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30/08/2015

L'ÉIIL expédie des foules pour ruiner l'occident et provoquer des désordres irréversibles.

Le drame des "migrants" est désolant, épouvantable, inouï depuis des lustres en Europe. L'actualité en dresse chaque jour le catalogue funèbre.

             

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Le traitement de ce drame relève, bien sûr, pour une part et dans son ordre propre, de la charité, située, comme dirait Pascal, à une distance "infiniment plus infinie" que celle qui sépare "l'ordre des esprits (rationnels)" de "l'ordre des puissances" (pouvoir temporel). La charité, caritas ( agapè greffée sur l'amour trinitaire ) Mais il faut, sans confusion, clairement établir et évaluer les responsabilités. Elles incombent principalement aux "passeurs" sans scrupules, aux trafiquants coupables de négocier des "livres de chair humainedans des contrées où l'esclavage est désormais considéré comme "halâl"

La responsabilité ne pèse pas sur la conscience des Européens sédentaires que certains de nos "bons" évêques [C Éd.D: jovialistes] (je ne remonterai pas plus haut, révérence gardée) voudraient systématiquement culpabiliser s'ils froncent le sourcil et manifestent la moindre réticence à l'ouverture intégrale des frontièresElle pèse en revanche, évidemment, sur certains chefs d'état inconséquents 

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comme Sarkozy (et sa blanche et précieuse colombe  B.H.L.), qui ont, par exemple fragilisé la Lybie pour satisfaire la conscience en bandoulière des "humanistes" (j'ironise naturellement),devenus les "idiots utiles" de l'Etat Islamique. On se garde maintenant de rappeler que l'un des objectifs explicitement assumés de l'Etat Islamique est d'expédier machiavéliquement des foules innombrables de malheureux pour ruiner un Occident déjà ennemi de lui-même, bourreau de lui-même, et provoquer ainsi des désordres irréversibles. Ce fut dit et répété. On imagine le hideux sourire et le ricanement de Méphisto devant ce que le philosophe Pascal Bruckner dans un essai lucide intitulait "les sanglots de l'homme blanc", les sanglots de celui qui se juge par principe et intrinsèquement méchant. Dévoiement et confusion des "prières universelles" pendant les messes dominicales quiau lieu d'être dirigées vers les victimes des passeurs et du califat cruel qui s'est mis en place à la faveur du trop fameux "printemps arabe''et à l'intention de la sagesse des dirigeants qui ont pour mission première de veiller au Bien communvont dans le sens et l'intérêt de nos pires ennemis. 

Max Scheler.jpgMax Scheler, philosophe auquel saint Jean-Paul II a consacré sa thèse, brocardait la perversion de la charité lorsqu'elle devient "amour du lointain" plutôt que du prochain.  Après tout, que je sache, les jardins du Vatican n'ont pas été ouverts à la foule des immigrants et les "bons" chrétiens dits progressisteslégitimes propriétaires n'abandonnent pas systématiquement leurs biens gratuitement au logement des migrants, se contentant de prier... de façon comminatoire les responsables politiques de laisser rentrer tout le monde  au mépris du Bien communalors qu'ils préservent le bien de leur famille, leur patrimoine privé. 

       

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Après Pie XII, saint Jean-Paul II et Benoît XVI notamment, ont insisté sur le souci "pastoral" que les responsables politiques doivent avoir de leur troupeau. Ce qui est curieux, ce n'est pas là le moindre de leurs paradoxes , c'est que les chrétiens "progressistess'en prennent constamment à ce qu'ils appellent le "meaculpisme" qu'ils "ringardisent" et tendent à tout déculpabiliser au nom de sciences humaines abusivement prises comme paroles d'évangile sans aucune distance critique (psychanalyse, sociologie...), excepté dans des domaines où aucune faute n'est commise. C'est dingue.  

Max L,

Merci pour votre contribution à ce blogue. Vous avez une réflexion qui cerne la réalité sur le drame des migrants et des peuples d'Europe et sur la vacuité de trop de politiques sur les conséquences de cette invasion conquérante.

Charles Éd.

Photos: : Lampedusa, Getty image (AFP), Biographias y Vidas.

Tags: migrants, Blaise Pascal, charité, passeurs, trafiquants, esclavagistes, halâl, évêques, frontières, jovialistes, Nicolas Sarkozy, Bernard-Henri Lévy, idiots utiles, État Islamique, désordres irréversibles, Pascal Bruckner, Max Scheler, amour dévoyé, bien commun, Pie XII, saint Jean-Paul II, Benoît XVI, souci pastoral, responsables politiques, troupeau.

04/11/2014

Raymond Gravel, prêtre et grand humaniste du catholicisme au protestantisme.

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Texte de M. Paul-André Deschesnes, théologien, sur le prêtre adulé des progressistes, des athées et de la gauche au Québec. M. Raymond Gravel était incardiné dans le diocèse de Joliette et était un ami personnel de l'Évêque du lieu. Il est décédé le 11 août 2014. N.B.: Ce jour nous célèbrons la Saint Charles (Boromée).

Charles Ed.

Au Québec, cet événement a pris l'allure d'un véritable tremblement de terre. La télévision a interrompu sa programmation régulière pour annoncer la terrible nouvelle et diffuser ensuite des émissions spéciales durant une semaine. Les drapeaux ont été mis en berne pendant que les hommages fusaient de toutes parts.

Le 15 août 2014, de grandioses funérailles religieuses ont été célébrées par l'évêque du diocèse de Joliette,  un ami personnel du défunt prêtre. Remplie au maximum de sa capacité par de nombreux prêtres et laïcs, par une importante brochette d'hommes et de femmes du monde politique, médiatique et artistique, la cathédrale de Joliette a vécu un moment historique. On a même dû installer à l'extérieur des écrans géants. Du jamais vu !

Mais pourquoi ce prêtre, théologien, spécialiste des Écritures saintes, conférencier, aumônier, politicien, animateur spirituel, chroniqueur dans plusieurs journaux, prédicateur de retraites, invité spécial dans de nombreuses paroisses du Québec et vedette de la télévision depuis plusieurs années, a-t-il suscité un tel tsunami de popularité ?

 

                         RAYMOND GRAVEL, L'HUMANISTE

 

L'abbé Gravel a été un homme d'une bonté immense, simple, humble, compatissant, toujours prêt à rendre service, défendant le faible et l'opprimé, accompagnant les mourants, se rangeant toujours du côté des pauvres, des démunis et des exclus de notre société. Il était un champion des droits individuels, de la justice sociale, de la liberté de conscience, de la compassion, de la tolérance, du progressisme, du modernisme et de l'ouverture. Il détestait au plus haut point la loi et l'ordre, le dogmatisme, la morale culpabilisante, les carcans et les obligations. Il s'autoproclamait très délinquant. Il a toujours refusé de juger quoi que ce soit ; même dans  les pires scénarios comme l'affaire Turcotte, ce cardiologue qui avait tué ses deux enfants, Raymond Gravel était là pour prendre la défense de cet assassin pendant que la population criait vengeance.

Mais, pourquoi ce simple curé de paroisse était-il devenu en l'espace de deux décennies une des figures les plus connues du Québec, extrêmement populaire, aimée et adulée partout ? Pourquoi tous les médias se l'arrachaient-ils ?  Pourquoi les réseaux de télévisions, les journaux et les magazines lui déroulaient-ils le tapis rouge ?

Nous connaissons tous de nombreux prêtres au Québec qui sont de grands humanistes profondément engagés dans notre société, qui vivent sur le terrain les mêmes valeurs sociales que celles vécues et promues par l'abbé Gravel. Mais pourquoi ces curés restent-ils dans l'ombre? Pourquoi les médias ignorent-ils ces grands humanistes? Pourquoi ne les voit-on jamais à la télévision?

 

               RAYMOND GRAVEL, LE THÉOLOGIEN REBELLE.

 

Dans un entretien téléphonique d'une heure avec l'abbé Gravel, il y a quelques années, celui-ci m'a informé qu'il s'était donné pour MISSION de changer en profondeur l'Église catholique romaine. "Je veux, a-t-il dit, brasser la cage et faire évoluer le Vatican tout en restant à l'intérieur de l'Église, en dénonçant sur la place publique toutes les énormités véhiculées par cette institution moribonde et moyenâgeuse et en exigeant les réformes qui s'imposent ." (Fin de la citation) L'immense popularité de Raymond Gravel se situe à ce niveau. Il était devenu le porte-parole officiel d'une partie des prêtres, évêques, théologiens et laïcs québécois qui ne supportent plus le Magistère et la saine doctrine enseignée par les derniers Papes (Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI).

Tout le Québec  l'applaudissait : enfin, voilà un prêtre à la mode du temps présent qui n'a pas froid aux yeux et n'a pas peur de tout remettre en question en nous présentant une théologie jovialiste qui contredit l'enseignement officiel de l'Église. Voilà pourquoi l'abbé Gravel est devenu en peu de temps aussi populaire auprès des croyants, des pratiquants, des agnostiques et même des militants athées. Voilà pourquoi les médias le présentaient comme un héros qui osait affronter Rome et dicter au Pape la marche à suivre.

L'abbé Raymond Gravel enseignait souvent en toute impunité des hérésies et de fausses doctrines. Il remettait en question certains dogmes (Infaillibilité du Pape, Immaculée Conception, Virginité de Marie, Chasteté de Joseph, Assomption, Ascension du Christ, Conception virginale de Jésus par l'opération du St-Esprit, etc.). Il considérait qu'une très importante partie de la Bible est constituée de mythes, légendes et histoires peu crédibles. Il avait une conception un peu biaisée et tordue de la Présence réelle du Christ dans l'eucharistie et du péché originel. Il enseignait que l'homosexualité doit être considérée sur le même pied d'égalité que l'hétérosexualité. L'abbé Gravel présidait la messe un dimanche par mois dans une église catholique en plein cœur du Village gai à Montréal. Il n'avait pas peur de faire partie du défilé annuel de la fierté gaie dans la Métropole. Il voulait être le premier prêtre au Québec à célébrer un mariage gai reconnu officiellement par l'Église catholique. Raymond Gravel défendait le divorce, la contraception, le libre choix des femmes d'avorter, le concubinage  et l'euthanasie. (Quelques semaines avant sa mort, il déclarait à l'animateur de l'émission religieuse «Second Regard» à Radio-Canada "qu'il appuyait la loi légalisant l'euthanasie au Québec votée au printemps dernier, car la souffrance n'a AUCUN sens et Dieu ne veut surtout pas ça"). Il faisait la promotion du mariage des prêtres et du sacerdoce pour les femmes. Pour lui tout le monde ira directement au ciel et il n'y aura ni jugement particulier, ni jugement général, car Dieu ne juge jamais. Il remettait également en question l'existence du purgatoire et de l'enfer.

Dans le journal «Le Devoir» du 12 août 2014, on parlait de Raymond Gravel comme «d'un homme de foi iconoclaste et peu orthodoxe qui a su moderniser les messages bibliques avec son franc-parler et adapter ces textes archaïques aux nouvelles réalités contemporaines».

 

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Dans le journal «Le Nouvelliste» du 14 août 2014, un populaire prédicateur, l'abbé Gérard Marier, résumait sa pensée en parlant de la théologie de Raymond Gravel : "il a été une véritable SENTINELLE, car il n'avait pas peur de poser les vraies questions à une Église dont le discours est souvent d'un autre âge".

La théologie de Raymond Gravel qui voulait tout revoir et corriger ne tient absolument pas la route au niveau de la morale, des dogmes et de la doctrine. Toutes ses interprétations scripturaires dites très audacieuses pour plaire au monde moderne ne sont pas catholiques, mais font bien l'affaire de nombreux prêtres modernistes et d'une majorité de catholiques pratiquants qui ont été fortement contaminés par cette théologie très jovialiste qui enchante le bon peuple et qui sème le doute et la confusion.

Dans le «Journal de Montréal» du 16 août 2014, la co-chef et députée de Québec-Solidaire, un parti séparatiste d'extrême gauche d'allégeance marxiste-léniniste, Mme Françoise David, déclarait : "L'abbé Gravel, c'est quelqu'un qui se tenait debout devant l'Église catholique, une institution archaïque sur beaucoup de questions. Il y restait et courageusement, il voulait la transformer". Aux élections provinciales d'avril 2014, l'abbé Gravel a avoué publiquement avoir voté pour Québec-Solidaire.

L'abbé Gravel ne voulait pas entendre parler du nouveau Catéchisme de l'Église Catholique publié en 1992 sous Jean-Paul II. Sa théologie et son enseignement occultaient également les commandements de  Dieu et de l'Église, les péchés capitaux, la discipline ecclésiastique, les directives de Rome, les encycliques et les documents pontificaux.

Il revendiquait constamment une très grande autonomie pour les Églises locales au niveau de la liturgie, de la morale, de la discipline ecclésiastique et même de la doctrine, tout en remettant en question l'autorité du Magistère romain.

Le maître à penser de l'abbé Gravel était le théologien rebelle mondialement connu Hans Küng, toujours prêtre catholique, qui n'a plus le droit d'enseigner au nom de l'Église depuis la fin des années 1970. Les idées qui étaient véhiculées par l'abbé Gravel sont les mêmes que  celles enseignées et popularisées par les Lumières, les rationalistes protestants comme Bultmann et les modernistes français comme Loisy et Renan. La théologie de l'abbé Gravel est beaucoup plus protestante que catholique.

 

               RAYMOND GRAVEL, LA VEDETTE MÉDIATIQUE

 

Tous nos médias et plusieurs paroisses du Québec ont donné à ce prêtre rebelle de très larges espaces d'expression pour qu'il répande à profusion sa théologie dite d'avant garde. On le présentait comme un prêtre prophétique, un révolutionnaire et un libre penseur. Dans le journal «La Presse» du 12 août 2014, le populaire chroniqueur athée Patrick Lagacé saluait l'abbé Gravel comme «Le seul soldat de l'Église québécoise capable de remettre en question PUBLIQUEMENT le dogme hyper conservateur édicté par la hiérarchie ultraconservatrice de Rome» (sic). Le chroniqueur de «La Presse» nous informait également qu'il avait reçu des courriels de l'abbé Gravel où celui-ci ne se gênait pas pour parler des obscurantistes du Vatican tout en contredisant abondamment l'enseignement et le message officiel de l'Église car il voulait, selon Patrick Lagacé, tout simplement que l'Église s'adapte et s'ajuste aux nouvelles idées à la mode de notre monde moderne. Pour Gravel, c'était la seule solution pour sauver l'Église.

 

                    RAYMOND GRAVEL, UN HÉROS NATIONAL

 

Quelques semaines avant de mourir l'abbé Gravel a accepté de livrer ses états d'âme au journaliste Paul Toutant pour le magazine «Le Bel Âge» de juillet 2014. Il en a profité pour réaffirmer encore une fois toutes ses idées, à savoir qu'il "faut adapter l'Église aux réalités contemporaines et ajuster la morale aux nouvelles valeurs", ajoutant que "le Pape Jean Paul II a fait reculer l'Église de cent ans et que Benoît XVI a toujours privilégié la droite rigide".

Raymond Gravel était continuellement au premier plan de l'actualité pour attaquer et ridiculiser l'enseignement du Magistère, car "cette doctrine ne tient plus la route aujourd'hui" comme il se plaisait à le marteler publiquement haut et fort au grand plaisir de nombreux prêtres et laïcs. Notre population athée, païenne et apostate l'applaudissait à tout rompre. Nous avions enfin un prêtre qui n'avait pas peur d'attaquer de front l'Église catholique. Et quel délice pour tous nos médias athées !

Raymond Gravel adorait les débats et la CONTROVERSE. Il rêvait de mettre Rome à genoux devant sa théologie postmoderne. Il faut rappeler ici sa courte carrière de député de gauche à Ottawa pendant à peine deux ans. Durant son mandat, il vota CONTRE tous les projets de loi pro-vie présentés au Parlement ayant pour but de reconnaître des droits pour le fœtus.

En 2011, l'abbé Gravel intentait une poursuite judiciaire d'un demi-million de dollars contre les deux mouvements pro-vie canadien et québécois (LifeSiteNews) les accusant de diffamation à son endroit. En effet, il soutenait qu'on ne pouvait pas dire qu'il était pour l'avortement. Pourtant sur la place publique, il avouait candidement être contre l'avortement, mais être en même temps pro-choix, c'est-à-dire pour le droit des femmes d'avorter en toute liberté. Quelques mois avant sa mort, il a accepté une entente à l'amiable pour mettre fin au litige.

ADDENDA :Lire le commentaire de Pierre M, sur l'histoire de la poursuite de l'abbé Gravel pour diffamation. Vous le trouverez  tout en bas à 18:38 Publié dans...commentaire. 

Abbé Raymond gravel se félicitait de Morgantaller.jpg

 

Rappelons également que l'abbé Gravel s'est réjoui en 2008 quand le gouverneur général a remis la médaille de l'Ordre du Canada au pionnier des cliniques d'avortement, le docteur Henry Morgentaler, le grand champion de tous ces meurtres en série avec 100 000 assassinats à son actif.

 

                                L'UNANIMITÉ POPULAIRE

 

Pendant deux décennies, Raymond Gravel a fait résonner aux oreilles des Québécois la bonne nouvelle qui plaisait à tout le monde. Il a toujours tenu un discours jovialiste. Il gardait au maximum sa cote de popularité.

Porte-étendard des idées très controversées et très progressistes, il n'avait pas peur des foudres du Vatican. Le journal «Le Devoir» du 13 août 2014 le décrivait «comme un fougueux personnage qui incarne très bien nos nouvelles valeurs à la mode». Il était sur la même longueur d'onde que la majorité des Québécois pour critiquer et même détester le Magistère romain ; il était devenu le grand contestataire d'une Église dont les Québécois souhaitent se débarrasser définitivement. Avec Gravel, la société postmoderne du Québec rêvait d'imposer sa propre conception de la morale et de la liberté, c'est-à-dire une permissivité tous azimuts. Avec ce prêtre à la mode, on était sûr et certain de mettre le dernier clou dans le cercueil de notre épouvantable passé, c'est-à-dire l'époque de la grande noirceur où l'Église catholique nous aurait traumatisés, martyrisés et trompés.

Alors que tous les médias sociaux s'époumonaient à 99 % pour rendre hommage à l'abbé Gravel, un internaute a bien résumé tout ce concert médiatique en disant : "Moi, je ne veux rien savoir ni du Pape, ni de Rome, ni du Magistère ; mon Pape à moi, c'est Raymond Gravel". Oui, comme le disait si bien le journal «Le Devoir», ce prêtre avait épousé les nouvelles valeurs québécoises.

L'abbé Raymond Gravel est décédé. Il n'a pas réussi à réformer l'Église catholique selon ses idées très populaires. Il a espéré jusqu'à la dernière minute que le Pape François annonce des réformes majeures en profondeur au niveau moral et doctrinal. Cela ne s'est pas produit et cela ne se produira pas... L'Église catholique, ce n'est pas une démocratie où la dictature des sondages populaires fait la loi. La quasi-unanimité de l'opinion publique n'est surtout pas un gage d'authenticité, de sûreté, de sagesse et de volonté divine quand il est question de morale, de foi et de doctrine.

Tous les athées du Québec adoraient l'abbé Gravel, pas pour son humanisme, mais bien plutôt pour son entêtement et sa façon cavalière et souvent méprisante d'attaquer ouvertement sur la place publique l'enseignement officiel de l'Église catholique romaine.

Dans le «Journal de Montréal» du 12 août 2014, l'éditorialiste athée et souvent très violent et très vulgaire envers l'Église catholique, Richard Martineau, rendait hommage à l'abbé Gravel en affirmant que ce prêtre n'avait pas peur "de brasser la cage et de secouer les certitudes béates des grenouilles de bénitier".

Alors, ceux et celles qui ne pensent pas comme l'abbé Gravel seraient-ils  de pauvres grenouilles de bénitier qui ont refusé d'évoluer et de suivre la parade populaire, c'est-à-dire une foule en délire se nourrissant d'une théologie jovialiste, succulente et accommodante ?

Raymond Gravel va passer à l'histoire. Il aura été le prêtre le plus contestataire, le plus populaire, le plus controversé, le plus audacieux et le plus hérétique  du dernier siècle. Si Raymond Gravel avait posé tous ses gestes humanitaires de compassion, de charité et de dévouement, en restant fidèle au Pape, au Magistère et à l'enseignement de l'Église, les médias l'auraient complètement ignoré.

Raymond Gravel a été un très grand humaniste. Malheureusement, il a été surtout un théologien et un spécialiste des Écritures saintes peu fiable, beaucoup trop audacieux et révolutionnaire, non conforme  à l'enseignement de l'Église catholique.

Raymond Gravel est mort. Il ne reste plus qu'à prier pour le repos de son âme, même s'il a dit avant de mourir à l'émission télévisée «Second Regard» "qu'il n'avait pas peur de la mort et qu'il était certain de bien s'arranger avec le Bon Dieu en arrivant au ciel".

Paul-André Deschesnes

Diplômé en théologie (Bacc. 1964) Faculté de théologie. Université de Montréal.

Photos: Raymond Gravel, l'abbé Gérard Marier, Morgentaler et Michaëlle Jean.

tags: Raymond Gravel, jovialiste, Hans Küng, Diocèse de Joliette, Pro-choix, Patrick Lagacé, Richard Martineau, Françoise David, Québec solidaire, marxiste léniniste, Bloc québécois, député, Abbé Gérard Marier, Morgentaler, Michaëlle Jean, Ordre du Canada, Paul VI, Jean-Paul II, progressiste, protestant.

12/02/2013

Certains commentaires anonymes sur Benoît XVI réduisent la grandeur de son pontificat.

 

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Comme le commentaire est signé anonymous je me permets donc de le publier in extenso. Il a été publié sur Blogspot Benoît pourquoi, le 12 février 2013 16:55 . Je trouve lâche  ces personnes qui se dissimulent ainsi, il est aussi possible que ce soit un nom de plume. Dans celui-ci que vous lirez il recoupe les commentaires d'un cardinal électeur.

Il va sans dire que je réponds sur les affirmations et jugements qu'il a soulevés. Je n'ai pour seul motif que de rendre témoignage à un grand Pontife que je trouve l'un des plus grands et qui fut celui qui se plaçait derrière le Christ. Il était la Parole de Pierre qui a proclamé : Tu es le Christ (Messie). Benoît XVI (Joseph Ratzinger) a marché derrière le Christ. Il le suit toujours, la sequela Christi.

Voici le commentaire d'anonymous : 

[Je pense que Benoît XVI est un honnête homme et qu'il ne cherchera pas à "peser" sur le Conclave. Ce qui serait catastrophique ce serait de choisir un "clone" de Benoit XVI. Les problèmes à résoudre sont gigantesque dans un monde en changement. Le cas de la FSSPX et des tradis est vraiment mineur pour une Église qui rentre dans le troisième millénaire. Ce n'est donc pas là-dessus que se jouera le Conclave. Et puis cessons le nombrilisme européen. Le futur pape, qui sera peut-être sud-américain ou africain, devra nécessairement être à l'écoute des pays du tiers-monde. 

Benoît XVI restera au moins le pape qui aura préparé la grande mutation de l'Eglise, a défaut d'en avoir eu une grande vision planétaire. Mais peut-être fallait il un temps de "respiration" après Jean-Paul II.

Je ne pense pas qu'il y ait un Concile Vatican III car nous n'avons pas fini de "digérer" Vatican II. Je pense plutôt à un pape qui ouvrira toutes grandes les portes et les fenêtres de la maison afin de laisser l'air entrer ce qui nécessitera de grandes réformes de gouvernance pour rendre l'Eglise catholique vraiment universelle...]

Ma réponse :

Je suis toujours surpris de lire Anonymous. J'ai la certitude que ce commentaire est téléguidé d'un quelconque cardinal qui s'en sert afin que son opinion apparaisse comme étant partagée par d'autres. Il dit qu'il ne faut pas choisir un clone de Benoît XVI, et que le cas des tradis est vraiment mineur. UT UNUM SINT est une injonction du Christ, elle n'est pas une lubie du Pape.

Il va encore plus loin en affirmant qu'il n'avait pas une grande vision planétaire. Que son passage est tout au plus une respiration après Jean-Paul II.

Quant aux fenêtres ouvertes déjà Paul VI disait que ''Satan circulait autour de l'autel''. Le Christ a choisi Pierre [Kephas] comme le roc sur lequel il fonde son Église. Le service de Pierre, évêque de Rome, a continué jusqu'à nos jours. Quand on parle de réformes de gouvernance, je sais qu'ils veulent détruire l'Église et réduire l'intégralité et la portée du message du Christ. On veut laisser entrer dans l'Église un parlementarisme [synode a dit le directeur de la Croix lors de son passage sur KTO], comme celui que l'on voit actuellement s'agiter dans la France républicaine et ailleurs en Occident. Cette prétendue démocratie est la nouvelle forme du totalitarisme communisme athée ou laïciste. En fait, une dictature qui s'appuiera sur l'air du temps présent. Quant aux Églises sœurs je crois que le dialogue avec l'autre poumon apostolique de l'Église du Christ que sont les Églises orthodoxes doit se poursuivre diligeamment dans le respect et la charité fraternelle. Comme il s'est amorcé avec les communions luthériennes. Notre pape a su adapter un cadre d'accueil souple, autrefois rigide, de l'Église catholique en publiant une constitution apostolique intitulée : ''Anglicanorum Cœtibus ''  pour les anglicans. Il créa à cet effet un ordinariat personnel leur permettant de conserver leurs traditions et leur liturgie propre au sein de l'Église catholique. Pour un pape de respiration, ma foi son sens et son amour de l'Église et de nos frères en Notre Père commun aura, par sa hardiesse novatrice, décoiffé les progressistes. L'anonyme nous décrit la vision et le plan de ceux qui s'activent et gigotent leur rancœur. Oui, certains sont aigris, et j'en vis un à chaque rencontre esquisser un sourire figé avec grande difficulté quand il était en présence de Benoît XVI.

Addendum: J'ajoute une vidéo : la réaction du cardinal Arinze, il nous apprend que le cardinal Sodano était au courant de la renonciation de Benoît XVI puis qu'il avait préparé ses remerciements aun nom du collège cardinalice qu'il adressa au Pape.

Charles Éd. Durand

tags: commentaire, anomymous, pontificat, cardinal, Arinze, Sodano, Christ, Pierre, Képhas, La Croix, KTO, Synode, parlementarisme, clone, fenêtre ouverte, Paul VI, Satan, autel, l'autre poumon, l'Église orthodoxe, dialogue, anglicans, communion luthérienne, Constitution apostolique, Anglicarorum Coetibus, Leurs traditions, liturgie propre.