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01/05/2015

Ce 1er de Mai célébrons le travail qui nous permet de participer au Bien commun.

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L’EAU QUE JE LUI DONNERAI DEVIENDRA EN LUI SOURCE JAILLISSANTE POUR LA VIE ÉTERNELLE (JN 4,14)

LÀ OÙ RÈGNE LA HAINE, LE CŒUR SAIGNE ET S’Y DÉVELOPPE L’ANARCHIE ET LA VIOLENCE. L'ARTISAN TROUVE SA DIGNITÉ DANS LE TRAVAIL EN AYANT UN JUSTE SALAIRE. QU’IL RENDE GRÂCE À DIEU DE POUVOIR CONTRIBUER AU BIEN COMMUN DE LA CITÉ ET AU BIEN-ÊTRE DE CEUX ET CELLES QUI LUI SONT CHERS. L'EAU SUINTE SUR LE FRONT DU TRAVAILLEUR ET TRANSPIRE SON CORPS. IL NOUS FAIT RÉALISER QUE CHAQUE SALARIÉ OU BOSSEUR EST UNE GOÛTE D'EAU QUI ALIMENTE LES CASCADES D’EAU, LES RUISSEAUX, LES RIVIÈRES, LES FLEUVES ET LES LACS. CETTE EAU NOUS DÉSALTÈRE ET EST NOURRICIÈRE, CAR ELLE FAVORISE L’ÉCLOSION DES SEMENCES DANS LA TERRE. PUISSE NOTRE ESPRIT ET NOTRE CŒUR ÊTRE ENVAHIE PAR L'EAU VIVE QUI SEULE NOUS DONNERA LA PAIX ET LE DÉSIR DE L’HARMONIE. AIMONS LE TERREAU QUI NOUS NOURRIT.

CANT DES TROIS ENFANTS (DN 3)

 

HYMNE DE L’UNIVERS  

60) ET VOUS, LES EAUX PAR-DESSUS LE CIEL, BÉNISSEZ LE SEIGNEUR,

64) VOUS TOUTES, PLUIES ET ROSÉES, BÉNISSEZ LE SEIGNEUR !

75) ET VOUS, MONTAGNES ET COLLINES BÉNISSEZ LE SEIGNEUR,

76) ET VOUS, LES PLANTES DE LA TERRE, BÉNISSEZ LE SEIGNEUR,

77) ET VOUS, SOURCES ET FONTAINES, BÉNISSEZ LE SEIGNEUR !

78) ET VOUS, OCÉANS ET RIVIÈRES, BÉNISSEZ LE SEIGNEUR !

82)ET VOUS, LES ENFANTS DES HOMMES, BÉNISSEZ LE SEIGNEUR : À LUI, HAUTE GLOIRE, LOUANGE ÉTERNELLE !

 

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SOYONS DES CHEVALIERS DE LA VIE.

LUTTONS POUR QU’ÉCLATE L’AMOUR. AUCUN ÊTRE HUMAIN NE PEUT S’ARROGER LE DROIT DE DÉTRUIRE LA VIE DE QUICONQUE, SURTOUT DES PLUS FRAGILES ET CE DÈS SA CONCEPTION JUSQU’À SA MORT NATURELLE. NUL N’EST PROPRIÉTAIRE DE SON CORPS NI DU FŒTUS PAS PLUS QUE DE PERMETTRE L’EUTHANASIE. CELUI QUI VOUDRAIT ALLONGER SA VIE DE TROIS JOURS NE LE POURRAIT MÊME PAS, PARCE QU’IL N’EST PAS LE CRÉATEUR.

Charles Éd. Durand

 
PHOTOS: CASCADE LANGEVIN, ÎLE DE LA RÉUNION; DEUX JUMEAUX DANS LE SEIN DE LA MÈRE.

TAGS: MAI, TRAVAILLEUR, EAU, ALIMENTE, NOURRICIÈRE, TERREAU, SEMENCES, PAIX, FŒTUS, CANTIQUE DE DANIEL, ST JEAN, CRÉATEUR.

17/02/2015

L'Union Européenne est une cité délirante qui s'écroule sous l'apostasie.

                                     

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Fabrice Hadjadj est écrivain et philosophe, directeur de l’Institut européen d’études anthropologiques Philanthropos. Son dernier essai, «Puisque tout est en voie de destruction», a été publié chez Le Passeur Éditeur (avril 2014).

Voici l’intégrale de l’intervention donnée par le philosophe Fabrice Hadjadji en Italie à la Fondation de Gasperi devant les ministres italiens de l’Intérieur et des Affaires étrangères, le président de la communauté juive de Rome, le vice-président des communautés religieuses islamiques de la ville.

L’Europe, l’Occident et l’Italie avant et après Paris

 Rome le 5 février 2015

 

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Chers Djihadistes

C’est le titre d’une lettre ouverte publiée par Philippe Muray – un de nos plus grands polémistes français – peu après les attentats du 11 septembre 2001Cette lettre s’achève par une série d’avertissements aux terroristes islamiques, mais ceux qu’elle vise en vérité, par ricochet et par ironie, ce sont les Occidentaux fanatiques du confort et du supermarché......

« Chers Djihadistes, craignez la colère du consommateur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car ! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis ? Eh bien nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement. […] Nous nous battrons pour tout, pour les mots qui n’ont plus de sens et pour la vie qui va avec. »

Et l’on peut ajouter aujourd’hui : nous nous battrons spécialement pour Charlie Hebdo, journal hier moribond, et qui n’avait aucun esprit critique – puisque critiquer, c’est discerner, et que Charlie mettait dans le même sac les djihadistes, les rabbins, les flics, les catholiques, les Français moyens – mais nous en ferons justement l’emblème de la confusion et du néant qui nous animent !

Voilà à peu près l’état de l’État français. Au lieu de se laisser iinterpeller par les événements, il en remet une couche, il en profite pour se payer sa bonne conscience, remonter dans les sondages, se ranger du côté des victimes innocentes, de la liberté bafouée, de la moralité outragée, pourvu qu’on ne reconnaisse pas le vide humain d’une politique menée depuis plusieurs décennies, ni l’erreur d’un certain modèle européocentrique selon lequel le monde évoluerait fatalement vers la sécularisation, alors qu’on assiste presque partout ailleurs, et au moins depuis 1979, à un retour du religieux dans la sphère politique. Mais voilà : cette trop bonne conscience et cet aveuglement idéologique sont en train de préparer pour bientôt, sinon la guerre civile, du moins le suicide de l’Europe.

La première chose qu’il faut constater, c’est que les terroristes des récents attentats de Paris sont des Français, qu’ils ont grandi en France et ne sont pas des accidents ni des monstres, mais des produits de l’intégration à la française, de vrais rejetons de la République actuelle, avec toute la révolte que cette descendance peut induire.

– En 2009, Amedy Coulibaly, l’auteur des attentats de Montrouge et du supermarché casher de Saint-Mandé, était reçu au palais de l’Élysée par Nicolas Sarkozy avec neuf autres jeunes choisis par leurs employeurs pour témoigner des bienfaits de la formation par alternance : il travaillait alors en contrat de professionnalisation à l’usine Coca-Cola de sa ville natale de Grigny.

– Les frères Kouachi, orphelins issus de l’immigration, furent recueillis entre 1994 et 2000 dans un Centre d’éducation en Corrèze appartenant à la fondation Claude-Pompidou. Au lendemain de la fusillade au siège de Charlie Hebdo, le chef de ce Centre éducatif marquait sa stupéfaction : « On est tous choqués par l’affaire et parce qu’on connait ces jeunes. On a du mal à s’imaginer que ces gamins qui ont été parfaitement intégrés (ils jouaient au foot dans les clubs locaux) puissent comme ça délibérément tuer. On a du mal à y croire. Durant leur parcours chez nous, ils n’ont jamais posé de problème de comportement. Saïd Kouachi […] était tout à fait prêt à rentrer dans la vie socio-professionnelle » Ces propos ne sont pas sans rappeler ceux du maire de Lunel – petite ville du Sud de la France – qui s’étonnait que dix jeunes de sa commune soient partis faire le djihad en Syrie, alors qu’il venait de refaire un magnifique skate park au milieu de leur quartier…

Quelle ingratitude ! Comment ces jeunes n’ont-ils pas eu l’impression d’avoir accompli leurs aspirations les plus profondes en travaillant pour Coca-Cola, en faisant du skate board, en jouant dans le club de foot local ?

Comment leur désir d’héroïcité, de contemplation et de liberté ne s’est-il pas senti comblé par l’offre si généreuse de choisir entre deux plats surgelés, de regarder une série américaine ou de s’abstenir aux élections ?

Comment leurs espérances de pensée et d’amour ne se sont-elles pas réalisées en voyant tous les progrès en marche, à savoir la crise économique, le mariage gay, la légalisation de l’euthanasie ? Car c’était précisément le débat qui intéressait le gouvernement français juste avant les attentats : la République était toute tendue vers cette grande conquête humaine, la dernière sans doute, à savoir le droit d’être assisté dans son suicide ou achevé par des bourreaux dont la délicatesse est attestée par leur diplôme en médecine

Comprenez-moi : les Kouachi, Coulibaly, étaient « parfaitement intégrés », mais intégrés au rien, à la négation de tout élan historique et spirituel, et c’est pourquoi ils ont fini par se soumettre à un islamisme qui n’était pas seulement en réaction à ce vide mais aussi en continuité avec ce vide, avec sa logistique de déracinement mondial, de perte de la transmission familiale, d’amélioration technique des corps pour en faire de super-instruments connectés à un dispositif sans âme…

Un jeune ne cherche pas seulement des raisons de vivre, mais aussi, surtout – parce que nous ne pouvons pas vivre toujoursdes raisons de donner sa vie. Or y a-t-il encore en Europe des raisons de donner sa vie ? La liberté d’expression ? Soit ! Mais qu’avons-nous donc à exprimer de si important ? Quelle Bonne nouvelle avons-nous à annoncer au monde ?

Cette question de savoir si l’Europe est encore capable de porter une transcendance qui donne un sens à nos actions – cette question, dis-je, parce qu’elle est la plus spirituelle de toutes, est aussi la plus charnelle. Il ne s’agit pas que de donner sa vie ; il s’agit aussi de donner la vie. Curieusement, ou providentiellement, dans son audience du 7 janvier, le jour même des premiers attentats, le pape François citait une homélie d’Oscar Romero montrant le lien entre le martyre et la maternité, entre le fait d’être prêt à donner sa vie et le fait d’être prêt à donner la vie. C’est une évidence incontournable : notre faiblesse spirituelle se répercute sur la démographie ; qu’on le veuille ou non, la fécondité biologique est toujours un signe d’espoir vécu (même si cet espoir est désordonné, comme dans le natalisme nationaliste ou impérialiste).

Si l’on adopte un point de vue complètement darwinien, il faut admettre que le darwinisme n’est pas un avantage sélectif. Croire que l’homme est le résultat mortel d’un bricolage hasardeux de l’évolution ne vous encourage guère à avoir des enfants. Plutôt un chat ou un caniche. Ou peut-être un ou deux petits sapiens, par inertie, par convention, mais au final moins comme des enfants que comme des joujoux pour exercer votre despotisme et vous distraire de votre angoisse (avant de l’aggraver radicalement). La réussite théorique du darwinisme ne peut donc aboutir qu’à la réussite pratique des fondamentalistes qui nient cette théorie, mais qui, eux, font beaucoup de petits. Une amie islamologue, Annie Laurent, eut pour moi sur ce sujet une parole très éclairante : « L’enfantement est le djihad des femmes. »

Ce qui détermina jadis le Général de Gaulle à octroyer son indépendance à l’Algérie fut précisément la question démographique. Garder l’Algérie française en toute justice, c’était accorder la citoyenneté à tous, mais la démocratie française étant soumise à la loi de la majorité, et donc à la démographie, elle finirait par se soumettre à la loi coranique. De Gaulle confiait le 5 mars 1959 à Alain Peyrefitte : « Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »

Il y a certes une libération de la femme dont nous pouvons être fiers, mais lorsque cette libération aboutit au militantisme contraceptif et abortif, la maternité et la paternité étant désormais conçus comme des charges insupportables pour des individus qui ont oublié qu’ils sont d’abord des fils et des filles, cette libération ne peut que laisser la place, après quelques générations, à la domination en nombre des femmes en burqa, car les femmes en mini-jupes se reproduisent beaucoup moins.

Nous avons beau jeu de protester : « Oh ! la burqa ! quelles mœurs barbares ! » Ces mœurs barbares permettent, par une immigration compensant la dénatalité européenne, de faire tourner notre civilisation du futur – enfin, d’un futur sans postérité (Rémi Braque).

Au fond, les djihadistes commettent une grave erreur stratégique : en provoquant des réactions indignées, ils ne réussissent qu’à ralentir l’islamisation douce de l’Europe, celle que présente Michel Houellebecq dans son dernier roman (paru aussi le 7 janvier), et qui s’opère du fait de notre double asthénie religieuse et sexuelle.  À moins que notre insistance à « ne pas faire d’amalgame », à dire que l’islam n’a rien à voir avec l’islamisme (alors qu’aussi bien le président égyptien Al-Sissi que les frères musulmans nous disent le contraire), et à nous culpabiliser de notre passé colonial – à moins que toute cette confusion nous livre avec encore plus d’obséquiosité vaine au processus en cours.

Il est en tout cas une vanité que nous devons cesser d’avoir – c’est de croire que les mouvements islamistes sont des mouvements pré-Lumières, barbares comme je le disais plus haut, et qui se modéreront sitôt qu’ils découvriront les splendeurs du consumérisme.

En vérité, ce sont des mouvements post-Lumières. Ils savent que les utopies humanistes, qui s’étaient substituées à la foi religieuse, se sont effondrées. En sorte qu’on peut se demander avec raison si l’islam ne serait pas le terme dialectique d’une Europe techno-libérale qui a rejeté ses racines gréco-latines et ses ailes juive et chrétienne : comme cette Europe ne peut pas vivre trop longtemps sans Dieu ni mères, mais comme, en enfant gâtée, elle ne saurait revenir à sa mère l’Église, elle consent finalement à s’adonner à un monothéisme facile, où le rapport à la richesse est dédramatisé, où la morale sexuelle est plus lâche, où la postmodernité hi-tech bâtit des cités radieuses comme celles du Qatar. Dieu + le capitalisme, les houris de harem + les souris d’ordinateur, pourquoi ne serait-ce pas le dernier compromis, la véritable fin de l’histoire ?

Une chose me paraît certaine : ce qu’il y a de bon dans le siècle des Lumières ne saurait plus subsister désormais sans la Lumière des siècles. Mais reconnaîtrons-nous que cette Lumière est celle du Verbe fait chair, du Dieu fait homme, c’est-à-dire d’une divinité qui n’écrase pas l’humain, mais l’assume dans sa liberté et dans sa faiblesse ?

Telle est la question que je vous pose en dernier lieu : Vous êtes romains, mais avez-vous des raisons fortes pour que Saint-Pierre ne connaisse pas le même sort que Sainte-Sophie ? Vous êtes italiens, mais êtes-vous capable de vous battre pour la Divine Comédie, ou bien en aurez-vous honte, parce qu’au chant XXVIII de son Enfer, Dante ose mettre Mahomet dans la neuvième bolge du huitième cercle ? Enfin, nous sommes européens, mais sommes-nous fiers de notre drapeau avec ses douze étoiles ? Est-ce que nous nous souvenons même du sens de ces douze étoiles, qui renvoient à l’Apocalypse de saint Jean  et à la foi de Schuman et De Gasperi ? Le temps du confort est fini. Il nous faut répondre, ou nous sommes morts : pour quelle Europe sommes-nous prêts à donner la vie ?

Fabrice Hadjadj

Photos: Fabrice Hadjadj, djihadiste et un martyr chrétien.

Source : reçue d'une amie Sr Lydia.

tags: Fabrice Hadjad, Italie, Amedy Coulibaly, 2009, L'Élysée, NIcolas Sarkozy, Les frères Kouachi, Fondation Claude Pompidou, immigration, djihad, intégration au rien, Europe, démographie, fécondité. Général de Gaule, Algérie, Alain Peyrefitte, 1959, Annie Laurent, racines greco-latines, ailes juive et chrétienne, président Al-Sissi, frères musulmans, drapeau de l'U.E.

07/02/2015

L’égérie députée Véronique Hivon grande promoteuse de l’euthanasie est contente.

En ce temps hivernal je vous reviens et suis heureux de me retrouver sur le sentier…malgré le froid et les bordées de neige. Je ne vous parlerai pas de cette guerre contre la Russie que prépare Obama. Pour mémoire au président des États-Unis : Les Croisés furent les premiers à attaquer les Islamistes qui interdisaient aux chrétiens et juifs de faire leur pèlerinage en Terre Sainte.

 

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Je suis sorti de l'hôpital Mont Sinaï hier le 6 février. La durée de mon hospitalisation fut de 24 jours, ordre de mon pneumologue j'étais en un état lamentable pour ne pas dire plus. Je suis maintenant sous oxygène à la maison.

 

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Cet hôpital est spécialisé pour les maladies pulmonaires. On y est bien traité et surtout dès l'accueil (Anny nous met de suite à l'aise) on sent déjà qu'ici ce sera très différent... Oui le personnel est qualifié et on nous prend en charge dès notre arrivée et personne ne nous force ou pousse dans le dos on connait notre maladie. On est suivit par un pneumologue et une médecin omnipraticienne, un inhalothérapeute, une équipe de physiothérapeutes qui nous évalue et vite on se sent comme en une famille. Julie en est la mère. D'autres intervenants nous expliquent comment augmenter notre qualité de vie, établir les priorités. On pose des questions et on nous répond. Le médecin qui vous voit prend le temps qu'il faut pour vous. Jamais je ne me suis senti bousculé. Et il y a tout le personnel soignant : infirmières et les auxiliaires attentionnés comme la préposée au ménage des chambres qui a toujours une histoire à nous raconter etc. Et ce qui rend le séjour agréable c'est que l'on y mange très bien. On est chouchouté. Bref le malade est avant tout une personne et on se sait respecté. Bref je me suis renforcé.

Vu mon état il n'est plus question de voyager, déjà je me savais atteint du MPOC soit d'emphysème et d'une bronchite chronique. C'est une maladie dégénérative dont on ne peut guérir. La respiration peut se contrôler il faut l'apprendre, à éviter cependant tout stress ou état anxieux elle devient plus difficile. L'effort est suffoquant, le cœur en subit les assauts, car il est soumis à rude épreuve. On peut cependant stabiliser la maladie. Il faut se nourrir convenablement. Bon je ne vous soumettrai pas tout ce qui peut faciliter la vie.

Comment une réponse aura permis que ma santé décline à grande vitesse. Une nouvelle adjointe infirmière de mon pneumologue que j'avais appelée au début de l'été m'avait répondu qu'il ne me voulait plus comme patient. Il a fallu qu'un pirate s’immisce, en novembre 2014 je crois, sur mes Courriels pour qu'une kinésiologue de l’Hôpital X-X me téléphone, car elle trouvait surprenant que j'aie pu commettre autant de fautes de français ; tout en parlant, je lui dis que je n'étais plus le patient de mon pneumologue. Que de mois angoissants, car je réalisais que ma santé dégénérait... mes proches me disaient : téléphone-lui, je ne pouvais pas tout arrivait chez son adjointe... alors j'attendais la fin. Depuis le départ de L..se il y a eut quelques changements de personnel, pas toujours agréable, loin s'en faut, pour le docteur. Celle-ci qui succédait à d'autres depuis la promotion de (L...se). Elle aurait été instruite de m'éliminer de la liste vu le délai depuis ma dernière visite. Or je n’avais pas eu de date de convocation où je devais le voir. (Avant on téléphonait à L…se, ce que je faisais volontiers et tout se réglait en moins de deux, or depuis son départ…le doc ne l’eut pas facile, mais passons). Mon interlocutrice en était fort surprise. Elle me dit je vois le médecin demain, elle ne le croyait pas et me disait, je le connais ce n'est pas possible. Le lendemain elle me téléphona pour me donner la date de mon rendez-vous avec mon pneumologue. Voilà une intervenante qui est avant tout humaine et ne s'encage pas sous un code de procédurites. Elle œuvre auprès de malades mal en point et non elle n’est pas une plombière qui manipule la tuyauterie.

De plus en plus les médecins doivent déléguer à des subalternes ou autres des responsabilités, or, trop de ces personnes sont des procédurières ils suivent à la lettre les instructions, c'est ç'a qui tue...(They goes by the Book) lentement mais sûrement. Exit les personnes âgées.

Serait-ce sur la liste des nouvelles valeurs du Québec? Bien sûr ce n'est que spéculation oiseuse ; vicieuse dirait la députée du comté de Joliette. Par exemple hier je recevais l’inhalothérapeute (fonctionnaire) de l’hôpital Y-Y. Elle remettait en question la décision du pneumologue de l'hôpital M-S. Elle considérait que je n'avais pas besoin d'oxygène. Elle me demanda de retirer les canules de mes narines au repos puis me dit de les remettre et cinq minutes après me dit que je n'avais pas besoin d’oxygène que ma saturation au repos donne 90° oxygène. Or j'avais les canules et ma respiration était revenue à la normale. En aucun cas elle n'a voulu me montrer son appareil et quand je lui parlé de l'appareil elle m’intima de ne pas me procurer de saturète que cela ne ferait qu’augmenter mon anxiété. Voilà pensais-je qu’elle s’assure qu'elle respecte les quotas qui lui ont été fixés. Bref, les objectifs prévisionnels annuels du Ministère de la Santé seront atteints et dans son dossier elle recevra une excellente mention d’excellence.

Donc je sais que dans 3 mois elle me retirera l’oxygène, car je ne répondrais pas aux normes fixées par les Hauts Fonctionnaires du Ministère de la Santé. Or que je sache, je dois marcher, m’habiller, faire mon épicerie, manger, aller au parc, me rendre à l’hôpital 3 fois par semaine ou simplement me rendre dans un centre d’achat prendre le café, bref voir le monde et au quotidien faire des exercices pour favoriser le maintien et l'amélioration de la masse musculaire. Or tout ça n’est pas pris en compte. Statufié comme le David de Michel Ange? Come on! S'imagine-t-on dans la Haute fonction du Ministère que nous sommes fixés sur un socle sans bouger?                                    

Désolé de vous faire part de mes états d’âme, mais je vous les livre, car en ce moment la compassion devient rarissime bien qu’elle soit invoquée par toute une frange d’anges de la mort dont l’égérie députée de Joliette Véronique Hivon grande promoteuse de l’euthanasie. Euthanasie! OMG, j'ai osé l'écrire, j’oubliais que sa définition est disparue, car elle ne plaît pas aux tenants de la culture de mort, de tous ces laïcistes des valeurs passagères actuelles du Québec post-moderne. Avant il y avait la Norvège, les Pays-Bas (Netherlands) et la Belgique et maintenant le Canada en est le 4e pays. Peu de gens parlent de soins palliatifs… bien sûr cela coûte cher et cette compassion où l’amour est réellement vécu et donnée par un personnel (équipe d’intervenants) dévoué et dédié au bien-être du malade en phase terminale est une valeur peu évoquée dans les médias, pas de débats, en sorte qu'ils suscitent peu d’intérêts chez les décideurs politiques, et chez les pro-choix ( Pro choice). En fait pas question d'en discuter (même argument invoqué sous Adolphe Hitler), car les soins palliatifs ne correspondent pas aux valeurs de profits, [ces vieillards et malades ne contribuent plus d'argent sonnant à l'État] aux égoïstes, et si tant est que ces malades et ces vieillards leur état les dérange... Pourtant ils ont beaucoup à apporter.

Sait-on qu'au merveilleux pays du Québec il y a 3 suicides par jour? L'amour est évacué. Bafoué discrédité ce temps où les frères et sœurs étaient présents et actifs dans la cour de récréation. Leur présence nous accompagnait. On ne savait pas  à cet âge, mais on réalise en vieillissant qu'ils étaient le prolongement de la famille. Les parents savaient que nous n'étions pas en danger. L'oisiveté? on ne connaissait pas ça. Encadré certes mais ces religieux et religieuses étaient des formateurs dédiés à notre éducation et il y avait des jeux etc. 

On invoque toutes sortes d’arguments pour tuer, on considère que les diagnostics comme celui de la dépression est une maladie mentale (voir l’alinéa assez flou inscrit (vraie passoire) dans la décision de la Cour Suprême du Canada qui autorise désormais l’euthanasie, c’était hier le 6 février 2015). Bref ceux qui ont de l'argent vont s'installer sous un ciel moins menaçant et plus clément. Ce que font les Néherlandais qui vont s'établir en Allemagne dans le Lander de Hess où les proches ne les atteindront pas. Tout ici est question d'argent. On adore le veau d'Or.

Puisse l'amour de Dieu régénérer les cœurs endurcis. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés (paroles de Jésus). Quand les homme vivront d'amour cesseront ces tueries, ces guerres, ces massacres au nom d'Allah ou de l'Hindouisme et cette culture mortifère, qui sévit chez nous, menace le reste d'humanisme que nous avaient légué nos ancêtres. La famille c'est l'aïeul les grands parents, les vieillards, les oncles et tantes, les parents les enfants et les jeunes adultes. C'est dans ce cercle de la famille que se cultive l'amour de toute vie. 

Bon dimanche.

Charles Éd. Durand

Photos : Neige a neigé, hôpital Mont Sinaï

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