que nous voyons aujourd’hui.

En effet, quand toutes les décisions importantes relatives aux différents aspects de la société sont prises par « le peuple », c’est à dire par le gouvernement démocratiquement élu, censé représenter le peuple, les gens se tournent naturellement vers l’État pour résoudre leurs problèmes ou pour traiter les maux de la société.

La liberté est alors entendue non plus comme le droit de gérer sa propre vie mais comme le droit d’intervenir dans la vie des autres pour la régenter par le moyen de la contrainte légale. La mentalité interventionniste et redistributrice se met alors en place. La loi change de nature, elle n’a plus pour fonction de protéger la personne et les biens de chacun, conformément au droit. Elle devient un moyen d’égaliser les fortunes et donc d’asservir son voisin, de s’octroyer des privilèges et d’en distribuer à ses amis.

On passe de la liberté de gérer sa propre vie sous l’empire du droit à la liberté de faire des lois pour gérer la vie d’autrui. L’État démocratique devient une machine populaire à redistribuer l’argent et les privilèges en fonction des groupes de pression. Elle permet aux plus nombreux et aux mieux organisés d’imposer leurs préférences aux autres, au nom du peuple.

Ainsi les représentants du peuple sont incités à multiplier les privilèges accordés à leurs électeurs et à élargir le pouvoir de l’État au lieu de le limiter. Plus l’État intervient, plus est grande l’incitation à réclamer des privilèges exorbitants pour les acteurs économiques et sociaux. Ne pas le faire, ce serait laisser les autres s’en emparer sans réagir et abandonner ainsi un avantage précieux.

En bref, la démocratie augmente le nombre de bénéficiaires possibles du « pillage légal » et donne aux législateurs une plus grande apparence de légitimité qu’un pouvoir non démocratique. La démocratie n’est pas donc pas seulement anti-économique, elle est immorale.

 

III. La démocratie produit une société matérialiste et irresponsable.

La démocratie ne peut former qu’une société de consommation matérialiste : on s’endette sans limite pour pouvoir déverser de l’argent public dans toutes les sphères de la société, on procède à la redistribution massive des richesses pour égaliser les revenus ou simplement pour donner se donner l’illusion de la gratuité et de la justice. Bref on épargne à tout le monde la peine d’être prévoyant, de constituer une épargne, d’être responsable. Pourquoi éduquer ses enfants ? L’éducation nationale s’en occupe.

Donc en même temps qu’elle détruit les richesses par la prédation fiscale et la redistribution, la démocratie développe presque toutes les formes de conduites indésirables à des niveaux dangereux : dépendance, négligence, imprévoyance, incivilité, cynisme et délinquance.

Ces comportements sont favorisés par le court-termisme. La constitution d’une épargne ou d’un patrimoine suppose de s’imposer une discipline, de faire des sacrifices, d’accepter la gêne immédiate en vue d’un avenir meilleur. Or la démocratie incite au contraire à ne pas penser au lendemain puisqu’il est toujours possible de recourir aux allocations, aux logements sociaux et de vivre avec l’argent des autres. Seul compte alors le moment présent et le plaisir immédiat. D’où l’hédonisme et le consumérisme infantiles, sans aucune responsabilité de soi ni des autres.

Le résultat est que la solidarité naturelle entre les générations disparaît, les liens sociaux et familiaux sont éclatés, tandis que les niveaux de vie réels baissent drastiquement en Occident. La dette publique et le coût des systèmes de sécurité sociale explosent et conduisent à la perspective d’un effondrement économique et moral généralisé.

suite : demain

 

Tags: Damien Theillier, conférence, Institut Copet. président, Prince Charles Emmanuel de Bourbon Parme.