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30/12/2014

«En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire » George Orwell

 

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Pour commencer, je vous invite à regarder cette vidéo sur le témoignage de musulmans convertis au Christ et qui sont entrés au sein de l’Église catholique. Ce qu'ils disent tous, l'Église doit enseigner et convertir dans tous les pays et aussi chez les musulmans et non demeurer dans son confort sous prétexte de non prosélytisme ou de dialogue inter religieux. Ne pas le faire c'est du pipeau. Pour ceux qui reniflent l'odeur du chrétien je vous invite à placer de côté vos a priori où règnent le négationnisme ou l’indifférentisme, surtout placarder en ce dernier jour de l’année 2014 vos ressentiments et pour certains cette haine maligne qui tue lentement mais sûrement la paix en vous, pourtant si vitale chez tout être humain. N’ayez pas peur surtout si vous êtes athée. Rien ne saurait vous blesser non ? J'ai ajouté une vidéo à la fin qui porte sur l'apprentissage d'un jeune enfant musulman à décapiter et à voir couler le sang. Devenant vieux et habitué à voir couler le sang sa sensibilité aura déjà été détournée du bien. Le ''tu ne tueras point'' n'existera plus pour lui et certains décapiteront un koufar '' mécréant'' (chrétien, juif, alaouite...) dès l'âge de 12 ans. Un dieu sanguinaire assoiffé de sang tout comme les satanistes. Surtout pas d'amalgame.

 

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                            Ici un mécréant que des jeunes s'apprêtent à égorger

Charles Éd. Durand


             

Extrait du commentaire de Garbo paru dans l'Observatoire de la christianophobie que j'ai adapté en privilégiant la synthèse tellement son texte est long.

© Rosaly pour Dreuz.info.

Le viol
Dans le monde musulman, le viol est considéré comme une arme de domination sur les chrétiens. Les viols sont légitimés selon des musulmans, puisqu’ils ont le droit de disposer à leur gré des chrétiens. Ils savent qu’ils ne seront jamais punis

Au Pakistan
Les médias occidentaux feignent d’ignorer – le sort des enfants chrétiens et hindous qui sont victimes de viols et de meurtres
. C’est le triste constat que dresse dans Right Side News Raymond Ibrahim, chercheur associé au Forum du Moyen-Orient, dans un article intitulé « Le viol et le meurtre d’enfants chrétiens au Pakistan »

Au Pakistan et ailleurs comme au Nigéria, les pays du Golf, le Soudan et là où sévit l’EIIL etc. On assiste à un accroissement de viols, d’esclavagisme, de meurtres chez les filles et même les garçons. Qui en sont les victimes ? Les chrétiens avant tout et autres minorités.

Muqadas Kainat âgée de 12 ans a été violée par cinq hommes dans un champ près de chez elle selon le médecin légiste. Après avoir abusé d’elle, ses agresseurs musulmans ont étranglé la fillette de 12 ans. C’est le père qui a découvert le corps de sa malheureuse enfant. Si une enquête a été ouverte, les coupables n’ont toujours pas été appréhendés.

Samuel Yaqoob, un garçon de 11 ans qui se rendait au marché de Faisalabad pour acheter de la nourriture a disparu. Son corps a été retrouvé torturé et criblé de 23 coups portés avec une lame acérée, et le médecin légiste a estimé que l’enfant avait été sodomisé.

D’autres cas de viols suivis du meurtre des petites victimes existent.

«Le viol en pays musulman est une arme de domination sur les jeunes filles non musulmanes, notamment les chrétiennes. C’est une forme de violence qui vise à affirmer la soumission des infidèles aux musulmans. La société musulmane n’est pas indignée par ces actes atroces, car les victimes sont majoritairement issues des minorités religieuses. Les violeurs sont rarement punis. » Sardar Mushtaq Gill, avocat pakistanais.

Les victimes de viols qui survivent sont confrontées à de terribles difficultés, elles ne reçoivent ni traitement médical adéquat, ni d’aide psychologique.

La décapitation des infidèles
« Et ton Seigneur révéla aux Anges : “Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants [les non-musulmans]. Donc, frappez-les au-dessus des cous [décapitez-les] et frappez-les sur tous les bouts des doigts [amputations]. Cela, parce qu’ils ont désobéi à Allah et à Son messager.” » (Sourate 8,12-13)

 

« Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru [les non-musulmans], frappez-en les cous [décapitez-les]. » (Sourate 47,4)

Après le viol, justifié par le coran, la décapitation des chrétiens par les musulmans est devenue une activité récréative.  

Il est donc légitime, pour le Coran, de décapiter tout non-musulman.

Au mois d’août dernier, les militants de l’État islamique ont décapité un chrétien après l’avoir forcé à réciter la « chahada », la profession de foi islamique : « Il n’y a pas d’autre dieu hormis Allah et Mahomet est son messager. »

L’histoire est rapportée dans le Christian Post. Dans la vidéo, on peut voir ce pauvre chrétien sans défense, entouré d’hommes armés, portant des masques, réciter la chahada. Un leader du groupe déclara ensuite : « Personne ne va l’abattre maintenant, vous entendez ? Il ne sera pas abattu par balle, car ce serait de la compassion. Il sera décapité, car c’est un kouffar, un  allié du gouvernement, et il n’a pas prié. Tous les gens comme lui seront décapités.» Ainsi fut fait et tous ces fidèles islamistes crièrent « Allahu Akbar… il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah ». Allah, le dieu si miséricordieux, qui exige des sacrifices humains pour apaiser son courroux.

Une Britannique de souche, convertie à l’islam, se trouvant dans les territoires sous contrôle de l’ISIS, a récemment menacé de décapiter les chrétiens avec un couteau.

Selon le Daily Mail, Umm Hussain al-Britani son nouveau nom, née Sally Jones, de Chatam, était membre d’un groupe de rock féminin et mère célibataire de deux enfants. Elle envoya ce message aujourd’hui disparu des sites, déclarant :

« Vous chrétiens, méritez tous d’être décapités avec un beau couteau à lame fine et vos corps sans tête seront étalés dans les rues de Raqqa… Venez ici, je vais vous décapiter»

Force est de constater que la conversion à l’islam, cette belle, grande et noble «religion» d’amour, de tolérance et de paix, transforme souvent le nouvel adepte en un fou furieux sanguinaire.

 

Par contre, le musulman, qui embrasse le christianisme, devient un homme nouveau, libéré de son carcan idéologique liberticide, suprématiste, et mortifère. Il découvre la vraie liberté et l’amour de tous ses frères humains. Il voit le Christ comme un frère qui aime et il connaît enfin la joie.

Source : Raping and Beheading the Faithful -Muslim Persecution of Christians, August 2014 Raymond Ibrahim (extraits)

Photos : Moh-Christophe Bilek; deux jeunes islamistes qui égorgent un mécréant.

tags: Pakistan, Viol, décapitation, Nigeria, Pays du Golfe, Soudan, l'EIIL, Saly Jones, Britannique, conversion, Moh-Christophe Bilek, l'Observatoire de la Christianophobie, Église catholique, répandre l'Évangile, athée.

ADDENDA :Vidéo prise dans une école maternelle où s'introduit l'art d'égorger à de jeunes enfants sous le sourire entendu de mères ou d'éducatrices voilées. On leur apprend jeune à décapiter.


             
                           

04/12/2014

Sondage caché stupéfiant dans « Valeurs Actuelles »

                             L’agonie de la République

                                                         

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          La Classe politique déboulonnée. Qui l’eut cru ?

Or si vous ignoriez la totalité de ce sondage, c’est que les médias de France, subventionnés par l’État providence, sont à la remorque d’un régime dont les gènes sont par essence totalisant et infantilisant dont la finalité est de tuer l'âme et l'histoire du peuple de France. Ce sondage ne fut publié qu’expurgée d’informations que la République ne pouvait accepter. Je ne vous en donne que quelques extraits.

Charles Éd. Durand

C’est un véritable bouleversement d’opinion chez les Français. On comprend pourquoi le gouvernement et la Presse musellent cette information.

 

La publication des résultats de l’enquête annuelle publiée chaque année dans le Monde, menée par l’institut Opinionway et le Centre de Recherche Politique de Sciences Po, intitulé "Baromètre de la confiance politique".

C’est la 5e édition mais, pour la première fois cette année, le 13 janvier, la presse n’en a dévoilé que 41 pages sur 84.

Pourquoi manquaient-ils 43 pages du sondage ? Valeurs Actuelles s’est procuré les résultats de l’enquête, qu’elle publie dans son n° 4026.

baiser la France 1.jpg

Les résultats sont stupéfiants, un séisme politique. 

1.      75% des Français ne font plus confiance à l’État, ni à la république.

2.     88% rejettent catégoriquement les partis politiques.

3.     87% jugent que Hollande n’a pas l’étoffe d’un président, ça c’est moins étonnant.

4.     61% sont prêts à manifester, alors qu’ils n’étaient que 30% en 2010 !!

 

5.     71% ne font pas confiance aux syndicats.

Stupeur :

 

50% ne croient plus à la démocratie et souhaitent avoir à la tête du pays "un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections".

Traduction en clair : un roi ou un dictateur, ou du moins un pouvoir personnel fort ? 12% souhaitent même que l’armée dirige le pays !

 

C’est du jamais vu depuis 200 ans et ça montre la crise où ces gouvernements d’énarques coupés des réalités du pays, et d’hommes politiques profiteurs de droite ou de gauche ont plongé le pays.

Enfin la FRANCE réagit .

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ADDENDA de l'ami Max L

 

«Et surtout, les Français sont écœurés par les journalistes friqués et (au moins intellectuellement) malhonnêtes qui se payent le luxe d'être les donneurs de leçons tartuffesques du "politiquement, historiquement, idéologiquement, anti-religieusement correct". Ils ne les écoutent plus et les méprisent -à juste titre-, d'autant plus qu'ils fricotent avec l'oligarchie politique qu'ils fréquentent, avec laquelle ils "baisent", éructent, bavent, ce magma fétide se croyant représentatif du pays...»

Ça redonne le moral et l'espoir (Valeurs Actuelles n° 4026, page 19).

 

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Il est regrettable que les médias ne diffusent pas ce genre d'information, cela prouve bien qu'ils ou qu'elles (journalistes) sont à la botte du pouvoir et se constituent héritiers fidèles et dociles comme l'étaient ceux de La Pravda au temps de l'URSS. 

Source : Valeurs Actuelles # 4026 page 19

http://www.valeursactuelles.com/

tags: Sondage, Valeurs Actuelles, République, Roi, les oligarques de l'ÉNAP, ras-le-bol, État providence, Le Monde, La Pravda, Marc L, Français.

 

Photos: L'agonie de la République, Revue Valeurs Actuelles, comment baiser la France, Louis XX, la Pravda. 

10/09/2014

L'intégrale de l' INTERVIEW de Vladimir Poutine non censuré par TF1 (I)

 

 

Vladimir Poutine interview du 4 juins 2014 TF1.png

Interview intégrale de Vladimir Poutine sur Europe 1 et TF1 donnée le 4 juin 2014. La chaîne l’a censurée en le coupant d’informations importantes qui auraient respecté l'intelligence des téléspectateurs sur toute la question de l’Ukraine et la politique intérieure et extérieure de la Russie et quels en sont les grands axes. Existent-ils des ambitions de conquête concernant la Russie ? La gauche qui a la main haute sur les Médias, habile manœuvrière, aura tout fait pour discréditer et  diaboliser le Président de la Russie. Sur une durée totale de 41 minutes qu'elle s'était engagée à respecter, elle n’en aura gardé que 24 minutes. Vous remarquerez que l’un des intervieweurs le journaliste et éditorialiste Jean-Pierre Elkabbach est parfois agressif et interrompt à quelques reprises son collègue et sait être incisif envers le Président Poutine, mais cela est du pur Elkabbach.  Cet homme est habitué aux dépassements et forte geule, on peut le classer dans la catégorie des espiègles. Cependant on sent chez lui une admiration envers Poutine. En effet, ce président s’appuie sur la force des principes et n’utilise pas un langage aseptisé il dit la vérité. Le journaliste reconnaît en Poutine un grand chef d’État qui est transcendé par la fonction. Le journaliste se rend compte qu’il a un amour profond de sa patrie et de son peuple. En cela il est un grand. Obama, homme de peu d’envergure n’a pas d’autres ambitions,  pour le Canada et pour l’Europe que d’agrandir l’OTAN vers l’Est, dont l’Ukraine, en se servant d’eux, dont il se fout, pour étouffer la Russie, et conséquemment affaiblir et miner l’économie canadienne et a son plan pour l’Union Européenne qu'il veut placer sous le dôme américain. L’empire agonisant entend poursuivre des acquisitions d’entreprises ou proposer des Joints ventures (coentreprises où l’américaine détient la majorité des actions) ce qui permettra aux Industries américaines de gérer l’échéancier de la production, puisque le management relèvera de facto de la Maison Mère sise aux États-Unis. Bref, affaiblir l’Union Européenne. Les sanctions ordonnées par Obama contre la Russie affectent l’économie des nations européennes et celle du Canada et encore plus celle des États-Unis d’Amérique. En Espagne seulement les récoltes en Valencia pourrissent dans les champs. Qui en souffre ? Les petites entreprises agricoles,  çà et là les PME, comme Olymel au Québec qui doivent congédier une partie de leur personnel. Bref, Obama fait tout pour que l’économie des pays ne se relève pas de la crise économique. On se tire dans les pieds. Du grand Obama.

Voici donc l’intégrale de l’interview sans censure grâce au Kremlin qui l’a diffusée dans sa totalité. J’y joins le verbatim complet de l’interview, en français et en anglais. Il y a aussi une version espagnole j’en donnerai le lien.

 

Charles Éd. Durand

Interview de Poutine journalistes.png

 

                 Gilles Bouleau et Jean-Pierre Elkabbach

         http://rutube.ru/video/d14d048a39a24de90240a61adcc97d2d/ 

Le verbatim de l'entrevue de Vladimir poutine accordé le 4 juin 2014 provient du site : 

http://www.les-crises.fr/interview-poutine-scandale-des-c... 

Question (Bouleau) – Bonsoir, M. le président. Merci beaucoup d’accueillir Europe 1 et TF1 dans cette résidence, dans votre résidence de Sotchi pour cet entretien exceptionnel. Jeudi soir, vous serez reçu à l’Élysée par le président François Hollande et le lendemain, le 6 juin, vous participerez aux commémorations du Débarquement. Ce sera la première fois pour vous que vous irez sur les plages de Normandie. Mais c’est aussi la première fois qu’un président russe participera et sera invité à ces cérémonies. Qu’est-ce que cela vous fait en tant que citoyen russe d’être invité à cette commémoration exceptionnelle ?  

Vladimir Poutine – C’est un événement important pour l’Europe et le monde entier. Nous allons rendre hommage à ceux qui ont empêché les nazis de réduire l’Europe en esclavage. Je pense que la participation de la Russie à cette commémoration est chargée de symboles. Je veux dire par là que la Russie et les autres pays de la coalition antihitlérienne, y compris la France, étaient alliés dans cette lutte pour la liberté. La participation de notre pays a été très importante, voire décisive pour vaincre le fascisme.

Mais nous n’oublierons jamais non plus les combattants français de la Résistance, notamment ces soldats français qui sont venus combattre à nos côtés sur le front de l’Est, le front germano-soviétique. Et il me semble que c’est quelque chose qui doit nous rappeler notre passé et, en même temps, nous servir à construire nos relations d’aujourd’hui et de demain.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Justement, vous avez, avec la Russie, votre place sur les plages de la Normandie. Jusqu’à l’âge de quarante ans, vous viviez en Union soviétique. Vous avez vu son effondrement. Et vous participez, vous, activement à la renaissance de la Russie. Qu’est-ce que vous voulez ? Qu’est-ce que vous cherchez ? Votre stratégie est-elle une stratégie de dialogue ou d’expansionnisme et de conquête ? 

Vladimir Poutine – Non, bien sûr. Je suis persuadé que dans le monde contemporain une politique basée sur l’expansionnisme et les conquêtes n’a aucun avenir. Il est évident que la Russie, dans le monde d’aujourd’hui et de demain, peut être et doit être partenaire de ses alliés historiques dans le sens large du terme. C’est cela que nous voulons et nous allons continuer d’œuvrer en ce sens. C’est la seule manière dont nous pouvons concevoir nos relations avec nos voisins et tous les autres pays. 

Question (Elkabbach) – Mais vous voulez être l’avocat de la nation russe ou le symbole d’un nationalisme russe, d’un empire russe ? On se sait ce que vous avez dit quand l’Union soviétique s’est écroulée : « L’éclatement de l’empire soviétique a été la pire catastrophe géopolitique du XXe siècle. » Cela a été beaucoup interprété. Et vous avez dit : « Celui qui ne regrette pas l’Union soviétique n’a pas de cœur et celui qui veut la reconstituer n’a pas de tête. » Or, vous avez une tête. Qu’est-ce que vous proposez : le nationalisme russe ou un empire russe sur les frontières d’avant ?  

 

Vladimir Poutine – Nous n’envisageons ni de soutenir le nationalisme russe ni de reconstituer un empire. Quand je disais que la disparition de l’URSS était une des plus grandes catastrophes du XXesiècle, je parlais d’une catastrophe humanitaire avant tout. Je voulais dire qu’en URSS existait une population qui – quelle que soit son origine ethnique – vivait dans un pays uni. Par contre, après sa dissolution, 25 millions de Russes se sont soudain retrouvés dans des pays étrangers. Et cela a été une vraie catastrophe humanitaire. Ni politique, ni idéologique, mais un problème d’ordre humanitaire. Des familles ont été séparées, beaucoup de gens ont perdu leur emploi et se sont retrouvés sans ressource, sans moyen de communiquer. C’est là qu’était le problème.  

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) – Et à l’avenir ? Voulez-vous reconstituer l’empire dans ses anciennes frontières ou voulez-vous continuer à développer votre pays à l’intérieur de ses propres frontières ?  

Vladimir Poutine – Nous souhaitons développer notre pays à l’intérieur de ses frontières, bien sûr. Mais – et ceci est très important – comme d’autres pays dans le monde, nous voulons utiliser des moyens modernes pour devenir plus compétitifs, notamment grâce à l’intégration économique. C’est ce que nous faisons dans l’espace de l’ex-URSS dans le cadre de l’Union douanière et de l’Union eurasiatique. 

Question (Bouleau) – Président Poutine, alors que nous discutons ici un pays voisin qui n’est pas très lointain, l’Ukraine, est en état de guerre. Il n’y a pas d’autre mot. Les pro-russes affrontent ceux qui veulent garder les frontières actuelles de l’Ukraine. Qui va les arrêter et voulez-vous arrêter cette guerre ? 

Vladimir Poutine – Vous savez, personnellement, je ne parlerais pas de ces gens-là comme des pro-russes ou des pro-ukrainiens. Il y a des personnes qui ont des droits, politiques, humanitaires et ils ont besoin de pouvoir en jouir.   

Par exemple, en Ukraine, jusqu’à aujourd’hui les gouverneurs de toutes les régions sont encore nommés par le pouvoir central. Or, après le coup d’État inconstitutionnel qui a eu lieu à Kiev en février de cette année, la première chose que le nouveau pouvoir a tenté de faire était de supprimer le droit des minorités d’utiliser leur langue maternelle. Cela a provoqué une grande inquiétude chez une grande partie de la population en Ukraine orientale. 

Question (Elkabbach) –  Et cela vous ne l’avez pas accepté. Mais est-ce que vous dites, président Poutine, que nous sommes rentrés dans une nouvelle phase de la guerre froide, même glaciale entre l’Est et l’Ouest ? 

Vladimir Poutine – Premièrement, j’espère qu’il n’y aura pas une nouvelle phase d’une guerre froide. Deuxièmement, et j’insiste là-dessus, les gens, où qu’ils vivent, ont des droits et doivent avoir la possibilité de les défendre. Voilà ce qui est en jeu. 

[Passage coupé]

Question (Elkabbach) – Y a-t-il un risque de guerre ? Maintenant, alors que des chars font route depuis Kiev, de nombreuses personnes en France se posent cette question : « Avez-vous été tenté d’envoyer des troupes à l’Est de l’Ukraine ? » 

Vladimir Poutine – Il s’agit d’un entretien ce qui suppose des questions courtes et des réponses courtes. Mais si vous êtes patient et me donnez une minute, je vais vous dire comment nous voyons les choses. Voici notre position. Qu’est-ce qui s’est réellement passé là-bas ? Il existait un conflit et ce conflit est survenu parce que l’ancien président ukrainien a refusé de signer un accord d’association avec l’UE. La Russie a une certaine position sur cette question. Nous avons estimé qu’il était en effet déraisonnable de signer cet accord, car il aurait eu un grave impact sur l’économie, y compris l’économie russe. Nous avons 390 accords économiques avec l’Ukraine et l’Ukraine est un membre de la zone de libre-échange au sein de la CEI. Et nous ne serions pas en mesure de poursuivre cette relation économique avec l’Ukraine en tant que membre de la zone de libre-échange européenne.

Nous en avons discuté avec nos partenaires européens. Au lieu de poursuivre avec nous ce débat par des voies légitimes et diplomatiques, nos amis européens et américains ont soutenu une prise du pouvoir armée et anticonstitutionnelle. Voilà ce qui s’est passé. Nous n’avons pas provoqué cette crise. Nous aurions voulu que les choses se passent autrement, mais après le coup d’État anticonstitutionnel – avouons-le, après tout…

Question (Elkabbach coupant Poutine) –  Mais on voit tant de tensions dans la vie politique. Pourtant, malgré cela, vous serez en Normandie pour parler de paix alors que Barack Obama continue d’exhorter l’Europe à s’armer.

 

Vladimir Poutine – Eh bien, il faut continuer de parler de paix, mais il faut comprendre les causes et la nature de cette crise. Le fait est que personne ne devrait être porté au pouvoir par un coup d’État anticonstitutionnel armé, plus particulièrement dans l’espace post-soviétique, où les institutions gouvernementales n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Quand cela s’est produit, certaines personnes ont accueilli avec joie ce régime tandis que d’autres, disons, dans l’Est et le Sud de l’Ukraine ne veulent tout simplement pas l’accepter. Il est essentiel de parler avec ces gens qui n’ont pas accepté cette prise de pouvoir au lieu de leur envoyer des chars, comme vous le dites vous-même, au lieu de tirer à partir d’avions des missiles sur des civils et de bombarder des cibles non militaires. 

 Question (Bouleau) –  Les États-Unis affirment détenir la preuve que, vous, la Russie, intervenez en Ukraine en laissant des combattants franchir la frontière et même en fournissant des armes à ce que les États-Unis appellent des sécessionnistes. Ils disent avoir des preuves. Vous croyez à ces preuves ?  

Vladimir Poutine – Preuves ? S’ils ont des preuves, ils n’ont qu’à les présenter. Nous avons vu, et tout le monde a vu, le secrétaire d’État des États-Unis agiter en 2003 au Conseil de sécurité de l’ONU les preuves de détention d’armes de destruction massive en Irak. Ils avaient montré une éprouvette avec une substance inconnue qui était peut-être n’importe quelle poudre…. Finalement, les troupes américaines ont envahi l’Irak, ils ont fait pendre Saddam Hussein, suite à quoi nous avons appris qu’il n’y avait pas, qu’il n’y avait jamais eu en Irak d’armes de destruction massive. Il y a donc une grande différence entre faire des déclarations et avoir des preuves réelles. Je vous le répète : il n’y a pas de militaires russes en Ukraine. 

Question (Elkabbach coupant Bouleau et Poutine) – Vous voulez dire que, là, ils sont en train de mentir les Américains ? 

Vladimir Poutine –  Ils mentent. Il n’y a pas de militaires, aucun instructeur russe dans le sud-est de l’Ukraine. Il n’y en a pas eu et il n’y en a pas. 

Question (Elkabbach) – Vous n’avez pas envie d’annexer l’Ukraine ? Et vous n’avez jamais tenté de déstabiliser l’Ukraine ?

Vladimir Poutine – Non. Nous ne l’avons jamais fait et ne le faisons pas maintenant. Et le pouvoir qui est aujourd‘hui en place en Ukraine devrait établir le dialogue avec sa propre population. Et pas à l’aide d’armes, de chars, d’avions et d’hélicoptères, mais en lançant des négociations. 

 

[Passage coupé]

Question (Bouleau) — Le nouveau président ukrainien a été élu le 25 mai par un vote démocratique. Considérez-vous M. Porochenko comme un président légitime ?

Vladimir Poutine — Je vous ai déjà dit et le répète : nous respecterons le choix du peuple ukrainien et nous coopérerons avec les autorités ukrainiennes. 

Question (Bouleau) – En d’autres termes, si vous le rencontrez le 6 juin sur les plages de Normandie, et si le président Hollande contribue à rendre possible cette rencontre, vous lui serrerez la main ? Lui parlerez-vous ?  

Vladimir Poutine – Vous savez, je n’ai pas l’intention d’éviter quiconque. Le président Hollande m’a gentiment invité à participer à cette commémoration en tant que représentant de la Russie, même si l’événement commémoré fut tragique. C’est avec joie que j’ai accepté son invitation et je suis reconnaissant au Président de m’avoir invité. Il y aura d’autres invités, et je n’en éviterai aucun. Je suis prêt à parler avec chacun d’eux. 

Question (Elkabbach) – Mais allez-vous rencontrer M. Porochenko ? Vous avez dit que vous ne travailleriez avec lui qu’à la condition qu’il ne soumette pas totalement à l’influence américaine.  

 

Vladimir Poutine — Je n’ai pas dit qu’il ne doit pas céder à l’influence américaine. Il est libre d’accepter l’influence qu’il désire. Les Ukrainiens l’ont élu et il est libre d’adopter une politique qui lui est propre. S’il choisit d’accepter la forte influence d’un pays tiers, libre à lui. Mais je ne le ferais pas…

SUITE À VENIR

LE 11 SEPTEMBRE

tags: Interview, Europe 1,  TF1 censure, Gilles Bouleau, Jean-Pierre Elkabbach, vidéo, Obama, Russie, Union-Européenne, Canada, OTAN, NATO, Crise économique, petites entreprises, PME, Olymel.

Photos : prise d'écran

Début de la 3ème guerre mondiale

We shall never forget

09/11/2001

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